ANT O
‘NS UN Mot, sans une explication, Marguerite se
Non, Je ne veux pas qu'il parte !
Je ne le veux Pas, entendez Vous ! Et si vous faites une chose
11 1 pareille de l'encourager dans sa résolution, et ne
pas lui dir que le bonheur est ici auprès di moi, je vous maudirai, tante Lise, et père vous maudira aussi, dans un couvent !
Puis se retournant vers Antoniet :
— Alors, ditelle, vous croyez que l'estime remplacer
vous aupres de Car Moi je vais entrer
a chez moi l'amour, et que je serai par la blessure de mon ca parce . Mais le devoir n'est pas là pour vous, :; isque puisque père est heureux de vous nommer sou fils ! Votre devoir est de vous acquitter de ce que nous avons fuit pour vous en fils et en tiancé nous vous aimons |
heureuse de voir tout le sang de mes veines s'écouler que vous aurez rempli votre devoir 2.
pere consent
pour cela, vous devez vous conduire ... Votre devoir enfin est de nous rendre heureux, tous, autant que [ls essayèrent de lui résister l’un et l'autre. Mais le moyen, quand le cœur entier du pauvre garçon 5" lançait vers cette belle fille AUX Yeux purs, et au cœur plein de flammes, qui lui faisait entrevoir toute une vie de bonheur et de délices
Lise aimait son enfant ; elle avait à son égard des entrailles trop rester longtemps contre lui.
Elle donna son ccnsentement.
Mais tandis qu'on annonçait à tout le monde les fiancaiiles de Marguerite, que Rol-
maternelles pour
land la félicitait, que Monette la
très attendrie embrassait servait au fond de son cœur un sentiment
jonter
Abeille et lui rend
ressait Comme une folle sur son cœur, que Germaine
ait si facilement la p
arole donnée, Lise con-
d'amertume et de chagrin impossible à qur
Il lui semblait que venuit de s'envoler à jainais, son dern
nette ; Tandis que sa délicatesse et sn loyauté pouvaient être suspectéés, ne tüt-ce que
r espoir de conserver Mo
des indifiérents Alors, dans la vieille petite église de Gelluc, dans cette église où Germaine naguere avait tant prit, tant pleuré, Lise à genoux, la tête humblement courbée disait :
—() mon Dieu ! «né me punissez pas de la gurder....de ne pas avoir ja force de la rendre ! .Je l'aime tant Seigneur !,.., Pronez ma vie, si Vous me trouvez coupable; mais elle, ma Monette tant adorée, ma fille pour laquelle j'ai tant souffert, laissez-la 01,
mon Dieu, luissez-là moi UN COUP DE FOUDRE.
Pascal, dès qu'il sut qu'après bien des hésitations et des réticences, Lise avait donné
enfin son consentement au bonheur d’Antoniet, vouiut que les fêtes de fiancuilles de sa tille eussent lieu avec une très grande solennité, quoique dans la seule intimité des deux
familles.
— Vous êtes bien jeunes tous les deux, pour entrer encore en ménage, leur ditil, mais } # ;
je suis d'avis que plus l'on se murie à l’aube de Ja vie, et mieux cela vaut. Tout cet
hiver, vous vivrez comme deux fiancés à côté de vos mères, et après le Salon, la noce aura lieu, ici même, à Gesdres,.
Ce plan fut approuvé de tout le monde : et l'après midi:même, ou alla inviter le curé et Flore à la fête qui devait avoir lieu deux Jours après, c’est-à-dire 1 rsque la bague de fiancailles serait arrivée.
Mais Germaine ne l’entendit pas ainsi.
—Monette, dit-elle au même instant à l& fillette, venez avec moi à Mussidan, j'ai quel que chose à vous dire.
Puis s'adressant à Lise,
— Vous consentez bien à me lu prêter ua peu, n'est ce pas, cher aie Jui dit-elle : nous ne 4ElONS pas longtemps absentes,
[n'y avait pas moyen à Mme Escaméla de refuser une chose demandée ainsi devant tous, et avec autant de bonne grâce,
—Qu'a-t-elle donc à lui confier là-bas, en tête à tête ?. .se demanda la malheureuse femme
Elles partirent ensemble toutes les deux. Rolland, lui méme ne les ac Cmpagnait pas,
Des que Germaine se trouva hors de portée du château, elte prit le bras de Monette quelle plaça sous le sien et, comme si elle eût en son âge, elle se mit à courir avec lu fillette. Elle était positivement rajeunie de dix ans. Rien n'était frais et jolie comme elle, maintenant
— Dépê hons-nous, ma petite Fleur-des Neis
, lui ditelle, si tu savais quel plaisir tu
vas faire à ta future belle sœur !....
— Lequel donc ?
— Aie la patience d'attendre seulement un quart d'heure, et tu vas le savoir.
Toujours appuyées l’une à l’autre, et semblables en eflet à deux sœurs, elles arrivèrent dans l’élégante chambre au parfum d'iris, cette chambre ou Monette se sentait si bien chez elle maintenant, (Germaine prit dans un petit cotlret d'argent des écrins de bijoux,
—Tu vas choisir là bague quite paraîtra ln plus belle, dit-elle, et ce soir A ntoniet la donnera à sa fiancée,
Ii s'en trouva deux, deux merveilles en effet, qui également firent tourner la tête de Mile Fleur des Neiges.
Sur l’une deux diamants plus gros que des nois ttes, presque rididuies pour une bague, étaient montés sxnplement | tes gouttes de rosée, La seconde était faite avee un admirable brillant, acheté à la vente des diamants de la Couronne, et qui avait appartenu à Mazarin. Au.dessus de lui, une perle noire, d'un orient admirable, et d’une in vraisemblable grosseur, faisait ressortir la blancheur extraordinaire de la gemme magnifique,
Murguerite, très femme sous ce rapport-là, les avait adiirées plus d’une fois
un à côté de l’autre, semblables à deux énormes et tremblan-
onHervet Mo
ne füt-ce que
église où Ger-
ment courbée
r la force de
vez coupable;
laissez-la moi,
avait donné
à | s icailles le sa iité des deux
r dit il, Diais . Tout cet Jon, la noce viter le curé Ja bague de
an, j'ai quel
t-elle ; nous vinsi devant
nalheursuse pagnait pas.
de Monette vir avec lu
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arrivèrent ait si bien de bijoux, \ntoniet la
la tête de
une bague, tremblanà la vente
de lui, une essortir Ja
FLEUR DES NEÉIGES
— Lans ie aimaitelle mieux ? demanda Monette, Je ne sais pus, elle les trouvait trè: belles toutes les deux
Mais, au fuit, dit Gerinaine avec un sourir , la ditticulté est facile à résoudt
; nr Comment cela, mumnn Mémaine ? En lui f usant choisir, n'est ce
pus Tu n'y es pas, ma Monette, nous allon les lui ‘donner tout: les deux. C'est lire qu'Antoniet lui donnera celle jui est toute blanche, pour uu fiancé c'est préférable ; et toi, tu passeras la perle noire à son doigt. Ce qu'elle va être contente, notre Margot !.. Je vois d'ici ses beaux veux briller comme des étoiies Monette était suffoquée de Joie —O maman !Sécriat-elle délirante et éperdue, iuaman chérie, quel cœur vous avez Vous voulez donc que je vous adore à en perdre la raison M'adorer, oh ! oni, je ne déetnande pas mieux, dit Germaine en lui rendant ses bai sers avec un battement le cœur capable de la tuer, Mais en perdire ia raison !..... Oh! non, par exemple Et puis, va, mon enfant chérie ajoutu-t-elle tristement, je puis donner tout mon écrin à la fille d'Abeille: que ce ne serait pas encore assez pour remer acier le père et ln mère de ce qu'ils ont fuit pour moi Allons, manian, vite taisez. vous, ne pensez plus à ces choses si tristes. T1 faut les oublier, Tu veux que j'oublie ma fille 7, Monette hésita, Puis tont à e
up eclatant —Eh bien ! oui, dit-elle, je veux que vous l'oublier: J'en suis jalouse, mui, de cette enfant que vous me préférez, et qui est sans cesse entre nous
D'ailleurs, votre fille, c'est moi, à présent
Plus bas, en l'embrassant plus fort, palpitante et émue à rendre l'âme. elle ajouta
—Mon Rolland n’est il pas vatre fils ?..,
Germaine la regarda en proie à un attendrissement fou. Que disait elle donc ?
Que voulait-elle dire ? Dieu, par la bouche pure de cette enfant, lui envoyait-il un avertissement suprême, ou bien Monette lui faisai
üt-elle dans l’ardeur de sa tendresse naive un Aveu qu'elle n'avait certainement pas encore fait à Lise?
Cette dernière idée acheva de bouleverser Germaine, Avec son beau regard bleu, mouillé de larmes délicieuses, elie se pencha sur Monette, et très doucement lui uit
-—Alors, tu l'aines, mon fils bienaimé !. =
Monette appuya sa tête sur l'épaule de Ja comtesse, et avec un recu@illement subit extraordinaire, elle répondit
—Oh ! oui, maman, plus que ma vie !
—Oh ! comme tu as raison, chère aimée !
st-cee qu'il ÿ 4 au monde rien de bon, d'honnète et de droit comme lui
Et combien il t'aime, lui aussi !... Va, ion adorée, rends le heureux, toujours, toujours... C'est si bon une vie entière passée à côté de quelqu'un qu'on aime, en ne vi Vant que pour lui, en lui sacritiant tout, en étant prête à lui donner jusqu'à la dernière goutte de son sang !....
Ev quetles délices de se sentir aimée de l4 même facon ! De pouvoir s'appuyer comine Abeille sur Pascal, sur un être doux et fort qui est un maître et un atui
De grosses larmes tombaient des veux de Germaine,
Monette les essuya avec ses baisers
— Nous nous aimerons ainsi, devant vous, maman, lui dit-elle, Et vous en serez reuse, puisque c'est vous qui avez fait le cœur de Rolland a Fimage du vôtre
Elles reprirent le chemin de Gesdres.
Monette étuit sérieuse, fon attendrie, en proie également à une préoccupation que Germaine ne tarda pas à remarquer,
-Qu'as-tu ? lui demanda telle,
La fillette hésita,
—-Tu as douc des secrets pour moi ? insista la comtesse qui vit son embarras.
— Pour vous, répondit Fleur des Neiges, non, mais pour une autre. Et c'est méme à ce suiat que je voudrais bien vous demander quelque chose ; mais je n'ose pas
— Qu &.t-ce que c’est ? Je ne pensais pas te faire peur à ce point —Oh ! vous .° me faites pas peur !, —Explique-toi, an,
—Je vous ai confié le secret de mon cœur, mais vous êtes la seule À le savoir
282 lLEUR DES NEIGES Germaine recut un COUP profond dans }a poitrine. C'était elle que Monette avait traitée en mère, Mais elle voulut refouler la formidable émotion qui fut tout à coup la Sioune Elle essaya de plaisanter, Oh? personne ! fit elle, je suis bien sûre que Margot a bien eu quelque petite confi dence Jà dessus Vous vous trompez, ni Margot ni rersonne !.... Margot ce ne erait rien encore ! Mais manan Lise qui est si ombraseuse, et à laquelle 1 tal hcore rien laissé SOUpéonner 7..,, Si elle savait que J6 vous ai tout confié à vous, mon Dieu !.
Elle ne serait peut-être pas contente, c’est sûr !
Pas contente !. + Cen'estrien!.,,, Mais elle souffrirait ! Et cela, crovez Vous,
Miunan Mémaine, il ne le faut pas, Elle m'aime tant, tant, si vous saviez !. -Assurément, répondit Germaine, malgré elle un peu ennuyée de ce srand amour de Lise, si autoritair , Si jaloux
Monette vit rapidement cette hinpression-l4,
— Allons bon, Peusa t-elle, celle là aussi va se rendre également malheureuse, parce que J aime maman !,...
Mais elle était trop fine pour paraître di couvrir cette chose là, etelle se contenta de dire à Germaine :
— Voulez vous me promettre de ne men dire de mon aveu ni à maman, ni À Mine de Gresdros.
La comtesse ne demandait pas mieux que de rester l’unique confidente de Monette,
— C'est entendu, dit elle, ce sera un secret entre nous seules, ...
Au château, Monette attendit qu'Antoniet rentrât du pare, où plus que jamais, depuis le jugement de Mathieu et l'espoir nouveau qui rempliésait son cœur, il travaillait, À en perdre le boire et e manger, Lise se trouvait là avec Abeille,
-Mme de Mussidan aîme tant Margot, lui dit Fleur des Neiges avec une finesse très féminine, qu'elle veut que la bague de fiançailles soit prise dans son écrin à elle
Maman, continua telle en s'adressant à Lise, dis à mon frère qu'il doit accepter cela de la comtesse de Villamblard,
—Je vous en conjure, supplia à son tour Germaine, une si grande affection m’unit à Pascal et à Abeille, je leur dois tant à tous les deux, qu'il vous faut me permettre cette petite attention-là.
Lise, en dehors de son extraordinaire jalousie, était femme à comprendre ce sentiment,
Elle s’en rendit mieux coMpte encore lorsque Monette AÿYant ouvert l’écrin, elle vit un bijou scintillant de tant de feux, si simple et si “blouissant, qu'elle comprit instantanément qu'il devait être d'un prix très élevé
Mais sa délicatesse ne s’effaroucha pas de cela.
De Germaine, fabuleusement riche, à la famille de M. de Gesdres, c'était une chose neturelle, et dans laquelle ni Antoniet ni elle n'avaient à s'immiscer.
— Qui, madame, dit-elle aussitôt à Germaine, je comprends bien votre pensée ; mon fils prendra cette bague ; mais il dira à sa fiancée d’où elle vient, et elle lui en sera cer. tainement mille fois plus chère,
Ce fut au Salon, un peu avant le diner et en présence de tonte la famille, que Toniet, trés ému, ft à Marguerite son cadeur. de fiancé. L'écrin était fermé i Mais Abeille, qui connaissait À fond les bijoux de Germaine, reconnut vite son chiffre que Bargemon, Jadis, ne manquait jamais de faire graver sur tout ce qu’il lui donnait.
—Miue de Villamblard, dit en même temps le fils de Lise, n’a pas voulu que votre bague de fiançailles, chère Marguerite, sortit de chez un joaillier quelconque, C'est son écrin qui vous la fournit. Moi je n'ai que le bonheur de la passer à votre doigt, et de vous offrir avec l'expression de nion ardent amour, tous les vœux d'un éternel bonheur,
Marguerite éblouie, poussait déjà des cris d'admiration.
—Ÿ tante Germaine, balbutia.t'elle perdue, pourquoi me donner un si splendide bijou ? Croyez-vous que j'aie besoin de ça pour croire à votre affection.
Pendant ce temps, Abeille suffoquée d'embarras disait à Pascal :
— Mais tu sais bien que cette bagüe avait coûté cent mille francs à M. Bargemon ?
—Tais-toi, lui répondit Pascal tout bas ; ne lui gâte Pas son bonheur, elle est si heureuse de nous montrer sa tendresse et sa :econnaissance !
Marguerite au cou de Germaine la couvrait de baisers, lui disant tout bas, assez bas pour que personne n’entendit une seule de ses paroles :
Di
de
mi
lonette avait out à coup la
petite conf.
et à laquelle onfié à vous, croyez vous,
l amour de
8, parce que contenta de à Mme de Tonette.
ais, depuis illait, à en
inesse très
oter cela de
m'unit à tire cette
sentiment, elle vit un astantané-
ine chose
sée ; mon sera cer-
> Toniet, eille, qui on, jadis,
16 votre C'est son t, et de nheur,
de bijou ?
Sssez bas
& à À ri “
FLUUR DES NHIGHS CAR — Et à la fiancée de Rolland, alors, que lui donnerez-vous ! Sans hésitation Ctermaine répondit -—Tout ce que j'ai Lorsque la Jeune fill
6 laissa lu comtesse pour remercier Monette d'intervenir.
Antoniet, ce fut au tour de
— Dis donc,ma chère petite SUR, Comnença t-elle, figure-toi qu'il s'est midi à Mussidan queïque chose d’extraordinaire Choisisse moi-méme la | iguë qu Antoniet de
iS56 cotte iprè
: Mme de Villamblard n voulu que je
vait offrir ; inais il y en avait deux si belles
S que jé ne nouvais we décider entre elles,
Ah ! oui, tit Marguerite, dont les veux brillajer t, Je Suis sûre que l’autre , g J 1 perle noire, avec le Macarin, n'est-ce pus ?
= Marguerite, inters int aussitôt
Abeille, tu es d’une inconvenance !
—Tais-toi, dit Germaine, je suis presque s& mère, moi
heureuse que cette familiarité. là ! |
AUSSI, et rien d'elle ne me rend si
-Possib'e, dit péréemptoirement la nirquise, Drais ci guerite
cette bague qui est une Wagniticence,
jà trop d’avoig donné à Mu Si tu avais fuit la folie de Jui
lui porter ton
nazarin, tu l'aurais réints gré ‘dans son écrin, wa chi re, tu peux en ètre sûre.
— [Le voilà, dit Monette, en le tirant de sa poche, C'est a moi que Mine de Viliam blard l'a douné
Et moi, je l'offre à Margot, parce que je n'ai pas été capable de choisir entre les deux bijoux
— Non, non, dit Abeille, je ne veux pas que Marguerite accepte tout cela.
— Et moi, dit Germaine, je t'en conjure, Faut-il que je te dise pourquoi ?.,., 4 euxtu, mauvaise, que je te répète encore combien l’idée de voir
une partie des cadenux de mon
bien-aimé père faire la joie de ta fille, et être portés par elle m'est douce et chère ? Tu ne la connais donc pas, mar
que je vous répète sur. tous les ton
Lorsque, folle e
econnaissance pour Pascal et pour toi ?,.., s ce qu'elle est dans mon cœur LE
t désespérée, vous m'avez soignée tous les deux ai-je refusés, moi, vos soins, sous foyer, à votre maison ?.,,
Et il faut
comme une sœur, les prétexte que cela vous enlevait à votre intimité, à votre Alors, fais comme moi, et tais-toi !....
arguerite se chargea de dénouer la situation en disant avec sa naïveté adorable : —-Moi, tunte Germaine, je ne fais pas tant de grimaces ; c’est trop joli, t ment beau pour que vos bugues ne me fassent pas un plaisir infini.
Merci, merci mille fois, je vous adore !
En regardant de nouveau les
rop adorable
Vous me rendez heureuse comme une reine !
bijoux princiers scintiller à ses doigts élégants : —Mon Dieu ! que c'est joli, que c’est joli ! s'écria-t.elle,
Puis elle sauta de Joie, et finalement elle prit Monette dans ses bras.
-—Tu es tout de même une Petite perfection, lui dit-elle, pour dessaisir de ces splendeurs-là pour moi.
Dis-moi donc à présent de te les repasser, où de les refuser, Maman, tu Vas voir comme je vais bien te recevoir | :
Germaine était heureuse au-delà du possible de cette Joie de Marguerite,
Abeille ne boudait plus, quant à Pascal, très attendri, il serrait les mains de la com tesse en lui disant :
—Merci du bonheur de M grande,
—Taisez vous, lui répondit Mme de Villambl ‘chercher mon collier en diamants !
avoir eu le courage de te
comme paraît le vouloir
aruuerite, mais véritablement, votre générosité est trop
ard, si vous ajoutez un mot de plus je vais M de Gesdres se mit à rire.
— 0h! non, Germaine, dit il
ne faites pas cela, faire interdire, Car vous savez
ce serait un trop beau prétexte a vous , Malgré les apparences d'une récente Conversion, je vous conseille de ne pas trop vous y fier !..., La comtesse ne répondit que par un sourire.
En dépit, en effet, des prières et des assurances de Monette.
Grégoire ne jui inspirait qu'une confiance des plus relatives.
Le repas des fiançailles avait été fixé à deux jours de la, Pour la premiére fois M, de Mussidun devait dîner
Cette invitation avait été l'objet d'une discussion x Pascal ne pouvait se résoudre à ouvrir de nouvo outes grandes les port
son à celui qu’il Jugeait toujours de la même facon, Mais Monette avait tellement insisté
au château de Gesdrea 58eZ vive,
es de sa mai-
DK {
FLEUR LES NEIGERS
ses Jolies yeux s'étaient 1
mplis de larmes si amère:
ble de persister
s que le MArqUIS n'avait pas été Capa dans sa résolution Et puis, avait ajouté Abeille, |
ON papa curé sera là : comment veux Lu que nous lui expliquious cette absence de
son neveu ?..,, Et
il, sous lu pauvreté des prétextes évo sespoir pour ses vieux Jours
à tait convaincu, avait dit
,quil vienne, Mais charge toi de otre pour rien,
qués pour nous, il devine la vérité, quel dé Alors, Pascal, tout Soit l'invitation, Abeille, parce que je ne veux y C'est Monette qui le conduira ici, répondit la marquise, L'influence qu'elle à sur lui est vraiment extraordinaire Deux Jours après, Gesdre Y en avaitil, en effet de Jeur fille unique ?,,
* était illuminé comme pour la plus resplendissante des fêtes.
, de plus importante pour Pascal et pour Abeille, que le
bonheur L'arrivée de (
irégoire se fit très sinplement Véritablement on eût juré que le repentir était entré dans
SON Ceur, et que le souvenir de sa conduite passée le à
1 lait très malheureux. Lui, toujours si hautain, si expansif avait la mine*contuse et silencieuse d'un coupable, Assis dans le coin le plus reculé du grand salon, il s'étuc
liait à s'effacer le plus possible. Mais on faisait grande joie réguait au milieu de tous due, Marguerite si gentiment l'appelait :
Comment lui résister ?
dit le matin mème, avec ce
— À présent qu'Antoniet deux, maman adorée
Cela surtout l'avait mise d’une Son pauvre cœur malade.
à peine attention Lise elle-même s'était un peu détea maunan Lise !...
Et Monette, plus gentiment
à Jui, car une
encore, ne lui avait-elle pas s jolies mines câlines qui n'appartenaient qu'à elle
va être absorbé par l'amour de sa femme, je t’'Aimerai pour L +
humeur charmante, en pansant l'éternelle blessure de Le curé seul était en retard,
Mais il était si distruit !,,..
Enfin, il
arriva, le tricorne de travers, extre nement rouge et congestionné, sans rabat, dans un état évident d'angoisse et de préoccupation, Germaine qui le connaissait bien fut la première frappée de cette attitude si peu habituelle,
Mon Dieu ! bon papa, s'écrin:t elle, que vous est.il done arrivé ?, Il bredouilla, en proie à un embarras qui lui Otait jusqu'à l'usage de ln parole, et la Voix étranglée il finit par dire :
—=J'e n'ai rival Laissemoi tranquille !,., On se mit à table, Mais après le potaun, NY tenant plus, il dit tout à coup à Lise : — C'est bien vous qui êtes Mme | ie Un peu saisie, elle répondit :
Escaméla, n'est ce pas — Mais oui, monsieur le « uré, et vous le savez bien. —Mais Mme Escaméln née Ferras, ce
l'auberge de l'Hospice Francais de I Lise, Germaine et peut être enc
Ile qui tenait avec son mari, il va dix sept ans, Aüchon, dans les Pyrénées ?, ...
re plus Rolland, étaient devenus d'une paleur de cire — Mis, oui, dit Pascal, c’est bien elle.
Pouvons-nous savoir le but de ces questions là, mon cher curé ? — Vous, non, monsieur le Marquis, mais je À moi? s'exclama le jeune Bargemon,
— ui, à toi, Et quand je re DOUS causerons de cette chose.
suis autorisé à le dire à Rolland,
Partirai ce soir pour Gellac, tu à.
TE retomba dans sa préoccupation intense. ( Tandis que le comte se disait :
viendras me reconduire et
erinaine ne vivait plus. Lise encore moins,
—— Quel est ce mystère, et ne conc
Lise, blanche comme une morte, ne conservait
— Voilà le moment terrible Rolland 1...
Rien ne put les distraire ni l’une ni l’autre, inquiète, était en même temps plus maitre soirée s'écoula, bytore. ,
ernerait il pas ma fille ?..
aucun doute à cet égard, et pensait venu, le secret de la naissance de M tte va être révélé à Cependant Germaine, moins directement sse de ses impres
siuns, Enfin, cette mortelle et le curé, comme dix heures sonnaient, se leva pour rejoindre son pres- Flore, ma chère fille, dit:il à sa vieille compagne, demandez de bien vouloir Vous accompagner afin de ne Obscurité,,,,, Elle se rebiffa,
à quelqu'un de Gesdres Pas avoir peur dans la traverse Par cette
À Iut
El
Lu = écrit
je Ï lo des ( dern paro ver ; chose qu'il
juge
mieu
datio
ment Ma tourn donn:
Tor sait le Mo Ma Die Ut la mêr une 80 l'autre
pas été ca pa-
que nous lui
rétextes évo
le ne veux Y
u'elle a sur
te des fèt es,
le bonheur le sou enirt si expansif s reculé du 8 attention \ peu détea ait-elle pas inerai pour blessure de
sans rabat, ait bien fut
arole, et la
-sept ans,
r de cire
nduire et re moins, isait révélé à ectement mortelle
10)6 pres-
Gesdres
Jar cette
FLEUR DÉS NEIGKHS
Est ce que ] ai peur avec vous ?
Précisément,
dit-elle,
je désire faire le trajet seul avec
Rolland, J'ai à causer nv Elle bougonna plus fort
En voila des Hysteres,fit elle,
‘omme si je ne |:
idire,
SAUT'HAI pas toujours ve ) Un peu plus tôt, un peu plus tard, qu'e
\ li :
L'abbé de Villamblard ne répondit pa
st-ce que ça pcout faire
et elle s ApAaIsA4 Ce ttee, or QUE Cirregoire lui dit :
C'est moi qui VOUS aACCOomMpagnerai, na chère vieille mie, si Vous me lo permettez, ls partirent, le curé et Roljand les premiers,
Au méme MOmMment, sans que Jes nus et les auti OCCUPÉS chat un de ses afl iires
q parti ‘““ileres fissent attention à ve départ, Lise éonlemeut disparut Entin, bon Papa, dit Rolland, loi qu'ils furent tous les deux en pleines landes. qu ce qu il ya Ce nue VOUS 1Vez été Mystorieux, tout ce soir ! Vous en avez fait Passer Une soirée à maman Mémaine —]llva peut être de quoi ?
Ah qu'est ce que vous vouliez dire ?
J'ai reçu aujourd'hui ième une lettre qui m'a bouleversé. — De qui ?
De Mathieu, lanc'en valet de chambre de Grégoire Rotland faillit tomber sans contaissunee, sur la pous ière du cl ent:
vous n'avez pas Contontuu, bon papa ?
De Mathieu répéta-t1l, est ce que lluy à pas de danver, — Où est-il ?..
Aux environs de New York — Le nom 1...
—Je ne le SA1S pas, mais la lettre est avec l'adresse a la mai Ju, EU vas la vor,
Ah ! il donne son adre
s$e — Oui, et même il te demande — Comment cela ?. | Je te dis que tu vas le voir tout au long. Mais enfin, si tu es $] pressé, voici ce qu'il écrit OÙ à peu pres Voulez-vous me dire, monsieur le curé, si M. et Mm
vivants à l'Hospice de Luchon qu'ils ont longtemps habité ? S'ils no SONG pas i4, où sont-ils ? Qu'est devenu leur fille Monette Escainéia ? Elle ne doit pas étre encore mariée.
dernier cas, demandez à M. Rolland Bargeinon s'il voudrait venir recevoir les paroles d’ün mourant. Je ne Vais pas mourir d'ici à quelques jours, il a le te
je ne veux pas m'en all M. Rolland doit avoir tenu les promesses qu'il possède la haute loyauté et le caractère si noble de M. I juge: s’il en est ainsi, envov :-le-moi, monsieur le
Escaméla sont encore
Dans ce dernière:
imps d'arrier en éMportant certaines de son enfance, c’est-à-dire sargemon, Je vous en laisse curé, ma contiance ne mieux placée dans la grave circonstance que vous allez tous traverser.”
[l finit, continua Je curé, en donnant son adresse avec certains détails, dations, enfin l'itinéraire à suivre, M. de Villamblard s'était tu.
Il n’ens avait pas davantage.
Son âme un peu naive ne Soupeonnail rie
ver ; mais je suis condamné, je le sais, et.
choses avec moi,
saurait être
des recomman Pour arriver au plus tôt chez lui, et c’est tout
n des graves confidences que Mathieu évidemment, ne voulait pas emporter dans Ja tombe.
Mais Rolland !. Roiland !.,,... qui avait tant creusé ce tourné Ia question dans tous les sens, voyait et donnaient des palpitations de cœur à le tuer !
Tout le temps que l'abbé avait parlé, son esprit sul sait le vieillard, devançant chac
Monètte Escaméla !..
Mathieu la nommait !
Dieu de bonté ! n'était.ce pas elle l'enfant de Germaine ss
Et malgré la conviction qui entrait dans son esprit, arrêtée et sûre, la même se présentait encor
problème, tourné et re comprenait une foule de choses qui lui til était allé au délà de ce que dique mot, chaque pensée.
une idée toujours et toujours à Rolland sans qu'il Jui fat possible de lui donner une solution ; alors si Monette était Blanche de Villamblard Mussidan, qu était devenue l'autre, la fille des Escaméla ?
FLEUR DES NRIGES
Morte? Est-ce admissible %.
Et ainsi que l'avait dit le guide Antignac,
la montagne toute entière su !
Peut être tout simplement que Lise avait été l'intermédinire pour placer Blanche et veiller sur elle, et c'était même de cette façon que je chien lui était resté t Mais pouvait-on penser qu'une femme après tout si bonne, si honuôte, qu'elle connaissait ( ‘érinaine, assister à se6 angoisses maternelles, si absolument, si admirablement mère sans avoir eu ]
Rolland pensait 4 toutes ces choses, pendant que le vieillard lui venons de dire, Bon papa, fitil, en lui prenant les mains, faire un très grand plaisir { -S1 c'est d'accord avec ma conscience...
— Suis-je capable de vous demander « C'est juste, alors va, j'écoute,
AvVaIt pu, depuis Lise surtout qui était itié de la comtesse !
racontait ce que nous
loi sque l'abbé s'arrôta, oulez-vous me
quoi que ce soit pouvant lu wvlesser !
Mathieu ne vous autorise pas à parler de sa lettre à d'autre qu'à moi Ÿ -Non, pourquoi ?
Parce qu'au nom des intérêts les plus sacrés, de |
a tranquillité de Mme peut-être aussi de la }
aix de maman, car Mathieu avait mari, Je vous conjure de garder
Escaméla té le valet de chambre de son ce secret comme s'il vous avait été dit sous le sceau inviolable de la confession, et de n’en parler à âme qui vive, Je vais partir, moi; je partirai demain matin, mais q
ue Maman ne se doute de rien Je lui dirai ce qui doit être dit :
et pour ne pas aller contre mes explications, vous cher bon papa, taisez-vous !, Je te le promets !
À ce moment-là, il sembla à Rolland entendre comme une
mourante,
plainte douloureuse, un eri de détresse, semblable au gémissement d'une bûte Pargemon sentit son cœur s'arrêter de battre, — Mon Dieu! pensa-til Quiest là ?.
Il me semble que j'ai entendu quelque
attendez, laissez moi voir
Maman ou Mme Escamé!a ?
chose, dit.il tout haut à l'abbé de Villamblard,
Mais il eut beau chercher, il ne découvrit rien : ippels demeurèrent sans réponse, Rolland dut presbytère où il fut rapidement arrivé,
Chez le curé la lettre de Mathieu ne lui apprit rien de plus de ce que lui avait dit M. de Villamblard, sinon que Mathieu n'était pas aux environs de New-York comme l'avait cru le vieillard ; mais au contraire dans le Canada, à quelques jaurnées de Montréal, sur la route du chemin de fer appelé le Canadian Pacific.
Rolland prit sur un carnet toutes les indie sant cette dernière recommandation :
la uit était obscure, et comme ses F
» Quoique à regret, reprendre le chemin du
ations nécessaires et fit au curé en l’embras — Surtout, je vous en conjure, ne dites un mot du c faites comme si vous ne l'aviez pas reçue !, L'abbé spontanément la lui tendit.
—-Tiens, elle sera plus en sûreté dans ton portefeuille que dans le mien Quant & en parler, je répondrai que c’est sacré et que je ne peux rien dire ! —Mais à tout le monde, il faut répondre cela !
inaman, comme à la marquise de Gesdres, comme à votre neveu même, n'est-ce nas? Et même à Flore !
ontenu ile cette Jett re à personne...
; emporte là.
à Mme Escaméla, comme à
— Certainement dit le curé un peu moilenent, en songeant aux questions probables de sa vieille compagne
— Non, dit Rolland, pas ainsi, cela ne me sufl
it pas, donnez-moi votre parole d'oublier ce que vous avez lu.
PES ationneur
— Allons, dit le curé avec un sourire, je vois bien qu'il faut, comme Jadis à mon pauvre Lucie b, que je t'obéisse toujours !
F} étendit la main.
RSR cree —Je jure, dit-
, vec un accent solennel, que personne ne la lettre que je remets à Rolland Bargemon Ue dernier l’'embrassa de nouveau.
saura de moi le contenu de
Je ne vous reverrai pas avant mon départ, lui dit.il : priez pour que ce que je vais
ue l'eût.elle pas
ue l'eût.elle pas
lacer Blanche et
avait pu, depuis urtout qui était
mit ce que nous
oulez-vous me
Mme Escaméla
hambre de son
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lications, vous
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8 Villamblard,
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> à personne...
; emporte là,
OMmMe à 1ina-
st-ce pas? Et probables de le d'honneur
MON pauvre contenu de
que je vais
FLEUR DES NElt ES
faire là-bas réussisse : et 81 VOS Prières sont exnucéos no co * ! F ; 4 L Sont exaucées, ce ge A ie Pius grand den bienfaits
dont Vous nous aurez comblés
Le jeune home revint tout droit À Mussidan
Germaine l'attendait avec une anxiété que rien ne saurait d ire i Eh bic n, lui dernanda t-elle, que se passe t il 4 Mathieu veut me votr avant de mourir !
d -— Et 1 donna son adress 1.
À —()ui !
Ah ! où est:i] ?
En Amérique . Dans le Canada,
au Lu pars ?
2 Dotpain matin
dE que dit encore Mathieu avec cela ?
Rien. T1 demande seulement si monsieur, madani Escaméla et leur fil ont tou ivants,
Ah} tu vois! tu vois! il les «
Hinaissait !
Nous n’en ay
ons jamais douté duns ces derniers temps A pars avec toi, déclara Germaine, troublée : — Non, tu ne partiras pas, dit Rolland avec
D'abord tu m'embarr isseruis dans pleine prairie américai 1e, grande faticue
en perdre là raisot ile tres £ Ion Voyage et pour Île rejoindre
rande fermeté Mathieu demeure aujourd'hui
à : en il me faudra peut-être subir une :
vo — Possible, mais quand il s'agit de mu tille, rien ne (C'est ici qu'il faut attendre ta tille ; tout supposer, tout redouter !.
— (Que veux-tu dire ?
ne fait peur
ici, Car nous ne Vons rien 6t 3
— Ce que ton imagination t'a déjà suggéré. C'est.à dire que Mine Escamela et
Mathieu ont été en re latio:
li ne portait pas ce
1S trés intimes nom de Mathieu lorsqu'il a été chez Lise Inaïs enfin il naissait, et il à dû, non pas peut-être lui confier ta fille, mais h
— Oui, oui, c'est vrai !....
la Con ui dire où i Mais alors, I me le dit elle pas ?
il la rnettait
iise sait où elle est ma Blanche,
Pourquoi ne —Îl est possible qu'elle l’ignore : Mathieu tu t'en souvie rieux, il peut être passé chez elle sans avoir voulu (a c’est parfaitement supposable !.,,
— Tout comme on peut également Il s'arrêta,
ns, était très caché
uv tres mvs lui dire ou il portait
l'enfant Penser autre chose.
—Quoi?.... demanda Germaine.
—Oh! tu es si peu raisonnable que, si je te — Non, non, parle, je me contiendrai !
— Eh bien ! si le bon Dieu t'a repris Blanche... sielle est morte voulu t'annoncer cette épouvantable nouvelle !.. énergie, ma fille n’est pas morte, j'ai en moi ja conviction ante, et cela je le crois ferme ment...
alors, reste ici pour surveiller Mme Suppose que j'arrive trop tard pour recevoir peut arriver, surtout si tu n
le dis, tu vas encore faire des folies !
et si Mme Escu- Er absolue que ma fille est viv —Fh:bien | iscaméla et attendre ta fille !
les confidences de Mathieu.
: U Ce qui 'aCCoMmpagnes, Cst-ce que pendant ce
temps Mme Escamé!a, À bourrelée de remords, voyant que ce secret va être quand même découvert, ne peut pas ? se décider tout à coup à Parler, soit à Abeille, soit à toi 2. = -Tu as raison, dit Germaine, j2 reste pour ne pas t'embarrasser d'al d, pour empecher ensuite Mme Kscaméla de nous fuir, .., Elle pourrait glisser entre les doigts d'Abeille, et la tromper . Mais moi, n'aje pa peur, je ne l’abandonnerai pas d’une seconde, et elle ne m'é happera pas ! = -Et surtout, recommanda Rolland une dernitre fois, ne parle de nos an goisses À personne : bon Papa ma jure qu'il se tairait ; fuis de même Pour cette chose là n'aie pas d'autre confident que moi
Qui sait si la réussite ne di pend p:
s d, ‘1 plus absolue des dis ‘rétions Dans les grandes cir. onstances, Kollan savait Parier en maitre. Cette fois-ci, SOI
nn accent energique nnpress
sionna (rermaine