I.A MANIERE DE DAVID
FiG. 223. — (Inconnu). — Fête
i/Arbai.éirikrs a Anvers.
(Musée d'Anvers.) ((Hiclié (i. Hermaus.)
gnit pour un autre chanoine, Bernard Salviati, qui les offrit à la même église Samt-Donatien, les panneaux représentant Samt Jean-Baptiste et Marie- Madeleine, dont l'un appartient aujourd'hui à la National Gallery (fig. 214). Celui-ci montre le donateur et les Saints Donatien, Bernardin et Martin. C'est une œuvre superbe ou la vérité fidèlement rendue ne fait pas tort à la plus intense ferveur.
Entre les années 1 502 et 1 508, le maître exécuta pour Jean des Trompes, trésorier de la ville de Bruges, un triptyque dont le motif principal, le Bap^ tême du Christ (fig. 21 3), est entouré de donateurs et de leurs saints patrons. Les héritiers du trésorier firent don de ce retable aux clercs du tribunal pour leur autel dans l'église de Saint-Basile, d'où il fut transféré au Musée de Bruges. .La conception du sujet est originale. Jésus, debout, dans la rivière, a de l'eau jusqu'à mi-jambe.
Le Précurseur, agenouillé sur la rive, répand l'eau lustrale sur la tête du Sauveur. Sur l'autre bord, un ange garde les vêtements du divin baptisé. Dans le fond du paysage, on voit la ville de Sion. Le Sauveur au visage extatique, l'ange a la physionomie délicieusement enfantine et à la chape riche- ■ ment brodée, appartiennent encore à l'ancienne école ; mais le nu du Sauveur, très soigné et dune irréprochable anatomie, le Saint Jean au mouvement si gracieux, si naturel
VlO. 21:4. — yCENTIN MassYS.
Le Voile de Véronique.
(Musée d'Anvers.) (CAiehé G. llcrmans.}
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/ l.ASDUI
VïQ. 23b. — QiEjmî* MAiSTs La Sai;«te Face.
(V.uUt iTAnptn.f (Cliché G. Herman$
et au virage amaign d'lial>itar.t du (Icftcrt. tcmoi^ru-nt d'uru- ir.l^rprclation plu» p«r»orjr»«llr ri plu»
libre de la réalité. La (raichcur du ga/on et des fleur», Iclégance et la noljlcssc des l>ouqucl8 d'arbres, le cliartiK- pittorcs<jUc drs rochers révèlent un vif amcur de la nature ; tout proclame que l'art s'engage dans les voies nouvelles. Désormais l'esthétique s inspirera plutôt de la beauté terrestre que de l'idéal mystique.
Le chef-d'œuvre de Gérard David est un retable qu il offrit, en 1 509. a l'église des Carmélites, a Bruges, où il décorait 1 autel du Saint-Sacrement, et qui se trouve
aujourd'hui au Musée de Rouen (fig. 215). Au centre du tableau, la Vierge porte sur ses genoux l'Enfant Jésus jouant avec une grappe de raisin. De chaque côté se tient un ange musicien et une Sajnte. A droite de la X'ierge. quatre Saintes et le peintre lui-même : à , gauche, quatre Saintes et dame
Lambyn. Tout en exprimant leur tendresse religieuse, ces figures respirent une santé robuste. L artiste a cessé d'aspirer exclusivement a la béatitude céleste : mais il a su conserver une harmonie exquise entre la beauté morale et les perfections physiques. L exécution est magistrale.
On tient pour le plus ancien ouNTage de Gérard David un triptyque dont le panneau central, le Sauveur sur la Croix, appartient à Lady Layard à X'enise et dont
les deux volets — représentant I un Fig. 22Ô. — Qlentin Massvs. j t i r i j Ç IJ j
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TÈTE DE Madone. •' ^ , .-' ^i/in i' c •
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