‹ FlandreChapitre 81 sur 173 · FRANÇOIS FOURBUS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS FOURBUS

FiG. 338. — Gilles Congnet.

PlKRSON La h ils. TAiMBOUR

i)i: LA (jiLi)K DK Saint-Luc.

(Mtiscc dWiti'crs.} (Cliclic IIci)iiaiis.)

Hues, le tambour de la Gilde de r Saint-Luc, à Anvers (fig. 338), aimable bonhomme qui d'un geste noble nous salue au Musée d'An- ' vers d'un air a la fois cordial et ' digne. Abraham De Rycker (Anvers, 1566-1599) fut un peintre honorable à en juger par ses deux portraits qui se trouvent à 1 église Samt-Jacques, a Anvers. De même, ; hrançois Fourbus, fils de Pierre, né à Bruges en 1 545, mort à Anvers en 1581. Un de ses plus importants ouvrages est le retable de la chapelle funéraire de Viglius, à l'église Saint- Bavon de Gand, le Christ parmi les Docteurs, composition académique, aux couleurs pâlies. L'Homme au Verre (fig. 339) du Musée de Brunswick vaut beaucoup mieux. Il est daté de 1575. 11 rappelle a la fois Moro et le Fauconnier de Moris. Mais il est moins solide et poussé que

celui-ci. Le buveur, un gaillard replet, a le regard un peu vague, comme si le verre qu'il tient assez gauchement n'était pas le premier de la journée.

François II, le fils de François Fourbus, fut un portraitiste éminent. 11 naquit a Anvers en 1569 et mourut à Faris en 1622. En I 599. Vincent de Gonzague, duc de Mantoue, l'attacha comme peintre à sa cour, lorsqu'il avait déjà peint des portraits pour les archiducs a Bruxelles. 11 demeura en Italie jusqu'en 1610. Cette même année, il ht a Faris les portraits de Henri IV et de Marie de Médicis et devint bientôt le peintre ordinaire de la rcir.c. La majeure

TiG. 33u. — FuANrois Fourbus.

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|»arUc de sa vir, ilpri^nit donc dct tclrt ( Miironncfr». (riait d ailIrurA un v»-ti lablf prinlrc de cour. Se» |>ortraits rc». [>ir<-nt 1 aristcKratic ; I expression en est .iltKr<-, I allure Imulamc. Gcncrûlemcnt lis sont (le tonalilc un peu flur<-. Mort- Je McJicis, au Louvre (lit<. 340). est dune couleur un pru froid<-. mais <-|l« impose le respect. Son tils Louis XIII enfant, au Musée des Offices de Ilorence (lif^, 341 ). est une perle de j?râc<* et de naturel enfantin, cjui fait penser a la peinture onctueuse du grand-père.

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Fourbus. Le même

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possède le portrait d'un peintre (342) qui porte la signature de Irançois i i. Fourbus, mais qui ne le représente point, quoi qu'on en ait dit. le modèle ayant e'tè en 1 591 âge' de quarante ans, alors que Fourbus en comptait vingt et un à peine. C est même une de ses premières œuvres, mais déjà un morceau du plus grand mérite. Ce peintre exécuta enfin quelques tableaux religieux. La Cène du Louvre est brossée en tons puissants et chauds, mais non sans dur -'té. Tandis que Fourbus s était tixé en Irance, un autre p>ortraitiste, Faul Van Somer (d'Anvers) alla travailler et mounr à Londres, où il devint le peintre attitré des pnnces et des pairs.

Le paysage, comme le portrait, affranchit parfois les Flamands de l'infîuence italienne. Si les paysagistes firent le voyage doutre-mont. ce ne fut pas pour y chercherdes maîtres, maib des sites pittoresques. En effet, durant ce siècle, les paysagistes représentèrent généralement des sites montagneux et rocheux. Fierre Breughelle \ leux ne semble même pas avoir eu d autre motil pour parcounr Fltcilie. et quand les frères Bnl allèrent se tixer à Rome, ce ne fut point pour chercherdes leçons, mais pour en donner. Le paysage reste donc au X\ l siècle ce qu'il avait été avec Fatinir et Henri Blés, une expression de la peinture flamande. Les premiers qui se distinguèrent, Luc Cassel (ne en 1510, mort en 1560) et Jacques Gnmmer (Anvers. 1526- 1590), peigneuent avec charme des roches escarpées et des châteaux pittoresques, mais réussissaient moins les petites figures, qu ils devaient parfois faire exécuter par un collaborateur (fig. 343-344).

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