‹ Fleur des belles épéesChapitre 4 sur 9 · OUVRAGE ITALIEN DU XV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

OUVRAGE ITALIEN DU XV* SIÈCLE

Arméria Real de Torino.

une grande fermeté de forme et d'un grand style dans les ornements qui la décorent, cette précieuse monture, dont les deux faces sont représentées dans ce recueil, est, branches de croix et pommeau, en fonte de cuivre. relevée de fines ciselures et dorée en plein.

On attribue cette œuvre des plus remarquable par son importance

artistique au célèbre sculpteur Donatello Florentin, mort en 1466.

Sa signature est ciselée circulairement entre deux moulures sur la bague formant le bas de la poignée.

Il ne m'appartient pas de traiter ici la question de l'authenticité de cette signature; je dirai seulement que Donatello ayant fait à Florence une statue de saint Georges pour la corporation des armuriers, il n'est pas improbable qu'il ait modelé aussi la monture d'une épée pour quelque prince d'Italie.

Au XV: et au XVI siècle de très grands artistes tels que Léonard de Vinci, Holbein, Polidoro, Carravagio, Petrus Woeiriot, Antoine Jacquart et tant d'autres ingénieux producteurs ont fait des

dessins pour servir aux monteurs d'épées et aux maïitres ciseleurs d'armes; car en ce temps de

faste, les armes de parement eurent dans le luxe militaire une extrème importance; on peut en juger par le fait suivant :

Un armurier de Brescia, nommé Sérafino, offrit lui-même au roi de France, François [‘, un stocco, c'est-à-dire une épée, en échange de laquelle il reçut du roi un collier d'or et la dignité de chevalier. Il n'était pas rare en Allemagne, depuis le moyen-âge, de voir des armuriers

anoblis pour leurs travaux et leur talent par les souverains qui les retenaient à leur service.

ÉSTOCDEMPAREMENN

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