‹ Fleur des belles épéesChapitre 2 sur 9 · MUSÉE DE L'ERMITAGE À SAINT-PÉTERSBOURG · texte numérisé non relu

MUSÉE DE L'ERMITAGE À SAINT-PÉTERSBOURG

Ancienne collection San Donato; ancienne collection Basilewsky.

ette précieuse monture, c'est-à-dire, en vieux langage, la hendure où poing, li helz et li pons : la prise de main, la branche de croix et le pommeau qui la composent sont d'argent plaqué d'or, tout enrichis d'images et de légendes en travail de nielle.

Ces légendes, formées de caractères moitié latins, moitié gothiques,

datent, en quelque sorte, ce rarissime ouvrage d'orfèvrerie.

Sur les deux faces méplates de la prise de main, qui, de sa base

à son sommet, s'étrécit tant soit peu, sont représentés avec banderoles et noms d'Évangé-

istes, le lion de saint Marc, le bœuf de saint Luc et, plus bas, l'image symbolique de l'Agneau pascal blessé au cou, et dont le sang jaillit et tombe dans une coupe en forme de calice. Cet emblème est répété sur le revers de la poignée, où figure aussi l'ange de saint Mathieu et

aigle de saint Jean expliqués par ces légendes sur banderoles : Maftbeus et Johannes.

A chaque extrémité des heZz aplatis, légèrement abaissés et coupés à angle droit en fer de

hache, se retrouvent, d'un côté sur la face d'épée, le lion et le bœuf ailés figurant déjà sur la

fusée. Dans l'intervalle qui sépare ces images se développe, sur deux lignes, la légende suivante,

ue et restaurée par le savant paléographe M. J. Tastu, dans sa notice sur l'épée que nous

décrivons :

QVICVMQVE HAEC # NOMINA DEI SECVM TVLERIT — NVLLVM PERICVLVM EI OMNINO NOCEBIT. AMEN.

Mot à mot :

« Quiconque ces & noms de Dieu avec soi portera,

« Nul péril à lui point ne nuira. »

Au revers des eg se voient reproduits en même disposition qu'à leur partie antérieure, l'aigle de saint Jean et l'ange de saint Mathieu.

Ces deux images sont séparées par une inscription formée de mots à désinence hébraïque

qui restent inexpliqués.

Au centre des faces plates du pommeau circulaire que borde un large biseau, sont fermement niellés, d'un côté, le monogramme du Christ et de l'autre un ornement branchut dont les rameaux fleuronnés se recourbent en volutes.

La face où se trouve le monogramme est cernée par deux légendes dont voici le sens, selon M. Tastu :

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