II. A s OUI
FiG. 249. — Pierre Aertsen.
La Ciisinikre.
(Musée de liruxcllcs./
((Uiché Seiirdein.)
qu ili se loicnt autti djttinguë* comme prif.trci de figures. 11 semble que, chaf' mes par le pittorev|ue de leur contrée nalair. ils se soient ingénies à en rendre IfB collines, les rochers et les rivièrct. Ce qui n'était que l'accesKjire chez Jet \'ari I ,yck et leurs successeurs devient Fouvffit le printi{jal[>our Patiniret Blc», l.ntraînc's j^ar leur cxemfjle. les paysagistes flamands, ces habitants de la j)lame, peignirent durant un siècle des sites montai^neux et accidentés.
Malheureusement on ne peut attribuer en toute certitude à ces deux maîtres que peu de tableaux. Quatre seulement a Patinir. L'un d eux. le Baplcmc du Christ (hg. 240). du Musée Impérial de \ lenne, rappelle dune manière étonnante une composition analogue de Gérard David, mais lui est de beaucoup inférieur. Les figures y sont assez grossières, les couleurs ternes et déplaisantes, ici les personnages jouent le rôle principal, et le paysage est souverainement fantaisiste. Le Paradis et l Enfer (fig. 241) à .Madrid et /e Repos en Egypte (hg. 242) du même .Musée (1519) sont tout autres. Quoique la prépondérance y soit accordée aux personnages, le paysage y prend cependant une grande importance. Certes il entre encore bien de la fantaisie dans cette interprétation de la nature, mais les gazons et les futciies sont peints péir un admirateur des beautés végétales, qui met un soin extrême à les traduire.
11 convient de situer Henri Blés beaucoup plus haut, tant p>our son invention abondante que pour la finesse et la délicatesse de sa facture et de son coloris. L Adoration des Mages (fig. 243), qui se trouve à Munich et qui porte sa signature, est ordonnée avec beaucoup de verve. La scène se passe dans les ruines d un palais de style Renaissance ; lélégante gracilité des personnages fait songer à Thierr>' Bouts ; le paysage est traité avec une délicatesse de miniatunste : néanmoins la forme et le sentiment sont rajeunis. Ses figures de la Sainte Famille de Bâle (fig. 244) sont aussi séduisantes, mais de caractère plus profane ; elles sont placées dans un décor vraiment enchanteur. La perspective est bornée par