‹ Flechier orateur, 1672-1690Chapitre 36 sur 49 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

Les convertis. — Conversions fréquentes. — Caractères de ces conversions. — Motifs souvent frivoles. — Délais des conversions. — Pénitents indéterminés. — Précautions pour modérer sa pénitence.

A côté de ceux qui, par état, pratiquaient la piété ou auraient dû la pratiquer, ceux qui, soit bienséance, soit hypocrisie, en faisaient profession ouverte. C'est un autre trait des mœurs du temps. Bossuet, Bourdaloue, Massillon, parlent de ces conversions alors fréquentes : les unes durables, les autres passagères; les unes volontaires, les autres forcées, et plus imposées par la nécessité qu'inspirées par une ferme résolution de mieux vivre.

Que de converties, à cette époque, comme la maréchale de La Ferté, et sa sœur la comtesse d'Olonne! En voilà deux qui songèrent tardivement au salut de leur âme, et se résignèrent seulement à quitter le monde, quand le monde commença à les quitter! Egalement célèbres toutes deux par leur beauté et leurs vices, elles étaient si perdues de réputation, <( que les femmes même les plus décriées par la galanterie », dit Saint-Simon, n'osaient ni les voir, ni paraître nulle part avec elles. A la fin cependant, les deux pécheresses se convertirent. Mais, en attendant le moment propice pour se mettre « tout de bon dans

la piété et la pénitence », elles imaginèrent un moyen commode de réparer leurs désordres : celui de les expier par procuration, en hisanl jeûner leurs serviteurs. « Quand elles furent vieilles, et que personne n'en voulut plus, elles tâchèrent de devenir dévotes. Elles logeaient ensemble; et, un mercredi des Cendres, elles s'en allèrent au sermon. Ce sermon, qui fut sur le jeune et sur la nécessité de faire pénitence, les effraya. — (( Ma sœur, se dirent-elles au retour, mais c'est tout de bon; il n'y a point de raillerie, il faut faire pénitence, ou nous sommes perdues. — Mais, ma sœur, que ferons-nous? » Après y avoir bien pensé : « Ma sœur, dit M™^ d'Olonne, voici ce qu'il faut faire : faisons jeûner nos gens. » Elle était fort avare; et avec tout son esprit, car elle en avait beaucoup, elle crut avoir très bien rencontré. A la fin pourtant, elle se mit tout de bon dans la piété et la pénitence, et mourut trois mois après sa sœur la maréchale de La Ferté (1). »

D'autres, comme la duchesse de Mazarin, et sa digne émule en scandales de tous genres, M™^ de Couicelles, se réfugiaient dans un monastère, se faisaient oublier un moment, et continuaient dans leur retraite provisoire leur vie folle et dissipée. M'"*-' de Mazarin a raconté elle-même ses prouesses au couvent des fille> Sainte-Marie, de la rue Saint-Antoine. On va voir quelles singulières pénitentes se trouvaient dans ces communautés. <( M'"^ de Courcelles ayant été mise avec moi dans le couvent, j'eus la complaisance d'entrer pour elle dans quelques plaisanteries qu'elle fit aux religieuses. On en fit cent contes ridicules au Iloi : que nous mettions de l'encre dans le bénitier pour barbouiller ces bonnes dames; que nous allions courir

(1) Mémoires de Saint-Simon, vol. VII, p. .3i; édit. iii-12.

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par le dortoir pendant leur premier somme avec beaucoup de petits chiens, en criant tayaut, et plusieurs choses semblables ou absolument inventées, ou exagérées avec excès... Sous prétexte de nous tenir compagnie, on nous gardait à vue. On choisissait pour cet office les plus âgées des religieuses, comme les plus difficiles à suborner; mais, ne faisant autre chose que nous promener tout le jour, nous les eûmes bientôt mises sur les dents l'une après l'autre : jusque-là que deux ou trois se démirent le pied, pour avoir voulu s'obstiner à courir avec nous (1). »

Gomment s'étonner, après cela, que moralistes et prédicateurs parlent souvent de ces conversions obligées : « retraites de chagrin, de dégoût, de nécessité, ou de bienséance, si ordinaires dans les conversions de ce temps-ci i'2) ». Au dix-septième siècle, il y eut des conversions sincères et durables, comme celles de la princesse palatine, de M"'^ de La Vallière, du grand Condé et de sa vaillante sœur, M™^ de Longueville; mais que d'autres furent fragiles, ou même simulées ! Fléchier nous en découvre les vrais motifs, les indique les uns après les autres avec sagacité, et nous laisse de la plupart de ces conversions un tableau digne d'être placé à côté des plus fermes peintures de Bourdaloue : « Où voit-on des retraites du monde bien sincères? le chagrin, la vanité, la bienséance font une partie des conversions qu'on voit aujourd'hui : car on s'est fait un art de se retirer à propos, quand le crédit commence à diminuer et qu'on cesse d'être à la mode; quand, par les disgrâces de la fortune, ou par sa mauvaise conduite, on s'est mis en état de ne pouvoir plus

'l) Voy. ce passage cité par M. Cli. Livet, Précieux et précieuses. Introduction, p. 12. 1 vol. in-12. Paris, Didier.

(2j Fléchier, Sermon pour le Jour des Rois, vol. VI, p. i:i9.

soutenir sa qualité; quand on est rebuté d'une vie souvent fâcheuse par ses accidents, et souvent même laborieuse dans ses plaisirs. Alors, on commence à penser que tout ne convient pas à tout temps ni à tout état; que le luxe et les passions ont leurs bornes; qu'il y a un âge à donner à la vanité et un âge à donner à la modestie; qu'il faut affecter d'être sage, de peur de passer pour ridicule. On s'éloigne du monde, parce que le monde commence lui-même à s'éloigner. On cherche à se venger du mépris que les autres font de soi, par le mépris qu'on fait semblant d'avoir pour les autres. On se défait de certains défauts, pour avoir droit de critiquer ceux qui les ont. On se jette dans des partis de dévotion, pour se consoler, en quelque façon, de n'être plus propre pour les intrigues du monde. On se fait un mérite de cette espèce de nécessité, comme si c'était un désir de réforme, et non pas une règle de bienséance, et, changeant de manières, sans changer de cœur ni d'inclinations, après avoir eu la vanité de suivre le monde, on veut encore avoir la vanité de le quitter (1). »

Ces sortes de conversions, ces demi-retraites, comme il les appelle, il les décrit avec finesse et pénétration, avec des détails nouveaux pour nous, qui surprennent même quelque peu, et montrent sur le vif les adresses, les habiletés mises en œuvre pour s'éloigner du monde, sans le quitter ni l'oublier. « On se croit bien avancé dans la dévotion, quand après une vie tumultueuse, touché de quelques mouvements d'une conversion qui n'est souvent que superficielle, on rompt ce commerce universel, que Ion avait avec le

(1) Sermon pour le quatrième dininnche de t'Aient, prêché devant le roi, à Versailles, en 1682, vol. VI, p. 119.

monde, pour se réduire au choix de quelques amis qu'on préfère aux autres. On cherche la douceur, et non pas la sainteté de la vie ; on éloigne le monde fâcheux, mais on conserve le monde qui plaît. Le cercle est un peu plus étroit, mais on y fait entrer tout ce qu'on aime. On veut avoir le plaisir de la société et le mérite de la retraite. De là viennent ces conversalions particulières, et ces commerces de conBance, que la solitude rend plus suspects et plus dangereux; où l'on se dit en secret ce qu'on n'oserait dire en public et en compagnie; et où, sous prétexte de piété, et même de direction, on mêle des discours frivoles à des entretiens spirituels, et beaucoup de nouvelles du monde à quelques affaires de conscience.

« Voilà ce qu'on appelle vivre en retraite. Combien voit-on de personnes vouées à Dieu, entretenir une curiosité mondaine; nourrir leur imagination des inutilités et des vanités du siècle qu'elles aiment qu'on leur raconte; entendre et parler le langage des pécheurs; attirer dans Jérusalem les intrigues de Babylone, faire de ces lieux destinés au silence et à la retraite, des réduits où l'on débite jusqu'aux mensonges et aux médisances; tenir au monde par de& correspondances qu'elles y ont, et, ne pouvant avoir la liberté de faire ce qui s'y fait, avoir du moins l'empressement de s'informer de ce qui s'y passe (1). »

Ces accommodements étaient fréquents, autorisés par l'usage, qui permettait à d'illustres pécheurs, à de hauts personnages, longtemps étourdis par le tumulte des passions, le bruit du monde et des affaires, de se retirer dans un couvent, où ils avaient leur appartement, leur maison même, qu'ils y avaient fait bàlir^

(1) Panég. de saint Antoine, vol. V, p. 138.

et où ils venaient atlendre paisiblement la fin de leurs jours, dans une « solitude de philosophe », plus que dans une solitude de chrétien (i). « Quand il j:»rend à certains esprits qui ne sont convertis qu'à demi, un désir de séparation et un dégoût des choses du monde, ils cherchent des maisons commodes, des monastères bien fondés, où, sous un habit et des observances de religion, on puisse mettre à couvert ce qu'on veut réserver de l'esprit du monde. S'ils ont dessein d'être solitaires, ils veulent du moins se faire une solitude à leur gré. Ils renoncent aux dignités séculières, mais ils veulent se faire honneur de leur piété, et, pour se consoler de ce qu'ils se sont éloignés des hommes, ils sont bien aises que les hommes à leur tour se rapprochent d'eux (2). »

Ces demi-convertis, « ces pénitents indéterminés », formaient une classe nombreuse : nous en retrouvons les divers portraits dans les Mémoires du temps. Tréville est resté le type le plus célèbre de cette dévotion intermittente, dont La Bruyère, Bourdaloue, M'""' de Sévigné, Saint-Simon n'ont pas dédaigné de noter les accès. « C'était un gentilhomme de Béarn, de beaucoup d'esprit et de lecture, fort agréable et fort galant. Il débuta très heureusement dans le monde, où il fut fort recherché et fort accueilli par des dames du plus haut parage, et de beaucoup d'esprit et même de gloire, avec qui il fut longtemps plus que très bien. Il ne se trouva pas si bien de la guerre que de la cour : les fatigues ne convenaient pas à sa paresse, ni le bruit des armes à la délicatesse de ses goûts. Sa valeur fut accusée. Quoi qu'il en fût, il se dégoûta prompte-

<1) Voy. Cil. Livet, Précieux et prccieuses, Introduction, p. 10. (2} Panég. de sairit Bernard, vol. V, p. 227.

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ment d'un métier qu'il ne trouvait pas fait pour lui. Il ne put être supérieur à l'effet que produisit cette conduite; il se jeta dans la dévotion, abdiqua la cour, se sépara du monde. Le genre de piété du fameux Port-Royal était celui des gens instruits, d'esprit et de bon goût. Il tourna donc de ce côté-là, se retira tout à fait, et persévéra dans la solitude et la grande dévotion plusieurs années. Il était facile et léger. La diversion le tenta; et il s'en alla en son pays, il s'y dissipa. Revenu à Paris, il s'y livra aux devoirs pour soulager sa faiblesse, il fréquenta les toilettes, le pied lui glissa, de dévot il devint philosophe; il se remit peu à peu à donner des repas recherchés, à exceller en tout par un goût difficile à atteindre: en un mot, il se fit soupçonner d'être devenu grossièrement épicurien. Ses anciens amis de Port-Royal, alarmés de cette vie, et des jolis vers auxquels il s'était remis, dont la galanterie et la délicatesse étaient charmantes, le rappelèrent enfin à lui-même et à ce qu'il avait été. Mais il leur échappa encore, et sa vie dégénéra en un haut et bas de haute dévotion, et de mollesse et de liberté qui se succédèrent par quartiers, et en une sorte de problème qui, sans l'esprit qui le soutenait et le faisait désirer, l'eût tout à fait déshonoré et rendu parfaitement ridicule. Ses dernières années furent plus suivies dans la régularité et la pénitence, et répondirent mieux aux commencements de sa dévotion (1). »

De pareils pénitents n'allaient pas à Dieu sans délai et sans résistance; et, s'ils changeaient de genre de vie, dans leur pensée, ce n'était pas sans retour.

(1) Saint-Simon, vol. III, p. 73;édit. Hachette, in-12. — Tréviile mourut en 1708, à l'âge de soixante-six ans.

« Vous menez une vie mondaine, leur disait Fléchier. mêlée de quelques pratiques de religion, passant par une vicissitude continuelle du péché à la confession, de la confession au péché, et croyant avoir droit de retomber, parce que vous faites de temps en temps quelque effort pour vous relever (1). » Ils imaginaient une multitude d'excuses; différaient le plus possible le moment du sacrifice, et en attendaient l'heure avec plus de résignation que d'empressement. Je trouve le tableau de ces lenteurs, de ces hésitations et de ces regrets dans le panégyrique de sainte Madeleine. « Elle ne crut pas, dit Fléchier s'adressant h d'autres Madeleines, que la beauté ni la jeunesse, fussent des titres suffisants pour autoriser sa vanité, et n'attendit pas que l'âge eût usé les tendresses de son cœur, ou changé les traits de son visage. Elle ne délibéra point, ne s'essaya point, ne prit pas d'une main tremblante ses liens l'un après l'autre, et ne perdit pas sa conversion à force de la ménager. Elle ne chercha pas des docteurs de la loi faciles et accommodants, pour calmer ses remords, et pour apaiser, par des traditions humaines, le premier trouble de sa conscience. Elle ne porta pas un dessein de conversion jusqu'à l'extrémité d'une maladie, pour mourir avec quelque honneur, après avoir vécu sans retenue, et donner au moins à Dieu les restes d'une vie ennuyeuse, et désormais inutile au monde (2). »

La pénitence est bonne, ou pour les religieux, ou pour ceux qui ont de graves désordres à expier. Quant à soi, on se range dans une troisième classe de chrétiens, pour qui elle n'est pas nécessaire. « Nous jugeons que

(1) Panég. de la Magdeleine, vol. V, p. 122.

(2) Ibid., vol. V, p 129.

les uns, à cause des désordres de leur vie, sont obligés à la pénitence; que les autres y sont engagés à cause de la sainteté de leur profession; et nous faisons pour nous un troisième état de dispense et de liberté. Nous ne sommes pas assez méchants pour être des premiers; nous ne sommes pas assez dévots pour être des seconds. Nous n'avons pas les raisons de suivre les uns; nous n'avons pas le courage d'imiter les autres : ainsi, donnant aux uns un titre de pénitence par justice, et aux autres un titre de pénitence par choix et par état, nous nous regardons à l'égard des uns comme justes, et nous donnons une malheureuse impunité à nos passions, parce qu'elles ne vont pas jusqu'aux derniers excès ; nous nous regardons à l'égard des autres comme faibles, et nous nous dispensons d'être pénitents, parce que nous n'aspirons pas à être parfaits (1). »

Qu'attendre de gens si avisés, qui règlent d'avance les lois et les conditions de leur pénitence (2)? de ces pénitents indéterminés « qui s'essaient, qui se ménagent, qui se demandent sans cesse s'ils peuvent, s'ils ne peuvent pas; s'il est temps, ou s'il ne l'est pas; et qui, par une circonspection, que la chair et le sang leur inspirent, craignant toujours d'aller au-delà de leurs forces, demeurent toujours au-dessous de leurs devoirs (3)? » De tels convertis imposent leurs conditions, bien plus qu'ils ne les reçoivent, commandent au lieu d'obéir, et exigent impérieusement des ménagements qu'ils devraient au moins solliciter avec humilité.

Ces convertis d'un nouveau genre donnent des conseils au lieu d'en recevoir, dirigent leur directeur, et se

(1) Pancg. de saint Sulpice, vol. V, p. IT/j.

(2) Fléchier, vol. V, p. 106.

(3) Panég. de saint Ignace, vol. V, p. 276.

servent de lui pour autoriser les faiblesses qu'ils veulent conserver. « La délicatesse des chrétiens est venue jusqu'à l'excès, et au lieu que c'est au pénitent à dire au confesseur comme saint Paul : Qae voulez-vous que je fasse? le confesseur est souvent réduit à dire au pénitent, comme Jésus-Christ à cet aveugle : Comment voulez-vous que je vous traite? On veut ôtre ménagé, selon les faibles dispositions qu'on a de se convertir. On se réserve le droit d'être toujours son premier juge, et l'on penche toujours du côté de la grâce et de la faveur. On n'aime pas qu'un directeur veuille entrer trop avant dans le fond d'une conscience, et l'on est d'avis qu'il se contente de certaines bonnes volontés qu'on lui montre. On lui abandonne certains défauts, pourvu qu'il ne touche pas à d'autres, auxquels on est plus attaché, et qu'on trouve bien le moyen de mettre à couvert de ses remontrances. On se sert de lui pour faire le bien qu'on veut faire, et pour autoriser les faiblesses qu'on veut conserver; et s'il n'a de la fermeté, on se relâche de part et d'autre, et le directeur est enfin dirigé lui-même (1). »

Fléchier pousse plus loin la fine analyse de ce caractère : il nous montre le « pénitent indéterminé », dans la crainte d'aller trop loin en fait d'austérités et de sacrifices, prenant prudemment ses mesures, attentif à se ménager, combattant les défauts qu'il n'a pas pour se donner le droit d'épargner ceux qu'il a, prêt, en un mot, à appliquer un prompt remède ici, là, partout, excepté sur la partie réellement malade. « Il y a certains endroits sensibles dans le cœur, où personne n'a presque le courage de toucher, et l'on se jette sur des

(1) Sermon pour le jour de la Concersion ilc ■'ainl Paul, prêché dans l'église de Saint-Paul, à Paris, en 1682, vol. V, p. 106.

endroits indifférents. On fait volontiers des aumônes, quand on est naturellement libéral. On aime les longues prières, avec attention ou non, Dieu le sait : c'est une formalité de dévotion qui ne coûte guère. On ne refuse pas quelque austérité, pourvu qu'on la choisisse soimême, et qu'elle vienne du fond de la propre volonté; mais quand il faut se roidir contre une vieille prévention, ou contre un péché dominant, on se rebute au premier effort; on voudrait bien être autre, mais on demeure toujours le même, et quoiqu'on veuille avoir l'honneur d'être converti, on ne veut pas en avoir la peine (1). »

(1 Sermon pour le jour de la Conversion de saint Paul, prêché dans l'église de Saint-Paul, à Paris, en 1682, vol. V, p. 108.

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