‹ FlandreChapitre 49 sur 173 · ŒUVRES SANS NOM D'AUTEUR · texte numérisé non relu

ŒUVRES SANS NOM D'AUTEUR

FiG. 227. — Quentin Massys.

Madone.

(lierlin.) (Cliché Phot. Gesell., Uerlin.)

Jean et les Saintes (fig. 217) — se trouvent au Musée d'Anvers. Les têtes des personnages, d'un côté comme de l'autre, sont disposées sur une même ligne, toutes à la même hauteur, et se détachent sur un horizon d'un bleu uniforme. Œuvre d'un métier déjà moderne par la franchise d'un coloris brillant. Deux des œuvres de Gérard David que possède la National Gallery de Londres méritent encore dêtre citées : l'un est un Chanoine avec ses saints patrons, le voiet droit du triptyque de l'autel de Saint-Jean-Baptiste et Marie-Madeleine dans l'église Saint-Donatien à Bruges ; l'autre le Mariage mystique de Sainte-Catherine fait pour le chanoine Richard Van der Capelle, que l'on y voit représenté. Dans toutes les deux, le talent de l'artiste est arrivé a maturité.

Nous en savons assez pour définir nettement la personnalité de Gérard David. IVIais beaucoup de peintres contemporains restent obscurs, malgré leur valeur; beaucoup d'oeuvres nous sont parvenues sans nom d'auteur : une Naissance de Jésus-Christ que possède le Musée Impérial de Vienne (fig. 218) est remarquable par un effet de clair-obscur.

La lumière rayonne du corps de l'Enfant autour duquel Marie et trois anges se tiennent en adoration. Les motifs ' grotesques " du fond nous rappellent que nous sommes entrés dans la Renaissance.

Uj- . 1 I y^ , I Fig. 228. — Qlentin Massys.

n disciple de Gérard La Généalogie de la Vierge.

David, Adrien Ysenbrant, iHruxelles.) (CUcbc Hauf^tacnfrl. Munich.)

/ 7 1 \niu

FiG. 229. — Qt ENTiN Massts. — La Misk

AU ToMBKAf.

(Musée d'Anvers) (Clkhé G. Hermans f

Vint cic { ioûrlrm à Hru- ^ct ci y travailla de I ')(/) à 1331. On ne itcul lui attribuer le nioindre ouvra|;c en toute certitude, rnait il est très prol>al4ement l'auteur de la Vierge aux Sept I)oulcur% de I église Notre-Dame à Bruges. La Mère Douloureuse est entourée de sept médaillons de couleur éclatante et traitée avec le hni de la miniature.

La Vierge même se distingue par la délicatesse de ses traits et de ses

mains. Albert Cornelis. un autre Brugeois, est aussi à aler pour son triptyque de léglise Saint-Jacques à Bruges. Jean Prévost. né en 1462 à Mons, mort en 1529, peignit en 1525. à Bruges, un Jugement Dernier, qui se trouve encore au Musée de ladite ville (tig. 219). Jésus trône dans sa gloire, sur un cu-c-en-ciel ; Marie et les Saints l'assistent ; au-dessous, des anges sonnent de la trompe ; sur terre, les morts sortis du tombeau qu il lui faudra juger. Les nus ne manquent pas d élégance : l'aspect d'ensemble est terne de couleur, mais relevé d ombres vigoureuses. Parmi beaucoup de tableaux attribués a Prévost, deux volets d'un retable se trouvent également au Musée de Bruges (fig. 220-221).

Ambroise Benson était originaire de Lombardie et vint se hxer à Bruges, où il conquit son grade de franc-maître en 1519 et mourut entre 1 547 et 1 550. On ne pourrait mettre son nom avec certitude sur aucun ouvrage, mais on est autonsé à lui attribuer diverses œu\Tes marquées aux initiales A. B.. ainsi qu'un tableau du

Fig. 23o. — Qcentin -Massys.

Le Banquet d'Hêrode.

(A uvers.) (Cliché G. Hermans.)

- ANGERS, NOUVEAU FOYER DE LA VIE ARTISTIQUE — i

Musée d'Anvers, la Vierge, ou la Dcipara Virgo, avec des prophètes et des sibylles (fig. 222). La Sainte Vierge apparaît dans une gloire, entourée d'anges. Sous ses pieds, deux prophètes et trois sibylles porteurs de banderolles sur lesquelles se hsent des textes sacrés annonçant la Mère du Sauveur.

Avec ces peintres s achève l'école de Bruges. Cest |

dans une autre contrée et

d-ii n l"i(;.23i. — Quentin Massys.— Le Banqiier

ans une autre ville naman- ^ ,,

, ET SA IeMME.

de, à Anvers, en Brabant, iMuscc du Louvre.) iCUché Ilachette.)

q ue va s'achever cette grande

période de notre peinture primitive. Ambroise Benson y avait déjà

passé une partie de sa vie ; Gérard David y avait séjourné. Au début du XVl^ siècle, elle deviendra le foyer de notre vie artistique.

Le plus ancien spécimen de l'art anversois qui soit arrivé jusqu'à nous est une Fête des arbalétriers à la Gilde de Saint- Sébastien {Ç\g. 223) appartenant au Musée d'Anvers. Devant le doyen de la gilde, deux bouffons représentant une ' sotie " ; les arbalétriers et leurs femmes se récréent dans le jardin, des curieux regardent à travers la palissade ; au fond se dresse la maison de la gilde. C eit déjà l'œuvre d'un art avancé, au dccsin correct, à la couleur vigoureuse, capable de rendre les aspects de la vie populaire, avec du mouvement et de l'humour. Jadis, ce tableau portait une inscription d'après laquelle il aurait été donné par Pierre de Gammarele en 1493. Nous ne connaissons aucun maître

Fig. 232.

Quentin Massys.

Saint Jean dans liiuili:

bouim.ante.

(Anvers.) (Cliché (i. Hernuiiis )

I LANDKE

Kio. 233 — QiEî»Ti>« Ma«mx

PORTRMT I>». JOSSK Vax ClEEF.

iHoraice, fiOlerie de» offict* y (Cliché Alinan /

antcrirur u ({Ui 1 on puuK appa-

rrnlJT I aulrur d<- tr tabirau. I*ariîii

1rs pntitrc» postcricur», c c»t Pirrr*-

AcrlRcn (jui lui ressemble le plus.

Le k^raïul maître anversois de

Cctlf cpcxjuc reculer, un drs plu»

grands noms dr I lustoirr de notre

art. est Quentm iMassys ou Matsys.

On a loni^trmps discute la question

de savoir s il rtait ne' a Louvain ou

à Anvers, juscju à ce que la (question

ait e'te' entin tranchée en faveur dr

la première de ces villes. 11 naquit

probablement en 1466. Son pèrr

était forgeron; lui-même passe pour

avoir travaille d'abord du marteau.

Il lit probablement son apprentis-

^age de peintre chez le fils de

Thierry Bouts. En 1491. il est

reçu comme maître dans la gilde de Saint-Luc, à Anvers ; il en fit

Page 1