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ARCHITECTURE

I'i(i. 4. — Tournai. — La Cathédrale.

(Cliché Nels.)

toire. Au sud et à l'ouest régnaient les formidables civilisations de la France et de l'Allemagne, menaçant sans cesse d'absorber leur infime voisin. Loin de se laisser annexer, il étendit son influence et fit admirer ses créations bien au delà de ses frontières.

Tandis que son commerce et son industrie lui assuraient d'opulentes ressources, son art le mit plus d'une fois à la tête de l'Europe ; d'abord au XV siècle sous les ducs de Bourgogne, puis au XVir siècle, à l'heure même de ses désastres politiques et matériels. Enfin, après un siècle de profonde décadence, la Belgique, à force de persévérance et d'énergie, a recouvré sa prospérité économique, et elle reconquiert aujourd'hui son ancienne renommée artistique.

Durant les dix premiers siècles de notre ère, l'architecture n'a rien produit en Belgique qui vaille la peine d'être mentionné. Les vestiges que les Romains laissèrent de leur séjour dans notre pays appartiennent à leur art et non au nôtre ; il n'est rien resté des églises et des monastères bâtis sous les Mérovingiens. Les plus anciens édifices que nous possédions appartiennent au style roman, qui florissait en Europe entre 900 et 1 1 50. Dans les églises qui en représentent les plus remarquables spécimens, il est caractérisé par l'emploi du plein cintre pour les voûtes, les

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renetres et les arcaaes. Les ^^ ^a Cathédrale (xr siècle). colonnades des basiliques antiques (CUchti xeis.)

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Saime-(.roix.

(CJiché Deffraeves.)

»onl rrmplftccci pu dct pili<rrt ou (les faiiccaux de colonncttct |Kirtanl dct arcades tur leur» cfiapilraux tculplcs et %c prolongrant paifoii jut^^u*^ la voûte mêinr de rcgliic. Le» deux ou trois étapes d'un édifice iont réunis fi,^^^ J>n»i par le i)rolonK<:mcnt de ces fûts;

jnt "j|y|* •» a l'cncontrc de» constructions romaines.

Mfl fli ^ ^ '^ ligne verticale tend à prédominer sur ^H ,11 ' g la ligne horizontale. Une lumière avjire \^M lllv) il fil pénètre par de {petites fenêtres à arcaûJfB—J"?"- -n^fll ^^8 ménagées dans les paroi» des bascôtés et dans le mur supérieur de la grande nef. Avec leur transept, les édifices présentent la forme d une croix latine. /\ l'entrée, sur la façade, se dressent une ou deux tours de forme ronde, octogonale ou carrée, aux toits pointus ; péu-fois les tours sont au nombre de quatre, deux à la façade et deux aux extrémités du transept; à Tournai, leur nombre est de cinq.

Les basiliques romanes parvenues jusqu'à nous sent faite?; pour recevoir un grand nombre de fidèles plutôt que pour montrer des édifices d apparat. Il n'en existe guère de tout à fait intactes. Dans le cours des siècles, elles furent agrandies, décorées, accommodées au goût des époques successives. Nos églises romanes dignes d être citées sont la cathédrale et l'église Saint-Quentin à Tournai, l'église Saint-Vincent a Soignies (965) (ftg. 2). Sainte-Gertrude (commencement du XI" siècle) a Nivelles, Saint- Denis (987). les parties primitives de Saint-Jacques (1014). Saint-Barthélémy (1013) et Sainte- Croix (1030) à Liège, la Cathédrale à Ypres (fig. 3), l'église de Harlebeke (1072). Le plus antique de ces sanctuaires est Saint- Vincent de Soignies. On en commença

ToNGRES. — Cloître roman.

(Cliché Sels )

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