‹ Fleur des neiges [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 17 · ZI TE · texte numérisé non relu

ZI TE

"Très loin ; dit Germaine Fleur des Neiges devint blanche comme le froid et impalpable duvet, dont elle portait

le nom,

Néanmoins, elle ne fit aucune réflexion, et se contenta de dire :

MANS Dé Voir

Nans te voir

Mais il m'a donné ce billet pour toi, et

lui envoyait Rolland,

il à ajoute que tu le comprendrai La tillette fit sauter le cachet de l'enveloppe et lut pen lit de nouveau au cou de Germaine,

—[line dit qu'il est parti pour vous, pour votre bonheur, qu'il n'avait à pe rdre,,.,1l «a bien fait !

-Lise n'a pas parlé depuis qu'elle est dans cet état f demanda Germaine

Monette hocha tristement la tête

Non, ditelle, pas un mot n’est sorti de ses lèvres ais vous savez, je suis bien L ? J

malheureuse !

Pourquoi ?

— Parce que j'ai peur que ce soit la jalousie qui l'ait rendué malade ?,

Explique toi.

Eh oui ! malgré toutes nos précautions prises, elle à bien pu se méfier de nos entre-

vues

du matin et les surprendre !

c'est que lorsqu'il s'agit de moi, maman ne

plaisante pas ? Ni elle s'est véritablement doutée de cette chose-là dans ces derniers temps,

ça dù être un enfer pour elle

. Et alors les quelques mots mystérieux é happés au

jourd'hui des lèvres de M. le curé de Gellac l'auront tout à fuit achevée !.,.. Mais elle est done sortie après que nous avons été partis ?.,

— Probablement

le soir avant de se coucher, quand elle avait la tête un peu lourde

elle allait souvent se promener toute seule dans le parc

Germaine ne repondit pas, elle était en proie à une anxiété dévorante, Elle revint dans la chambre, Toute l4 journée elle aida Abeille à prodiguer ses soins à la malade Le soir elle voulait rester, mais Pascal lui dit

—Non, non, ces muladies-là sont quelquefois très longues et très pénibles pour les personnes qui se chargent de les soigner. Monette et vous, mu chère Germaine, vous allez vous coucher toutes les deux, moi également,

Abeille, Antoniet et Marguerite, veilleront cette nuit-ci : et demain soir Monette,

vous et moi, nous les remplacerons.

— (Ce sera comme vous voudrez, répondit Germaine, comprenant la justesse de ces ob-

servations.

Et elle se retira, en proie aux mêmes angoisses, aux mêmes anxiétés, sentant cette idée

devenir en elle une véritable obsession :

— Pourquoi Mathieu demanda:t-il à voir Rolland ? Pourquoi a-t-il voulu savoir si Mme

Escanéla était toujours

.. Pourquoi en entendant la conversation de

Rolland et du curé, Lise en a-t-elle reçu un coup capable de la tuer ?....

Le lendemain, sa femme, de chambre, en ouvrant ses rideaux lui dit que Mme Escaméla était exactement dans le même état, ni mieux, ni plus mal.

Deux ou trois jours se passèrent. Le médecin continuait à être très inquiet : mais i} n'y avait cependant pas de symptômes mortels dans la situation de la malade,

Un jour, après son déjeuner, Germaine se rendait chez la marquise de Gesdres, A

moitié chemin, elle

trouva Monette avait profité pour accourir au devant d'elle. tesse, la tillette lui sourit, Aussitôt la pensée, il lui avait semblé, dans le de Lucien Bargemon, Elle se raidit, e sourire de la fillette,

Je rêve, pensa-t-elle

- Vous êtes toute pâle, maman avez-vous quelques nouvelles inquiétu

; tous ces événements me rendent un peu folle !,

qu'on avait envoyée respirer au dehors, et qui en

Lorsqu'elle fut à quelques pas de la com-

Germaine chancela. En une vision plus vapide que sourire de Monette, retrouver l'expression exacte releva les yeux, l'expression avait disparu avec le

Mémène, disait en même temps Fleur des Neiges

Plus bas elle ajouta avee une émotion plus grande :

-Rolland n'at il pas donné de ses nouvelles ?...

de lui, et à la fin de cette dépêche devine ce « u’il y a encore ?,, Î J

au contraire, chérie, 1] est arrivé parfaitement au Havre... Un bateau était en partance, il s'est embarqué presque aussitôt,

Je viens de recevoir à l'instant une dépêche

les quelques mots d' xplieation que

une minute

M M Li:

néde nn (e s4 6, t Il î À u “Hat Lye F A Ten pons p J nou v( (} 4 int ge au KL ol fut pa:

€ 4 6 Ceai tait da sd ny

IVAIS po:

Elle s'a

explication qui une minute 1e

‘7, je suis bier

r de nos entrenoi, Mama ne lerniers temps,

l échappé: AU

un peu Jourde

e,. Elle revint is à la malade

nibles pour les ermaine, vous

soir Monette,

sse de ces ob-

ant cette idée

savoir si Mme iversation de

e Mine Esca.

uiet : mais il de,

Gesdres, A ors, et qui en as de la comus apide que ession exacte sparu avec le

des Neiges

eau était en une dépêche

LR

EUR DES NKHIGKS

Monette sourit udorablement et dit En Passant par votre bouche ce sc ra meilleur, dite Tout mon cœur à toi. et à qui tu sais !

Mon cher Rolland ! Ah! Pourvu qu'il ne lui arrive vi u, loin de nou \u bout de quelques BcConues, tout à coup Fleur dl à | Neives ar tancdin à lan « i'iteggs Rolland s'est embarqué iu Havre . C'est don: en Amncéri iuë qu'il est all Qui, répondit Mme de Villaublard, subitement plus pâle, Monette baissa la tête, et PENSIVE nouvrit plus la bouche ju: qu'a Gesdres Lise était tou) lans un éta d'abattement pr'otond, On nvuit lait venir d'Auch un médecin, le docteur | inde, qui élex Ü JA avec Pa |

dérueuré on din, ume un très grand onneur «d rester À Gresdres, afin d

luicler à lun iuelqu'u {0 SA lAISON, fl ! :

-J0 iinstalle ici jus [U 4 14 guérison de Mine Escamn avait-il dit, Jete servir i lülerne, mon cher til CNT Cu 61 Us à toi tout set1l DIus que toute | lac lité 3 1 t

| 1 QUI invente jes remède

que nous savons 4 peine appliquer Le 80 méime, Lise SOCUL de Son état maAteus la Gévre AUgiienta, la Letnperature monta tout À coup d in degré

La nuit sora dure, dit M Escande, je veillern:

Non, répoudit le alu, avec Je Jinptômes d'aujourd'hu lea pi Î era pour dei Al selou toute probabilité “tt ts Ce Couche r, Cest rm jui suis de veille étte nuit t*ec 1 comtesse de Villamblard et la fille de la ina al Demain ce scru to: tour ave a Temme et le jeune Escuinéla Si nous voulon arriver à un bonr uiLat n'interro pons pas l'ordre de service.

Je m'incline et mm Incuneérai toujours devant tog ordres : Cependant il ivait di nouveau tu me feras AppoIer n est-ce pus

Oh !'celu va sans dire 3 {in ‘dut cacher à \beille Lex

à Antoniet |n recrudescence de ja Hevre autre n'eût voulu quitter Lise }

Sans Cela, ni l'ur Mais Pascal vei lait, et 1

il out ce QUI pU& Ôtre tonts I tut par Ini, afin de dégager le cerveau. et empêcher l'élévation de ln températ ure, M\ù [l . “1! : :

tré cela, la pauvre Lise était dun une agitation éxXUraordiiaire, El : dél LUCHIC, 8 ! t dan « hr sg 1 GS] 11 , " lance list :

ait dans son lit. 6 redressait sur ses orcillers, allait, venait d'un côté à l'autre de sa Men, Sans pouvoir trouver une POSItion paraissant

lui convenir, A Pa

l4 Calmer, elle ne répondait pas L

| CS oreilles, © était évident

l'out à coup elle se redressa, et Jean-Marie, dit-elle,

diguait de bonnes paroles, afin de

H'aArMIvaIt méme pas à

s'adressant à M. de Gesdres on veut nous la prendre !,,,, Ah!

(OI qui ur'aimes, sauv “au ve mo]

; ; mo JAIME mieux mourir . Vois-tu !..

Germaine se dressu instantanément, comme frappée d'une dé harge électri que Pas cat etait à ses côtés, elle tomba dans ses bras,

—-Que va-teelle dire mor

i Dieu, que va-t-elle dire ?,,,,balbu at-elle éperdue

Monette égulement était là, subitement

aussi décomposée

rmainc Le Darquis se retourna vers la fillette Ma Monette hérie, lui dit-il, va.ter , ta place n’est pas i Plus pâle qu'une morte, mais extrèémemer t résolue, Fleur de Neives ri midit Vous vous tron pez, je dois, je veux re IÉTÈESES Ob oui ippliu Crermaine laissez la !.

La iualade qui 5 était tue pendant quelques minutes reprit —Jean- Marie JE suis si malhe ureuse Je ne puis plus UpDporter ce pPoir Elle regardait toujours M. de Gesdres, et I prenait évide minent pour Jui qui Pa ! CCUb QU ii pourrait lui parler au nom d'E Canéla Rempli ton levi r, lui dit il, tu souffriras moins, Lise ne l’entendit meme pas, et de sa voix sance ir le le continua Aussi pourquoi £Etchel arne matil dit aue Ja m e Ja Petite était mo e que je l'aurais prise autrement ? Est ce UE Je ne Sais pas qu'une mère recl t 'ujours l'enfant qu'elle à perdue, et qu'elle ne roit pas morte Mais non, : qu'il me disait. qu'elle serait à DIOi, lién qu'à moi. e je L'AI Alinée comme colle LViLIS portée an n flan !

Houvement : ke

tire ur la le glle ne poussa I DA un soupir pour ne pas ontide otMencée fider ju'al| voulnit aussi complets que possil . nt a M tte, avec ses benux veu W, elle paraissait toucher aux tiiniltes ième C'on ne épuisée, M | \inéla s était tuc

\u bout de quelques miwutes, elle agita plus fort, Pascal mit un doigt sur a lèvres ettrés bas à l'oreille de Germaine tuurimuru ! Elle va parler encore, Du calme, #u nom de tout ce que vous uitnez Ni vous Lalninz ti mouvement, st «dans su tevre elle JUS soupuonnui 1 st cotes Li e en pour rait mourir sur le coup La comtesse fit un appel à toute son énergie, et plus frémissante que jumais, elle en tendit les paroles suivantes Mau iille à moi, mn pauvre petite Simone, dort duns le lardin du refuge, sous l rand rhododendron blane, où Etchebarne et on père l'ont ensevelie dans la nuit t: vrible, pendant que j'a loptais l'autre

\h ah Ï} a cru que je ne l'avais pas entendu ve notn Ÿ Hélas !, hélas ! ;

je he devais jamais l'oublier !

Elle recomimenca, on des su lications perdues, à appeler Jeun:Marie, à lui dire

Protése-moi ! Fais qu'on neine la l'éprenne pas | ma Monette que i ai nour ri CONS L'ELE I lai PL] | que l'adore Germaine savail tout ce qu'elle voulait savoir, Elle ouvrit ec bras, sans un mot, et ol yeux de Pascal, ému à rendre l'âme, M4 nette ulla s'y jeter 1! balbutia Germaine ép. rdue, voilà Pourquoi je t'aimais tant ! Ta n'étais pus ement la fiancée de Rolland! Tu esà moi, A moi! Pascal. i l'ai, ma fille !

Pia nene ”

ue Dieu est bon

non etreinte 8e desserra et, tout à coup, elle tomba sans connaissance,

Mouette voulait appeler Î

-Non,luiditle n aTquIs ; a son réveil elle ne sera peut-être pas maîtresse de son

secret, et tu le: otuprends, chérie à cause de cette pauvre infortunée qui t'a tant aimée

qui a tant souffert dans ces derniers temps, tu dois, nous devons tous nous t La fillette avait trop le cœur de sa vraie mére, pour ne pas comprendre cette délicntesse-Jà, Pascal avec

a force extraordinaire prit Germaine dans ses bras, et la porta

ins une pièce Voisine, Mine Escaméla ecomtmencçait à parler, à délirer. lieste avec la comte se, dit M. de Gesdres à Fleur des Neiges moi, je vais soigner Lise, Ne te tourmente pas, je n'ai besoin de Personne. Tei, cette ss ncope-la n'est rien, ' lü-bas, caresse be AuCoup Germaine, c'est le meilleur re tuéde Lorsqu'elle se trouva seule avec Mme de Villamblard, Monette ne se ft pas faute l'eséeuter l'ordonnan: e Elle l’'entoura de ses bras ét çcouvrit on front, son cou, son ‘à

\isaue de liusers tous

Maman, répétait-elle, ma mainan bien-aimée, ce n’est pas un réve, je t'ai moi anssi uvre les yeux, parle-moi réponds-moi , N'as-tu donc pas, également, un !

iisers à tue donner

{rerinaine, sous ces caresses folles ouvrit les veux Instantanément elle pensi à ce sou

re de Monette vu la veille, et dans | quel, si exactement, lui était apparu celui de Bar ] donion œ \h ! se dit-elle, ce n’est PAS étonnant qu'elle lui ressemble, à mon cher père tant altit Et elles recommenccrer 'rrabrnsser, à &e prodiguer les noms les : lus doux, les plus tonidres J'ai été folle de tax ‘ us, lui dit termaine. 1 : ; it +! al peur cle le devenir :ig te uiier, surtou neile, si pure, si bon \lors, natu Être le et droite à dlonette pPeusa a celle que l'idée de la rdre tuait également “a ‘ ; , 11 11 + , £ : à lai été tant añuée dans | humble miuson où Etcheburne m'avait de posée, dit-elle à

rermine les soucils froncés, avec un peu de rancune ré} ondit Oui, Lise c'est une brave femme

mais depuis qu elle a compri que c'était moi 4

taie mere, moi si malheureuse, n'avant [ue toi au monde. pourquoi ne im at.elle pas dit

ire . ”

HAAUIE pas LE prous

Uuvernent Kt

un soupir pour iussi complete ait toucher au

t sur ses lèvres

7 Ni V

Lise

Us

en pour nl

ele en

u Lis,

reluge, sous lt

tnuit terrible, n } '

is !, hélas

lui dire

que ! m4! hour

ns Un mot, et Tu n'étais ui, tua fille !

itresse de son %

l'a tAUT aimée

us Caire ‘+ L2

cette délicas, et la portn \ vais soigner la n'est rien, tit pas faute son cou, son al IMOÏ AUSSI it, un nr!

ns & Ce sou celui de Bar

ier père

tant

oux. les plus

l'idée de la

ee, dit elle :

‘était moi ls elle pas dit

Vonette sur l

fenoux ce ln comt TRS j ma la bouche avec sou | ie Oh! tais-toi, dit: le l'aist l { rl I na l umee |; et surtout urtout, ne sois juin se (| { j il { lé œur eat alle a toi di qui t hi lé } t'ai tout «die t idor I lot ependant elle m'a bier ! | ina Lits 8e quittan hu l tase devant Lout ce jo Fatsynt | Hnhinternat wie L HiAlheupreu malheureuse ?

Ile Va quen 1} omprenir louleur, } jus js li lle q nt ttieux ! \i l Emetne ne se dl UT } i le « ju k ilfr uses, ! Hat faut accomplir une rats i uvre ' jue Jeu | et nous rendre dizsnes de ce bonheur grand cle IT El faut fa lfaut In igfi l'adorer, toi co ine joli, et att lv (RE: men l Va,cen era pus long, honnèt i l'est Folle ré N ouvt ont dt ITCOHICS, S0Is-en nUl'é Crerimaine press com une folle sa fille «ur vur Oui, ditelle, tu nas raison iuon oher et pur tre me rappel ä bless ñn la générosité que je n'aurai pas dû oubli Comment. tlut por l ui tés ner assez de reconnaissar ü L'avoir fui ‘ e tue ce que let otrouve Elle so leva Viens, mu Blanche ilôorée, dit-elle à Monet: Cest maintenant que 18 vérit bloinent IH S0IGNEr Coinme Abeill: le fait, avec le «dl Voueiment et l'arc d'une élil Loir sque la comtes revint dans la ef unbre, elle était transhiource Pa l l [a ULétonné, ot comme il In con aissait bien, 11 sentit ou y ielq 16 grande résolution étr nee (ans cette Atüe 8i droite et si élevée Ce

iut Germaine qui tré

* simplement Inir conta ce qui venais de se passe!

J'ai d'abord éprouvé uu peu de rancune lui dit-elle, parce que Lise n'a pa pie de mes angoissas. maternelles «Mais à présent, c'est fini je ne pense qu'a un 1086, AUX S0In8 et aux tendresses dont elle a entouré Ia pauvre petite Blanche : et d «la, voyez-vous, Pascal. je lui suis reconnaissant à lui donner tout mon an Ah! s'éerin le Larquis de Gesdres, comme c'est bien de vous, cela, mn Germaine Cote Je SUIS fier «lt sentirients que JUS Valiez d'exprin r,et des paroles que vol ñ\ es prononcées Mme de Villamblard e mtiuuu

-Pour mener notrt œuvre à bien, et

pou 8 pas fuire Mouett

oufFri * ét moi, de n'ouvrir la bo iche à

personne d

celle qui est là, no avons cons enu,

At impossible de relier un seul mot avec celui iavalt precédé ou Germ iine se prodigu: it et sulonait Lise Ave

j devouerient e

de ce qui vient de $ passer tout à l'heure “Jusqu'au Jour où Mme Escam la parlera elle même. Nous 1 pr'ouvez-vous, Pascal ?

Complètement, oui.

Et vous nous garderez le secrat ?

Vou Pouvez y compter [X NLEVE/

Pendant douze jo s, Lise fut entre ! vie et ja mo Maintenant l'ordre de servi était c} ugé et tandis que Monette et G, naine aient avec Antoniet et le ma lecin Pascal puri igeait les soin ue sa fe ne et M te nnajie a la mualad

De cette facon les uns et les itres pourrai éloigner ceux qui n'étaient pas au cou ant de ja situation, si les lèvres de Mine E dent de nouvea

\] sous l'en pire de la fièvre sans ct iuur :, lise, au contr: parla moins et paroles qu'elle prononca ne iurent inetes *e fur: il intes loulo reuses, où des bredouillements confus, d'une rapidité ext iordinair

chait tout le monde excepté Monette et Pascal, les

quelle source était puisée cette tendresse infinie, Une nuit, la malade portait fréquemment ses mains à sa tête. La comtesse, qui la veillait, pensa qu'elle soufrait davantage

et très doucement, avec une délicatesse extrnord

inaire, elle passa ses belles mains pures sur son front brûlant de fevre:

—Ah pauvre, pauvre Lise urimurait-elle en même temps. Que ne puis-je vous gué- Mr et Vous prouver ainsi mon ardent ätmour | = Ï1 sembla à Mine de Villamblard qu'en entendant ces inots, Ja malade avait tressnilli. Elle la regarda plus attergivement, innis ses yeux demeurèrent clos. Cependant au bout d'un instant l4 respiration de Lise, tit calme, régulière et profonde, La température baissa P'oportions, et elle s’endormit.

d'entrecoupée qu'elle était, se tout à coùp dans de notables

— Mon Dieu, dit Monette assise à côté de Germaine, cette fois-ci, je ne me trompe pas,

LL V 4 U mieux

Germaine soupira

Dieu, en effet, devait bien cela à ses ardentes prières, Au matin. M, Escande et Pas. cal eurent tous les deux la plus heureuse des surprises ; une tres grande amélioration s'était froduite dans l'état de Mme Escameéla, En eftet, lor poussa un profond SuUpIr ét pronon?a tout bas ce mot

— Merci

Il pouvait s'adresser à tout le monde, c'était sûr.

squ'elle ouvrit se: yeux, elle

Mais il parut à Pascal placé plus pres d'elle, que le regard de Lise s'était particulièrement posé sur Germa

ine debout au pied de son lit.

— Maintenant, dit-il à Abeille, il faut éviter toutes les émotions à notre pauvre amie,

Ne lui parle pas, ne laisse personne lui parler : et quand le régime particulier qu’elle va suivre lui aura rendu un peu plus de forces, eh bien ! nous lui dirons tout ce qu'elle voudra !...

Lise jeta au Marquis un loug regard de reconnaissance,

Dans l'état où elle était, en effet, qu est-ce qui pouvait lui être aussi : plus lui rappeler ses angoisses et ses douleurs ?, .., Tout le monde € \beille seule resta aup

réable que de ne icua Ja chambre, ès de son amie, et se contenta d'embrasser sn visage livide, et de serrer silencieusement ses Pauvres petites mains amaigries

— Comme tu es bonne !.... soupira Lise, pendant que deux gros sur son visage, comme vous êtes bons tous !

ses larmes roulaient

‘Mais Abeille était fidèle à Ja consigne que ‘ui avait donnée son Mari,

—Tuis-toi, dit elle à Mme Escaméla de sa voix la plus absolue ; Pascal ne veut pas que tu parles ! ;

En effet, elle dut obéir, mais clle put avaler quelque chose, et le lendemain ayant com mencé à manger un peu, elle se sentit plus forte. Alors elle voulut voir Monette, elle Ja tit placer au pied de son lit, et tandis qu'elle la regardait en extase, silencieuses couvraient encore son visage,

— (Que tu m'as bien soignée, ma pauvre petite Fleur des Neiges, cesse avec une extraordinaire émotion.

les imémes larmes

lui disaitelle sans

— Une autre t'a encore mieux soignée que moi, maman, répondait Invariablement Mo-

nette, et cette autre, c’est Mme de Villamblard 1... — Oui, oui, je sais, disait Lise, elle à une âme d'une particulière élévation — Elle a tant souffert !

— Pas tant que moi — Qu'en sais-tu ? Elle à été folle elle aussi, et elle n'a eu que de

S déceptions dans son mariage,

Lise regarda Monette, non point couroucée de la chaleur extraordinaire que mettait

sa fille à parler de cell que si longtemps el

avait considérée comme Une rivale abhor-

rée, mais seulement étonnée au dernier point de {a façon calme et Fleur des Neiges plaidait cette cause.là. Cependant elle re silence, un silence dont rien ne la sortit de la Journée, ni

CHerpsIque avec laquelle tomba dans un très grand l'arrivée d'Abeille, ni celle de Maruuerite et d’Antoniet, ce dernier cependant ayant à propos de sa ports et des joies dont un véritable fils eût été jaloux.

Depuis que Pascal et le médecin avaient déclaré Lise hors de danger Antoniet et Ë 1 set

guérison des trans

seuls en effet qui pussent deviner à

ai pussent deviner à

très doucement, avec son front brûlant de

ne puis-je vous gué-

lade avait tressailli.

ipée qu'elle était, se up dans de notables

e ne me trompe pas,

M, Escande et Pas.

rande ainélioration uvrit ses yeux, elle

à Pascal placé plus

ermaine debout au

10tre pauvre amie, particulier qu'elle rons tout ce qu’elle

agréable que de ne évacua Ja chambre. visage livide, et de

S larmes roulaient

y Scai ne veut pas

lemain ayant com ir Monette, elle la

es iméèmes larmes ui disaitelle sans variablement Mo-

Won

eptions dans son

ture que mettait une rivale abhorique avec laquelle S un trés grand beille, ni celle de térison des trans

+, Antoniet et

LH EEE

H eue allaien reposer dans ik pare, Lu moi!

ire fa de retrouver rapidement ses f à n vftet pour le jeune Escaméin ir Marguerite à côté d lui pi le : itencer les tableaux bien-nimés. 2 mat] nee, co ue l'état Lis t 1 CESSE en S AMéitorant, ils étai nt par } rt Donnt aure boit | DelHtu u!i Ï le ci: ilet avi UuXx Uu peu en deher ti parce, Sue nne lévére élévation \utonet avait déià ren arqué un il ite, lequel £ il ie t A t él te { e et Î ( nmeut suapour rendre cet effet unicn il fallait u | 14 devn yeux it \ Mlle de Gest tvailiunt tout en parlant de tout, de Lise vuiti 14 surtout d ir An " x t de let jue, tout Coup, u nuet iDf des deux tinn Ïl avait ia | : \Ere et Mar rite ipidem 6e reco pout i | { titi une st )r1 { : Î Îl ! 1 À ! ‘ He] l } 1 Î ï L Ltis L i i | ou t't ivre iGht au nt Dage etait Î ! sil i 1{ g ule L Î iàä { eo; re quelques Jours de la, et S ADphi t cor £ \iar e 6e re 11 vec ine eur de Siace, lorsque Adrien Cran hi cat ‘tait lui, les abord o leuus n dit Oh! monsieu inalheut été | ! u i Hi nt !

1NTir SA mt en dar CEA il une doi l seinbla a celle-jà parole VAI &e ispDenser 1 re] idre Ê Ï Î M: : du rest hi jé ba ‘4e, ét elle 7 ri { Sion pet que le comte, nr peu t !

"'queique mauvaise herbe Dans ces cam igt DiLle où étrangers, des tou iste ou les à YaTeu trs pPassaie] &, venant : vu BE jam: le Cesdres ni Abeille ne lui avaient onure A Ceux qui dis aie eroues mol

Or, si en devenané une jeune tilie elle devait en effet montrer m

anus, ce n'était pas le

ue Antoniet, son fiancé, son Eubnr mar c'est-à

protecteur, ét

h n ne prenant pas la défense de Grégoire sérieux, elle saisit au cheveux l'oc qui lui permettait de faire un peu marcher sa Jolie petite lanvue rose, OR! oui, monsieur. dit-elle, vou: pouvez le croire que nous en avons tous eu du ch -— Le pays entier a éprouvé une très grande sympathie pour vous, imademoisel} M: iettez-vous d'aiouter que } ul lait comme te ut le DAYS... Les beaux yeux expressifs de Mlle de Gresdres avant répondu pour elle, Adrien conti -On dit que Mme Escaméla va mieux, estce vrai Ma mère est hors de danver, affirma Antoniet autremen ic} C'est évident, Vous devez être extrêmement fatigués uüutré On dit mulacdies terribles ! et coux qui Îles soignent tombent lades à leu <

dit Margucrite, tout s organise le mieux P de à tout ce qu'il fait.

* est en effet üun bomme st

i délicate, n'est.

Mionsie Len

ina Sœur, maluré son énercis tuün peu au bout de

& LOUjours été excellen ie reprendra vite ses forces

t 4 4 ] ! 1 1 06 + * } 'ATSGEMON Vous avait quitté avant lan HIAUIG Ge Mine Fscaméla

‘xtrénroment intelligent et dévoué.

8, qu on ! i fajïlat trop de

<ions savantes a ent dre < cœurs naïts de Marguerite et d'Antoniet onne acheva de les conqueri | jou 2h biessez pas de ce que je vai vous dire * MAIS su] ‘enu 11 Tois la porte de votre demer , YOUIANT VOUS proposer mes servicas auand irait

pour aller à Vice ou à Auch vous chercher les remèdes urgent

Je n'ai jamais osé entrer... Comment auriez-vous pris cette démarche d'un étran. ger Fer V ous êtes un brave cœur, monsieur, répondit Marguerite toute remuée £. b la connaissance ainsi faite alla tout de suite très loiu La conversation devint vite fort intime : ot bientôt avec une habilete remarquable Adrien fit ire aux deux fiancés tout ce qu’il voulut, L C’est ainsi qu'il sut que Grégoire , pendant la maladie de Lise, avait à peine mis les pieds au chateau ; que Gerrsaine, au contraire, l'avait à peine quitié, que Rolland, parti depuis une quinzi nue de Jours environ, ne reviendrait 2ertainemer it pas avant un laps de temps au moins aussi considérable.

le accompagnée quelquefois de Monette, mais jusqu’au bout des arbres seulement. Le parc est entouré de murs, ajouta Anto niet : il est s ûr; du reste Monette est Courageuse et ie pays tellement honnête que jamais de mémoire ‘homme, il ne s'y est rien passé,

Puis, inciderument, il sut aussi que Gertiaine rentrait souvent je « ir tard à Mussidan.

Adrien écoutait ces choses avec une singulière attention : et lorsque les deux jeunes gens le quittèrent, l'heure du déjeuner s approchant, il savait à peu près tout ce lait savoir

Dès qu'il les vit RAARURS il courut dans un village voisin, plus important que Gellac et dans lequel il y vait un bureau télégraphique.

Lä, il expedia la dépéohe suivante

qu ii VOU-

Marietto Bachelier, Bureau restant. Hyères, — Fais partir colis aujourd'hui meme, urgent.

Page 1