‹ Flechier orateur, 1672-1690Chapitre 13 sur 49 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Bourdaloue et Massillon dans l'oraison funèbre. — Infériorité de Bourdaloue. — Défauts de ses deux oraisons funèbres.

Bourdaloue n'a composé que deux oraisons funèbres : celle du grand Condé, et celle de son père, Henri de Bourbon. Ce dernier discours fut prononcé à Paris, le 10 décembre 1«)83, dans l'église des PP. Jésuites de la rue Saint-Antoine, aujourd'hui l'église Saint-Paul-Saint-Louis. Détail à noter, et qui montre que l'oraison funèbre devint de bonne heure affaire d'étiquette et de cérémonial : quand Bourdaloue fit en 1683 l'éloge de Henri de Bourbon, son héros était mort depuis près de quarante ans, depuis le 26 décembre 1646. Le président Perrault, secrétaire des commandements du prince, avait fondé pour lui un service anniversaire, et, tous les ans, l'éloge de l'illustre défunt devait y être prononcé. « Je suis le premier qui satisfais à ce devoir, disait avec une singulière modestie Bourdaloue; je m'y trouve engagé par des ordres qui me sont aussi chers que vénérables : le prince devant qui je parle l'a désiré, et il ne m'en fallait pas davantage pour lui obéir. Ce sera à vous, chrétiens, dans ce genre de discours qui m'est nouveau, de me supporter, et à moi d'y trouver de quoi vous instruire et de quoi édifier vos âmes. »

C'est en vertu de cette fondation, que je vois le

P. de La Rue prononcer à son tour l'oraison funèbre du même prince de Condé, le 2 septembre 16So, dans l'église des Jésuites de la rue Saint-Antoine. Que pouvait être, après un demi-siècle écoulé, l'oraison funèbre d'un grand personnage? Et Bourdaloue, si grave, si pénétré des devoirs du ministère évangélique, pouvaitil, dans de pareilles conditions, se proposer autre chose que d'instruire et d'édifier ses auditeurs ?

Quelques années après, l'éloquent prédicateur eut une occasion plus favorable de déployer toutes les ressources de son admirable talent. Le 26 avril 1687, dans cette même église de la rue Saint-Antoine, où avait été déposé le cœur du grand Condé, il eut à faire l'éloge du prince, mort à Fontainebleau, le H décembre 1686. Bossuet avait parlé peu de jours avant lui, à Notre- Çame, le 10 mars 1687.

Nous sera-t-il permis de le dire, et avec tout le respect dû à un si grand nom? Dans l'oraison funèbre, Bourdaloue n'a guère plus réussi que Massillon. La Harpe ne cite pas les deux essais du premier; et il appelle médiocres les discours du second. Si l'oraison funèbre « demande de l'imagination et une grandeur majestueuse qui tient un peu à la poésie, dont il faut toujours emprunter quelque chose, quoique avec discrétion, quand on tend au sublime (1) », nous devons l'avouer. Bourdaloue n'avait pas les qualités nécessaires pour briller dans ce genre nouveau pour lui. Ses sermons sont admirables ; on ne peut demander ni une plus sage ordonnance dans les plans, ni des raisonnements plus serrés et plus forts, ni un ton plus austère et plus grave, ni un style à la fois plus simple, plus lumineux et plus clair. Mais il faut le reconnaître, ce-

(1) Voltaire, Siècle de Louis XIV, cli. xxxii.

lui qui « fut des premiers à faire entendre dans la chaire une raison toujours éloquente (1) », et dont les discours avaient une force à faire trembler les courtisans; celui qui poursuit le vice avec courage, et juge les hommes avec tant de sagacité, manque d'une qualité précieuse,, l'imagination, qui donne à la parole de la force, de Téclat et de la chaleur. « Dans son style plus nerveux que fleuri, a dit avec raison Voltaire, sans aucune imagination dans l'expression, il parait vouloir plutôt convaincre que toucher, et jamais il ne songe à plaire. » Tous diriez que, profondément pénétré des misères de l'homme, de tout ce qu'il y a en lui d'infirme, de digne de pitié ou de mépris, il célèbre à regret cette gloire humaine, souvent fausse, toujours précaire et toujours vide; et qu'habitué à accuser, cet impitoyable censeur du vice ne connaît pas le langage de la louange.

Les grands sujets n'ont pas entièrement manqué à Bourdaloue. Quelle plus magnifique matière que l'éloge de Condé! que le récit des victoires du jeune duc d'Enghien sur les ennemis de la France, à Rocroy, à Nordlingue et à Lens! « Bourdaloue prouve méthodiquement la grandeur de son héros, tandis que l'âme enfiammée de Bossuet la fait sentir; l'un se traîne, et l'autre s'élance. Toutes les expressions de l'un sont des tableaux. L'autre, sans coloris, donne trop peu d'éclat à ses idées : son génie, austère et dépourvu de sensibilité comme d'imagination, était trop accoutumé à la marche didactique et forte du raisonnement pour en changer; et il ne pouvait répandre sur une oraison funèbre cette demi-teinte de poésie, qui, ménagée avec goût, et soutenue par d'autres beautés, donne plus de

(1) Voltaire, Siècle de Louis XIV, ch. xxxu, Des beaux-arts.

saillie à l'éloquence (i). » Tel est le jugement de Thomas, et il est juste. Nous ne retrouvons pas aujourd'hui, dans la froide composition de Bourdaloue, ces traits de ilamme et de feu avec lesquels Bossuet a peint l'immortel guerrier; cet enthousiasme qui donne à son style tant de mouvement et d'éclat, quand il célèbre les mémorables campagnes de Condé, et qu'à l'exemple du héros, il paraît, lui aussi, « s'élancer comme par bonds et ne pas loucher à la terre » ; enfin ces accents pathétiques où éclate une douleur si profonde, et que Bossuet laissa dans l'âme de ses auditeurs, comme un sublime et dernier adieu à la gloire, à l'éloquence et à la vie.

Avec quelle réserve faut-il juger ces grands maîtres de la pensée et de la parole ! Voici une opinion absolument opposée à la nôtre. Elle a d'autant plus de poids, qu'elle nous vient d'un écrivain distingué, qui connaissait bien Bourdaloue. Dans son élude si éloquente et si approfondie, le jeune et regretté M. Feugère est loin de partager notre dédain pour l'oraison funèbre de Condé. Il loue, au contraire, ce morceau vraiment admirable de composition savante, de gravité soutenue et d'apostolique franchise. « 11 ne manque à Bourdaloue, ajoute-t-il, que de n'avoir point Bossuet pour rival. Disons plus : si haut qu'on place le discours de Bossuet, celui de Bourdaloue révèle peut-être encore moins son infériorité, que la nature différente de son génie et de sa prédication (2). »

De son côté, M""= de Sévigné avoue qu'elle est (( charmée et transportée de l'oraison funèbre de M. le

(Il Tliomas, ch. xxxi.

(2) Voy. A. Feugère : Bourdaloue, sa prédication et son temps, p. 172; 1 vol. inl2. Paris, Didier, 1875. — Entre ces deux jugements, le lecteur choisira celui qui lui paraîtra le plus vrai.

prince par le P. Bourdaloue », Elle admire la hardiesse de l'orateur parlant de la Fronde et des fautes où Condé fut entraîné par un trop grand amour de sa famille. « Il s'est jeté sans balancer, tout au travers de ses égarements, et de la guerre qu'il a faite contre le roi. Cet endroit qui fait trembler, que tout le monde évite, qui fait qu'on tire les rideaux, qu'on passe des éponges, il s'y est jeté, lui, à corps perdu. » Elle a été transportée surtout de la dernière partie, de celle où Bourdaloue a raconté la conversion de Condé et son retour à Dieu. « Il nous a peint sa mort avec des couleurs ineffaçables dans mon esprit, et dans celui de l'auditoire qui paraissait pendu et suspendu à tout ce qu'il disait, d'une telle sorte qu'on ne respirait pas. De vous dire de quels traits tout cela était orné, il est impossible, et je gâte même cette pièce par la grossièreté dont je la croque : c'est comme si un barbouilleur voulait toucher à un tableau de Raphaël (I). »

Voilà, certes, un bel éloge; et un discours qui a obtenu un tel triomphe, qui a pour lui l'approbation enthousiaste d'une femme si éclairée, doit être critiqué avec circonspection. Mais que M'"'- de Sévigné nous pardonne : nous ne pouvons aujourd'hui partager son admiration. Peut-être, la noblesse du débit, soutenue par la beauté de l'action, charma-t-elle les auditeurs et cacha ainsi la faiblesse du fond. Pour nous, qui n'entendons plus la voix de l'orateur donnant tour à tour à ses paroles de la lenteur ou de la rapidité, de la véhémence ou de la douceur; pour nous, qui ne voyons plus ces gestes éloquents par lesquels Bour-

(1) Lettre du 25 avril 1687, à Bussy-Rabutin. — M. C. Aubcrt, dans sa Notice sur l'oraison funè/jre en France, p. xxxv, cite à tort cette lettre de M^e de Sévigné, comme adressée à sa fille. Edit. cl. des Or. fun. de Bossuet. Hachette.

daloue produisait des impressions profondes sur ses auditeurs, et qui, à deux siècles de distance, le livre en main et tranquillement assis dans notre cabinet, jugeons cette œuvre en elle-même, nous ne pouvons convenir que Bourdaloue ait traité divinement une si .brillante matière, ni qu'il ait peint la mort du grand Condé avec des couleurs ineffnçables.

« Lorsqu'une pièce est faite pour être jouée, a dit Vauvenargues, il est injuste de n'en juger que par la lecture (1). » Nous ne voudrions pas commettre cette injustice, et ne juger que par la lecture d'un discours fait pour être prononcé. Aussi sentons-nous le besoin de placer, non pas notre sévérité, mais notre opinion, sous l'autorité d'un nom respecté. M. Villemain a remarqué que Bossuet et Bourdaloue s'étaient rencontrés dans l'éloge de Condé, comme Fléchier et Mascaron, dans une lutte semblable, avaient rivalisé d'éloquence dans l'éloge de Turenne. a Bossuel, nous dit-il, marche comme les dieux d'Homère, qui en trois pas sont au bout du monde ; Bourdaloue se traîne avec effort dans une carrière étroite qu'il peut à peine fournir. Si l'on cherche, par l'examen attentif des deux ouvrages, à se rendre compte de cette prodigieuse inégalité, on la trouve encore plus étonnante, et le génie de Bossuet paraît plus inconcevable. Car il ne faut pas s'y tromper, le discours de Bourdaloue renferme des beautés nombreuses et d'un ordre supérieur : la pensée est forte et grave; le style, sans l'orner beaucoup, la soutient par une expression énergique et simple. Il y a peu d'images, mais cette brièveté pleine de vigueur qui est le premier mérite de l'écrivain, après le talent de peindre (:2). »

(1) Réflexions et Maximes, vol. If, p. 1 19.

(2) Essai sur l'oraison funèbre, Recueil de Dussautt, p. Cl.

Les contemporains furent charmés et vivement émus : nous ne le contestons pas ; mais il n'en est pas moins vrai, que la marche méthodique de Bourdaloue, excellente dans un sermon, est funeste dans l'oraison funèbre, qui a besoin de plus de liberté. Est-il rien de plus froid que ces formules qui reviennent sans cesse : Je mexphque... Encore %in moment de votre attention, et je vais finir (1)? Est-il rien qui gêne davantage le mouvement du discours, et lui donne plus de lenteur, que les nombreuses subdivisions qu'imagine Bourdaloue, en parlant de l'époque où le prince, a entraîné par le torrent, se trouva, malgré lui, hors de la route que sa sagesse et sa raison lui avaient fait tenir et qu'il avait résolu de suivre »? Peut-être M'"'' de Sévigné approuvât-elle la longue énumération des circonstances qui semblent atténuer les torts de Gondé, et dont la première est bien essentielle^ la troisième encore plus notable, et ainsi de suite jusqu'à la sixième et dernière circonstance (2). Pour nous, nous sommes choqués de cette faute que Bossuet n'a jamais commise, et qui rappelle la méthode sévère de Bourdaloue dans ses sermons.

Il a le tort de passer trop rapidement sur les exploits de son héros. Le récit de la bataille de Rocroi, si animé et si vif dans Bossuet, est tracé brièvement et avec froideur. Le panégyriste ne nous montre pas ce qu'il y eut de grand dans cette action mémorable, qui décida alors de la fortune de la France. A peine s'E indique les journées de Fribourg, de Nordlingue et de Lens ; et encore parle-t-il de ces victoires avec un peu de subtilité et de mauvais goût. « Une suite si éton-

(1) Or. fun. du grand Condé, p. 68 et 77; Œuv. de Bourdaloue, vol. III, édit. Didot, in-40.

(2) P. 73, môme édition.

nanle de succès prodigieux et inouïs, dit-il, fit taire devant lui toute la terre, pour me servir du terme de l'Écriture; ou plutôt, par un contraire effet, quoique par la même raison, fit parler de lui toute la terre, c'est-à-dire la fît retentir de son nom et la fit taire de tout le reste (1). »

M'"^ de Sévigné admire que Bourdaloue se soit jeté sans balancer au travers de ses égarements et de la guerre qu'il fit au roi ; mais elle ne dit pas que l'orateur aborde péniblement ce difficile passage, en établissant une longue et fatigante comparaison entre les éclipses du soleil et les défaillances de la conduite du prince (2). Comme, dans ce morceau, Bourdaloue est loin de Bossuet ! L'un raisonne sèchement et classe ses excuses avec ordre; l'autre se jette réellement à corps perdu au milieu des difficultés, et rappelle avec franchise a ces choses dont il voudrait se taire éternellement ». Bossuet a parlé avec un bonheur infini de cette triste époque de la vie de Gondé ; il ne dissimule pas, il n'atténue pas les fautes de celui dont il fait l'éloge, mais il les couvre de tout l'éclat de son éloquence. Aussi, quand nous voyons le vainqueur de Rocroi déplorer humblement ses égarements, conserver fièrement sa dignité au sein même de l'exil, et ne pas laisser « avilir la grandeur de sa maison chez les étrangers » ; quand nous le voyons assez désintéressé pour s'oublier lui-même dans la conclusion du traité des Pyrénées, pourvu qu'on songe à ses amis; paraître enfin à nos yeux avec (( ce je ne sais quoi d'achevé que les malheurs ajoutent aux grandes vertus », alors, pénétré d'admiration et de pitié pour celui qui sup-

(1) P. 69, édit. Didot.

(2J Commencement de la seconde partie, p. 73.

porta ses infortunes avec tant de fermeté et de courage, nous oublions le prince rebelle, ou du moins nous n'avons pas la force de refuser notre pardon à celui qui expia noblement ses erreurs.

C'est dans Bossuet, et non ailleurs, qu'il faut chercher ces couleurs ineffaçables dont parle M"^ de Sévigné. Bourdaloue est pâle, traînant, et se jette dans des longueurs interminables; Bossuet, au contraire, trouve des traits d'une simplicité sublime, de grandes et magnifiques images, un style d'une force et d'une majesté incomparables, quand il raconte les derniers moments du héros, et le représente à cette heure suprême, calme au milieu des larmes et des cris de tous ceux qui l'entouraient, « tranquille entre les bras de son Dieu, où il s'était une fois jeté ».

Nous ne parlons pas de la péroraison de Bourdaloue. Le dirons-nous? Elle nous paraît d'une faiblesse désespérante, quand, surtout, nous songeons aux accents douloureux de Bossuet. L'un, d'un style languissant et sans couleur, remercie Gondé d'avoir légué son cœur aux membres de sa Compagnie ; l'autre, dans une admirable page, l'une des plus belles de notre langue, dans une apostrophe immortelle, appelle autour du cercueil de l'illustre capitaine toutes les grandeurs de la terre, les seigneurs et les guerriers, les prêtres et les magistrats; et là, au milieu du lugubre appareil de ces funérailles, à la vue de ces « fragiles images d'une douleur que le temps emporte avec tout le reste, et de ces colonnes qui semblent vouloir porter jusqu'au ciel le magnifique témoignage de notre néant », il adresse à tous de graves avertissements; l'un ne parle qu'au nom de son ordre, et ne réveille dans notre âme aucune des salutaires émotions, aucun des grands sentiments que devait exciter une si imposante cérémonie; l'autre ne

reste pas renfermé dans ces étroites limites : il parle au nom de la religion et de la postérité tout entière, et, en leur nom, en témoignage de Jeur commune douleur, il dépose sur ce tombeau le dernier hommage de leurs larmes et de leurs regrets. Quel spectacle que celui-lcà ! Bossuet en cheveux blancs, chargé de gloire et d'années, vieilli dans les labeurs de Tépiscopat, venant se joindre lui-même au funèbre cortège, faisant ses suprêmes adieux au prince et à la chaire, et mettant enfin le comble à l'émotion en découvrant, aux regards attristés de ses auditeurs, l'heure prochaine de sa mort! Non, jamais parole humaine ne pénétra plus avant dans le cœur de l'homme, et n'éveilla déplus hautes pensées et de plus nobles sentiments; jamais éloquence ne s'éleva à un tel degré de beauté et de splendeur; et ce que Quintilien a dit de Cicéron, s'applique mieux encore à Bossuet : « La Providence, en nous le donnant, a voulu montrer jusqu'où pouvait aller l'éloquence : pour la postérité, son nom est bien moins celui d'un homme, que celui de l'éloquence ellemême. » Dono quodam. Providtntiœ gemtus, in quo totas vires suas éloquent ia experiretur ; apud posteras consecutus ut Cicero jarn non hominis, sed eloquentiœ nomen habeatur (1).

M. Villemain a parlé de Bossuet en termes vraiment magnifiques. Le panégyriste de Coudé, nous dit-il, né à une époque de goût, a dans le siècle le plus éclairé qui fut jamais (2) », doit beaucoup de son énergie et de sa grandeur aux Pères de FÉglise, qu'il sut corriger et embellir. « Cette réunion des saillies hasardeuses du génie et des beautés régulières de l'art a donné au style

(1) Quintilien, 1. X, ch. i. .

(2) Voltaire, Siècle de Louis XîV, Lntroductiox.

•de ce grand orateur une empreinte d'originalité qui ne se retrouve nulle part. Il semble placé dans le monde intellectuel sur les confins de deux empires opposés, dont il forme seul la réunion, à la fois imitateur de Gicéron et de Tertullien, transportant à la cour polie de Louis XIV, les hardiesses de l'imagination orientale, original et simple, plein d'ordre dans ses écarts et de grandeur dans sa négligence, le premier des orateurs, sans doute, puisqu'il s'est élancé plus loin qu'aucun autre sans rencontrer plus d'écueils, qu'il a plus osé sans plus faillir, et que s'élevant à toute la hauteur du génie de l'homme, il s'y maintient comme à sa place naturelle, sans etfort et sans péril (l;. »

(1) Essai sur l'oraison funèbre.

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