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LES PAYSAGISTES

Hans Bol (Malines 1 534- Amsterdam 1593) se distingua par ses dessins merveilleux et ses tableaux très sobres de couleur, mais surpassant en finesse et en pre'ciosite' ' ' mir.iaturesques " ce que

produisirent les plus ce'lèbres artistes dans ce genre (fig. 345).

Gilles Van Coninxloo (Anvers I 544-Amstcrdam 1607) fut tenu au bi pour un des meilleurs paysagistes de son temps, et vraiment ce que nous possédons de lui est remarquable par la profonde ferveur dont ces œuvres témoignent pour la nature ; les arbres touffus ont été peints par un artiste qui les aimait et non pas pour servir d'accessoires (fig. 346).

A cette époque, des familles entières se consacrent a la pein- FiG. 341. — François PocRDus II. ture et plus spécialement au Loris XIII KNFANT. paysagc. C'est le cas notam-

(Mus(^o des Offices, l'iorencej (Cliché A ndcrsoii .)

ment pour les Van Coninxloo ; ce sera aussi celui des Van Valckenburgh, des De Momper et des Brill. Deux frères du î:>remier nom firent du paysage.

Tous deux naquirent à Malines, Luc, l'aîné, vers 1540; Martinj lô cadet, en 1 542. Tous deux s'exilèrent, étant protestants, et se rendirent en Allemagne, ou ils demeurèrent de longues années.

Les Van Valckenburgh se rattachent plutôt à la vieille école nationale qu'aux italianistes.

Luc continua à peindre dans Fig. 342. - François Polrbl-s II.

1 il^J^Di'" L J I I • Portrait d l-n peintrk.

le style de ratinir et de Henri ,,, . . „^- ...

. -^ . (Musée des Offices, hlorencc)

Bles de hautes roches, aux for- (cuchc urogi.)

I LANDHI

Fio. 343. — Lie Cassel. — Paysage.

fltrtixcltcs. A/iMt'c-j (ClUht Alexandre. f

mes aipriacuf^t et iantastiqurs avec de 'Icliacux un'ciC' plans qui se (oncicnt 'iclicalemrr.l avec le ciel. Comme peintre (\r scènes de mœurs.

Luc marche sur les trac scie Brcughcl le Drôle, mais il respecte davantage les convenances cl est moins savoureux. Certans tableaux, tel le Pa :^a^c d'Hiver avec les jeuxd'enfan!s(fi?.348)clu Mu?f'e de Vienne (n" 736) sont visiblement repris de Pierre Breugliel. mais la peinture en est lèchc et la composition gourmée si on les c impare à celledu grand prédécesseur. L Aubcrs^c l'illai^coisc de I 598 (fig. 347) représente presque, grâce à la tonalité groseille, une cancature de celle de Breughel. Les Mois (hg. 349) de Martin Van X'^alckenburgh

sont des tableaux agréables, ou les payrages sont charmants et les figures iniignihantes. Le Musée Impérial de \'ienne possède de Frédéric \'an \alckenburgh (Malines 1 373 -Nuremberg 1623).

Fi«.. 344. — Jacqi Ks Grimmf.r. — Paysa^.e. iMiisce Impérial de Vienne.f (ClUhà bruckmann.)

Fig. 345. — Hans Bol. — Paysage.

(Musée de Dresde.) (Cliché Bruckmann.)

Kir,. 340. — Gii. lies Van Co.mnxi oo. — Pavsac;!.. Id.ilcrie .1c licclilctiulcin. ]'icniic J (i'.liclié I.ûii'vJ

' LES DE MOMPER

fils de Luc, trois tableaux dans la incme manière que celle de son père, maisd une moindre valeur artistique.

Les De Momper repre'scntent une troisième dynastie artistique nombreuse et fort confuse, où nous distinguons difficilement un Josse De Momper (vers 1 564- 1633) et un 1 rançois De Momper (1607-1660): les arc'-.ives en sigr aient d'autres encore.

Les œuvres sont, comme les peintres, de la même famille ; ne'anmoins elles accusent assez de différences pour trahir des pinceaux distincts. Les plus anciens de la lignée peignent des rochers abrupts qui parsèment le désert et qui répandent . de larges et âprer,

taches, grises et brunes, h travers le paycase. D'autres paysages. d aspect plus aimable et de nature plus véridique, sont attribués avec raison à Josse De Momper le Jeune. Un tableau de Vienne (fig. 350) nous fournit un spécimen de ses paysages fantastiques.

Josse De Momper le Jeune inaugura pour les

paysages une manière '*'"'• ^•^^- ~ ^'^^ ^^^ Valckenburgh.

1 Paysage d'Hiver.

qui resta longtemps en (Mu.ôc impérial de Vienne.) iaichéLôwy)

Fig. 347. — Li'c Van X'Ai.cKFNniTuoii.

L ArHi:H(iE vii.i.a(;koisi;.

{MiiM'c Inipûrial de Viavic.) (Clichc linicknuiiui.)

Fi«i. 349- — Makiin Van Vai.ckekrikoii.

I,K MOIS DE Janvier.

(Mtis^c de Vienne.} (Cliché Itruckmann.t

I I.ASDHI

f r 'ur riant 1 ce Je. 11 ' /«lit <lrvio|rn!r« opjK>iii >i\% (l'omlxr r\ (ir lurnicrr cnirc le f*r<*mirT l'Un et le lointain, cl aueti entre la s'auche <\ la droite du laLJrau.

Il r(-{>and de délicates riuaricfs bleuâtrei dan» le \n\\<\ du fay.'aîçc. Au contraire, dans d'autres tableaux comme ^c^ QuO' trc Saisons de Brunswick (fjiî. 351). il supprime toute recherche, tout clément d'un pittoresque trop voulu ; le paysage est plus simple et plus naturel ; la tonalité' est brillante et

radieuse. Ces quatre

pièces furent probablement ses œuvres de début.

Mais la plus ce'lèbre des familles de paysagistes anvcrsois est celle des Bril. Ils e'taient deux frères. Paul, le plus connu et le mieux doue' (1536-1626). partit en sa vingtième année pour Rome, où son frère aîné, Mathieu (1550-1584).

était déjà allé s'établir.

Nous connaissons de nombreux tableaux de Paul Bnl. Ils sont de plusieurs sortes. D abord de petits panneaux exécutés sur cuivre et qui s'apparentent par la facture comme par le choix des sujets a ceux de Blés: c'est par exemple le C /îr/s/gucV/.ssan/ le Possédé (ftg. 352) de la Pinacothèque de Munich et da'^ant de 1601 . D autres sont de plus grande dimension et brossés plus largement, tels que le Paysage montagneux de Dresde (fig. 353), peint en 1608. Entin le maître peignit — souvent a l'aquarelle — des compositions plus vastes encore, pour décorer des intérieurs de palais ou des églises. On

Kio. yoo — JossE De .Momper. — Paysage. (Musce Impérial Je Vienne. t (Cliché Brucktnann.f

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