LA SECONDE MANIÈRE DE RUBENS
Valenciennes et d'autres villes.
Les œuvres remarquables de cette seconde manière sont mnombrables. Dans le genre religieux, les plus célèbres sont ï Adoration des Mages de 1 église Samt-Jean à Malines, un de ses sujets favoris, qui lui fournit Toccasion de rendre à la fois la somptuosité des
rois orientaux et leur humilité devant l'Enfant-Dieu ; l'Assomption, un autre de ses sujets de prédilection, qu'il peignit pour les Carmélites déchaussés de Bruxelles et qui se trouve au Musée de cette ville; la Dernière Communion de Saint François d'Assise (fig. 41 3) du Musée d'Anvers, une œuvre profondément émouvante par la foi fervente qui s'exhale du Saint et par l'affectueuse désolation des assistants ; le Calvaire (fig. 414) dit le Coup de lance " du même Musée, un autre des épisodes capitaux de la Passion si souvent traités par Rubens. La majesté calme, la beauté sublime, la mort triomphale du Divin Crucifié y contrastent avec la violence des deux larrons. Parmi les plus importantes compositions religieuses de cette époque, il nous faut citer encore le Jugement Dernier et la Chute des Anges rebelles. Par Tunité de l'ensemble, la hardiesse du mouvement, la beauté plastique, le Petit Jugement Dernier de Munich (fig. 415) rivalise avec la Bataille des Amazones du même Musée.
La Fable n'a pas inspiré à Rubens moins de maîtresses pages
Vu;. 4IU. — RuBKNS. —
Les Mikaci.ks de Saint L.nace.
{Vienne. Musi'c Impérial.}
(Clichc Lœwy.}
I t.ASDIU
FiG. 420. — RUBENS. — Le Cot'BONNE>IE>T DK MaKIE DE MÉDICIS.
(l'aria. Louvre. i (Cliché Hachette. t
que la Bible. Il en traite de nombreux e'pisodes avec le colons e'clatant et l'ordonnance mouvementée, le rythme plastique qui lut sont particuliers, et aussi avec la beauté de forme qu il avait admirée chez les antiques. DiancreCenanlcielaC ha.sse {i\g. 4\ I ) est aussi beau qu'un bas-relief grec ; Castor et Pollux enlevant les Filles de
KlG. 421. — RuBENS PAR LUI-MÊME. FiG. 422. — RUBENS.— PORTRAIT Dt MaKIE
(Windsor Castle.} de Médicis.
(Cliché Anderson.) (Musée du Prado.) (Cliché Anderson)