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OUVRAGE D'ALLEMAGNE

Cabinet des médailles, Bibliothèque nationale.

ien en ouvrage de bijoux n'est plus délicat que cette précieuse monture d'épée.

Sa poignée, ses-gardes et son pommeau présentent sur fond d’or un travail d'émaillerie de la plus grande finesse. L'ornementation se

compose, comme on le voit par la planche qui la reproduit dans ses

détails, des cartouches encadrant de petits médaillons, têtes d'hommes

et de femmes, et des dispositions de cuirs ou d'entrelacs d'un dessin exquis, le tout émaillé de couleurs variées. — Le blanc est celle qui domine, — ne laissant à découvert que dans les fonds et sur les médaillons ciselés, l'or dont l'ensemble est formé.

Cette admirable rapière toute espagnole par la forme de ses gardes, la longueur de ses quillons et la petite proportion de sa poignée, a appartenu à Jean Parisot de la Valette, grand-maitre de l'ordre de Malte. Il la reçut du pape Pie IV qui la lui donna pour le récompenser d’avoir défendu Malte en 1565 contre l'armée de Soliman II.

Cette arme historique rapportée en France par le général Bonaparte, à son retour de la campagne d'Égypte, lui fut offerte après la prise de Malte, en présent, avec un poignard — tout pareil comme travail — que dans son testament d'empereur il appelle — son poignard — et lègue à son fils le roi de Rome.

(Ce poignard après avoir figuré parmi les reliques royales du musée des Souverains au

Louvre, est maintenant conservé au musée d'artillerie à l'hôtel des Invalides.)

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