DES PRÉDICATIONS DE FLÉCHIER
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Le 2 janvier, dans l'église de l'abbaye d'Hyères, oraison funèbre de M°"= de Montausier.
Le 12 août, dans l'église des Carmélites de la rue Chapon, oraison funèbre de la duchesse d'Aiguillon.
Le 21 décembre, dans l'église de Saint-Thomas du Louvre, panégyrique de saint Thomas, apôtre.
Le 29 décembre, dans la même église, panégyrique de saint Thomas, archevêque de Gantorbéry. Remarquer cet effet de la protection de Montausier : Fléchier lui doit sa première oraison funèbre, et lui doit aussi ses premiers débuts. Gendre de M'"'' de Rambouillet, dont le célèbre hôtel était situé dans la rue Saint-Thomas du Louvre, c'est lui, selon toutes les probabihtés, qui fit inviter Fléchier à venir prêcher dans sa paroisse.
Le 10 janvier, à Saint-Eustache, oraison funèbre de Turenne.
Aux Nouvelles- Catholiques, rue Neuve-Sainte- Anne, près la porte de Richelieu, le cinquième vendredi de carême. Liste des prédicateiii^s ; Bibl. nat. Le premier éditeur des Œuvres co7nplètes de Fléchier, Ducreux, ne nous donne aucune indication sur ce sermon. Mais au volume VI, p. 183 et suiv., se trouvent quatre sermons : sur la Correction fraternelle^ sur la Samaritaine^ sur la Médisance,, sur F Envie. C'est l'un de ces sermons qui fut prêché ce jour-là.
A Saint-Germain, devant le roi, sermon pour le jour de la Cène.
A la cour, l'Avent tout entier. De cette station, il nous reste seulement deux sermons : celui de la Toussaint, et un autre pour le troisième dimanche de l'Avent.
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Rien. Pendant ces deux années, Fléchier travailla à YHistoire de Théodose, qui parut en 1679. Cet ouvrage fut composé pour l'instruction du Dauphin.
Le 18 février, dans l'église de Saint-Nicolas du
Chardonnet, oraison funèbre de Guillaume de Laraoignon.
Le 30 juillet, dans l'église des Jésuites de la rue Saint-Antoine, panégyrique de saint Ignace.
Le 28 août, dans l'église des Grands-Augustins, panégyrique de saint Augustin.
Le 15 octobre, dans l'église des Carmélites du faubourg Saint-Jacques, panégyrique de sainte Thérèse.
Le 21 avril, à l'abbaye de Saint-Germain des Prés, panégyrique de saint Benoît.
Avril, dans l'église des Carmélites de la rue Saint- Jacques, sermon pour la profession de M'"" de Béthune-Charost.
En 1680, du 13 juillet au 1" septembre, Fléchier, en sa qualité d'aumônier de la Daupliine, accompagna Louis XIV dans le voyage qu'il fit en Flandre avec toute la cour. Cette absence prolongée explique le petit nombre de discours qu'il prononça cette année-là.
Le 19 janvier, à l'église Saint-Sulpice, panégyritiue de saint Sulpice.
Le 2 avril, dans l'église des Minimes de la place Royale, panégyrique de saint François de Paule.
Aux Nouvelles- Catholiques de la rue Sainte-Anne, le cinquième vendredi de Carême. Liste des prédicateurs. — Il n'est pas indifférent de remarquer que Fléchier trouva aux Nouvelles-Catholiques un illustre auditeur, Fénelon, nommé supérieur de cette communauté tout jeune encore, en 1678, à peine âgé de vingt-sept ans.
Le quatrième samedi de Carême, dans l'église des Nouveaux-Convertis du faubourg Saint-Victor, sermon sur l'obligation de l'aumône. Liste des prédicateurs. Ducreux indique le cinquième samedi du Carême. Vol. VII, p. 16/i.
Le jour de la Pentecôte, sermon prêché devant le roi, à Versailles. — En 1681, Pâques tombait le 6 avril, et par conséquent la fête de la Pentecôte le 25 mai. (Migne, Dictionn. de statistique religieuse, p. 1067.)
Le 25 août, dans l'église de Saint-Louis-en-l'Ile, panégyrique de saint Louis.
Le 30 septembre 1681, Fléchier dut encore, comme aumônier de la Dauphiue, quitter Paris et suivre la cour, dans le voyage qu'elle fit en Alsace. Il ne rentra à Paris que le 16 novembre. Nous avons parlé longuement de ces deux voyages de Flandre et d'Alsace dans notre ouvrage : Correspondance de Fléchier avec M^" Des Houlières et sa fille, p. 223 et suiv.
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Le 25 janvier, dans l'église Saint-Paul, sermon pour le jour de la conversion de saint Paul.
Aux Nouvelles-Catholiques de la rue Sainte-Anne, le premier vendredi de Carême. {Liste des prédicateurs. Sermon sur V Amour des ennemis; vol. VI, p. 163.)
Le 19 mars, dans l'église des Carmélites de la rue Saint- Jacques, panégyrique de saint Joseph.
Le 1" novembre, jour de la Toussaint, à Fontainebleau, devant le roi.
L'Avent entier à la cour.
Le 8 décembre, dans la chapelle de Versailles, devant le roi, sermon pour le jour de la Conception de la sainte Vierge.
Dans l'église des filles du Saint-Sacrement, exhortation pour les prisonniers.
yVux Nouvelles-Catholiques, rue Sainte-Anne, le 5?.nème vendredi de Carême. {Liste des prédicateurs.)
Dans l'église des Nouveaux-Convertis du faubourg Saint -Victor, le second samedi de carême. {Liste des prédicateurs.)
Le 22 juillet, dans l'église des filles de la Madeleine, panégyrique de sainte Madeleine.
Le 20 août, dans l'église des Feuillants de la rue Saint-Honoré, panégyrique de saint Bernard.
Le 2Zi novembre, dans l'église des religieuses du Val-de-Grâce, oraison funèbre de Marie-Thérèse.
Le 3 décembre, dans l'église des Jésuites de la rue Saint-Antoine, panégyrique de saint François Xavier.
Le 17 janvier, dans l'église des Pères de Saint- Antoine, panégyrique de saint Antoine.
Le 29 janvier, dans l'église de la Visitation de la rue du Bac, panégyrique de saint François de Sales.
Aux Nouvelles-Catholiques de la rue Sainte-Anne, le quatrième vendredi de Carême. {Liste des 'prédicateurs.)
Le h novembre, à l'église Saint- Jacques de la Boucherie, panégyrique de saint Charles.
A Saint-Jacques du Haut-Pas, sermon pour le jour de la consécration de cette église.
Le 26 mai, dans l'église des Pères de l'Oratoire, panégyrique de saint Philippe de Néri.
Les derniers mois de cette année 1685, Fléchier les employa à parcourir le Poitou et la Bretagne, pour évangéhser les protestants de ces provinces.
« On le mit en 1685, dit Ducreux, cà la tête d'une mission destinée à ramener dans le sein de l'Église catholique les protestants du Poitou et de la Bretagne (1). » Il y a là une erreur manifeste. C'est Fénelon qui fut chargé de la mission du Poitou, comme Bourdaloue le fut de celle du Languedoc. M. de Beausset, qui cite ceux qui partirent avec le futur archevêque de Cambrai, ne nomme pas Fléchier parmi les collaborateurs de Fénelon ('2).
Nous avons lu, dans nous ne savons plus quel auteur, que Fléchier seconda Fénelon dans ses missions de Poitou et se mit de bonne grâce sous ses ordres. Mais cela est-il bien vraisemblable ? Estil admissible que Fléchier âgé de plus de cinquante ans, plus illustre alors que Fénelon, aumônier de la Dauphine depuis 1681, et à la veille d'être élevé à la dignité épiscopale, ait été placé sous la direction du jeune supérieur des Nouvelles-Catholiques? Cela nous paraît impossible. A notre avis, Fénelon fut placé à la tête des missions du Poitou et de la Saintonge ; et Fléchier à la tête des missions de la Bretagne, province assez vaste pour suilire à son zèle.
Le 28 octobre 1685, il écrit de Fontainebleau à un ami : « Je suis revenu depuis huit jours de mon
(1) Œiii\ compl. de Fléchier, vol. I, p. xxxii.
(2) Voy, Histoire fie Fénelon, I. I, XXIII.
voyage de mes abbayes. J'ai été près de deux mois en chemin, à cause des affaires de religion où je me suis trouvé engagé : toute la noblesse des provinces par où j'ai passé voulant se convertir entre mes mains; en sorte que j'ai reçu sur ma route plus de neuf cents abjurations (1). n Les abbayes de Fléchier, situées dans les terres de Montausier, se trouvaient bien en Poitou et en Saintonge. Mais ce n'est pas là une mission officielle. Et la preuve, c'est que Fléchier ajoute : « Je ne sais si je ne partirai pas bientôt par ordre du roi, pour aller travailler à la conversion des provinces des environs de Paris. » Il partit, non pour les environs de Paris, mais pour la Bretagne, où il apprit sa nomination à l'évêché de Lavaur. Fléchier était à Nantes le 18 novembre 1685, d'où il écrivait une lettre insérée dans sa correspondance (2),
Le 22 mars, dans l'église des Invalides, oraison funèbre de Michel Le Tellier.
Dans la cathédrale de Nîmes, sermon pour l'ou-
(1) Œuv. compl. de Flécliier, vol. X, p. 48.
(2) Vol. X, p. 49.
verture des états de Languedoc. — Fléchier avait été nommé à l'évèché de Nîmes vers la fin du mois d'août 1687.
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Le 15 juin, à Notre-Dame, oraison funèbre de la Dauphine.
Le 11 août, dans l'église des Carmélites de la rue Saint-Jacques, oraison funèbre de M. de Montausier.