JEAN GOSSAERT. DIT MABUSE
timent, ainsi que la couleur robuste et éclatante.
11 est incontestablement le représentant le plus remarquable de cette période de transition. Van Mander mentionne plusieurs de ses œuvres, entre autres : une Descente de Croix peinte pour le maître-autel de l'église de l'abbaye de Middelbourg.
Ce tableau, qui passait pour le chef-d'œuvre du maître, fut brûlé avec l'église abbatiale en I 568. Outre d'autres compositions disparues aussi depuis lors. Van Mander cite encore un Adam et Eve (fig. 299) dont il existe deux versions différentes, l'une, la meilleure, au Musée de Hampton -Court près de Londres, l'autre au Musée de Bruxelles. Celle-ci est une étude de nu dans le goût adopté par nos Italianistes. Mais le dessin de ces figures, leur naturalisme un peu lourd, de même que les couleurs polies aux ombres transparentes rappellent le style primitif et attestent que nos peintres n'appliquent
l'iu. 3o3. — Van Uhlkv.
Les apôtrks Thomas et Mathieu.
(Vienne, Miixce Impérial. J (Cliché Lôwy )
Fie. 3o4. — Van Orlev.
Le Jugement Dernier.
(Musée d'Anvers.) (Cliché Hcrmans.)
Fig. 3o5. — San Orlev. ~ Por irait >
DU docteur Zei.le.
(Musée de Bruxelles.) (Cliché Hermans)
liG. 3<)«"». — Van Coninxi.oo.
La I.K<iKNI>K I)K MAniE-MAGDEl-KI.NE.
(Muscc de Urtixclle».) (Cliché lÀpy i
encore qu'à moitié \c\ principe» de 1 école italienne. Paimi in tableaux certairu de Mal)U»c. il faut citer le Saint Luc peignant Marie, achevé' «n 1513 pour l'autel de la i!,i\(\r (\r Sainl-Luc. a Maline».
Il u: trouve au)ourd Hui au Musée de Prajçue et vc di»tinguc par la profusion det ornements d'arcliilecture. Une réplique du mcmc lujct »e voit au Mufee Impenal de \'ienne (tig. 298). C'est le |)lus joli tableau que nous ix)ssedions du peintre. L œuvre revêt un caractère bien composite. Tandis que les petits anges aux chcumantes têtes bouclées, les élégantes architectures de la Renaissance, certaines nuances fluides et caressantes, surtout une suave tonalité vert tendre, procèdent manifestement de 1 art nouveau ; en d autres parties, le coloris robuste et plus éclatant, aux chatoiements accusés, se rattache encore a l'école gothique flamande. Deux œuvres de la Pinacothèque de Munich datent de 1 327. La première est Danaë recevant la Pluie d'Or {hg. 300).
Une jeune femme de formes sculpturales. 1 air un peu mais, les joues rebondies chères à Gossaert, reçoit la préaeuse averse. Sur l'autre tableau, une Madone (hg.
301) siège dans une niche. Elle retient, des deux mains l'enfant qui s'agite pour s'échapper. Le mysticisme des anciens jours
d^ .» l i- lu. 5v~. — \ AN COMNXLOO — La ?AfF>'.i.
isparu. Même les ^m- ^^ ^^ Vierge.
ges, les saintes et les (Bruxelles. Musee.f (Cliché Seurdein.)