LES PORTRAITS DE QUENTIN MASSYS
Offices qui passe pour être le sien, mais dans le quel il faut plutôt voir celui de Josse Van Cleef (fîg. 233), comptent parmi ses meilleurs.
11 est certain que nombre d'ouvrages de Quentin Massys ont été perdus ou sont demeurés ignorés. Karl Jus-ti découvrit récemment à Valladolid un grand retable représentant a l'iritéricur la Nativité et F Adoration des Mages, et à l'extérieur la Messe de Saint Grégoire. Notre peihtre fournissait ^ probablement des cartons aux tapissiers , q uoiq ue nous ne sachions rien de certain sur ce point.
Le dernier portrait mentionné plus haut serait celui du maître qui semble avoir subi son influence et que l'on a surnommé le Peintre de la Mort de Marie *, parce qu'on lui attribue deux tableaux traitant ce sujet, l'un au Musée de Cologne, l'autre à celui de Munich. Ses réels mérites l'imposent à notre attention. D'aucuns supposent qu'il serait l'artiste célèbre sous le nom de Josse Van Cleef, qui fut reçu en 1511 comme maître dans la gilde de Saint- Luc, à Anvers, et qui mourut dans cette ville en I 540. En dehors des deux exemplaires de la Mort de Marie, on lui attribue encore quantité d'autres tableaux traités plus ou moins dans le même style. L'un des
meilleurs, qui appartient au ^'^- 244- - Henri Bi.es.
' T„ ' • 1 j \/* L La Sainte Fa.mille.
usée Impérial de Vienne, est ,,, . ,,,, .
/ • ^T7 \ \ (Musée de lidle.f
un triptyque (hg. Zj7 ) dont (CUchd Auffustc HoJIinger, HdlO
hlO. 243. — liEM«l bLES. — Le HeLEIlIJiAOE A bMMAUS.
(Vienne, iluêéc Impérial.) (Cliché Lctity )
le |>anncau i)rincipal rc« présente Marie, Joseph, ri'jkfant Jesu» et un ange.
Ce Josuc Van ( leef apparaît comme un héritier des grands primitifs qui a connu Quentin iMassyset qui a rajeuni et assoU[)h son style.
Dans les dernières anne'es de sa carrière.
Quentin avait poussé assez loin le réalisme.
11 avait montré l'intérêt artistique qu il peut y avoir dans la réalité banale ou vulgaire de la vie quotidienne, et toute la beauté que 1 on peut dégager de la laideur. Nombre de peintres partageaient cette opinion. Celui qui se rapprocha le plus de Quentin, en exagérant même ses tendances, fut Martin de Roymerswacl ou Martin le Zélandais. De la Zélande. il était venu se hxer à Anvers, où il entra en 1509 dans 1 atelier d un peintre verrier. Il peignit de préférence des \ieillards aux physiononrues rébarbatives, aux traits amaigris et fortement ndés. aux bras noueux, aux mains osseuses. Pour accessoires, il recherchcut surtout les objets hauts en couleur et ressortant violemment. Le .Musée de
Madnd est nche en œuvres de ce Flamand.
L'une peinte en 1521 représente Saint Jérôme méditant sur la mort et le Jugement Derruer (hg.
238). Des ndes profondes creusent sa peau parcheminée. Sa robe est d un rouge éclatant, et la couleur des accessoires n est pas moins vive. L opulence colonste et la fac- FiG. 240. — Jean Van Hemissem. — La Vocation 1 «i- . 1
DE Saint Mathieu. ^^^ délicate des premiers
(Cliché Hruckmann, Munich.) pnmitlfs SC retrouvent
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