UU FLEUR DES NEIGEN
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De plus, le coute à ostensiblement dit à tout son personnel que cette temme habitait Livry. J'y suis allé moi méme, je suis entré partout, jusque dans la moindre chauinivre : j'ai interrogé tout :e monde et j'ai acquis l’absolue certitude qu'aucune enfant, aucune fillette n'avait été mise en nourrice ni à Livry ni dans aucune des localités environnan:. Les, à l’époque correspondant à la naissance de votre fille,
— Mon Dieu !...,Abeille, s'écria Germaine, en se jetant dans les bras de son amie, ; assise à ses côtés, est-ce que Pascal et toi allez me retrouver ma fille ?
— Ah ! nous ferons bien tous les deux tout ce qu'il faudra pour cela, et si l'on ne nous demandait que la moitié de notre sang pour atteindre ce but, je crois bien que nous le donnerions avec plaisir,
Mais tu te troubles, tu t’émeus trop... Si tu n'es pas plus forte, Pascal va être obligé de s'interronpre,...
—0 Abeille, ne parle pas ainsi !....et ne sois pas si cruelle !,..,
Oui, c'est vrai, je frissonne et je meurs aux paroles de Pascal !...,
Mais peut-il en être autrement ?....Cette enfant que je pleure si amèrement, mon trésor et mon unique amour, vous me dites que Dieu ne me l’a peut-être pas prise, et tu ne veux pas qu'une espérance folle entre en moi, l'espérance du paradis, lorsque je suis dans un si cruel enfer ?...,Oui, oui, en des angoisses éperdues, je me dis: Ekt-ce possible ?* ‘°°: Et mon émotion est infinie; mais cette émotion m'est salutaire, sois-en-sûre !. , Les brumes qui entouraient mon cerveau, qui annihilaient ma pensée se dissipent comme au premier rayon du soleil levant s'envolent les nuages noirs de la nuit !..,,Je m'éveille je renais!... mon cœur bat!....mon être tout entier palpite !..,,Oh ! continuez Pascal continuez, et n'ayez pas peur de me faire du mal, vous me ressuscitez !,,,...
— Allons, Germaine, du calme, recommanda encore Abeille, en serrant les mains de son amie,
— Oui, mais parlez donc, vous me faites mourir. ...On vous a dit cela, qu'aucune enfant n'avait été apportée à Livry à l’époque de la naissance d” Blanche,
— Et c'est la stricte vérité, Les investigations les plus minutieuses n’en ont pu trouver trace, Et vous comprenez bien, ma pauvre Germaine, que si je prononce aujourd'hui devant vous des paroles aussi graves, si je tente sur votre cerveau, Jusqu'ici paralysé par
la douleur, une si redcutable épreuve, c'est que j'ai des raisons qui me le permettent, —Oh ! je vous crois !..,.je vous crois!....
Que savez-vous encore ?,,., Lorsque cette conviction est entrée en vous, qu'avez-vous tenté de plus ? —J’ai cherché dans tous les états civils de la moindre petite mairie, à Livry,...aux alentours.,..purtout,...J'ai tout compulsé pour avoir l'extrait mortuaire de Lucie- Blanche de Villamblard-Mussidan . ...
—Et? .....fit (termaine, au comble de l'émotion, —Et je ne l'ai trouvé nulle part ! déclara nettement Pascal.
Mme de Villamblard se dressa blanche et belle comme une statue de marbre, puis tombant à genoux:
—O mon Dieu, balbutia-t-elle les mains jointes, j'oublie les épreuves que vous in’avez jusqu'ici envoyées, puisque ma fille est vivante !......
Abeille la relevu, :
La Germaine indifférente à tout, et que l’on voyait ainsi qu’une ombre, depuis six ans dans cette grande maison solitaire, avait disparu.
À sa place, la Germaine d'autrefois avec son beau regard, pensif et grave, sa décision, son énergie, était revenue, Le soir lorsque Rolland rentra du collège, elle le prit dans ses bras, et lui dit :
—O mon cher petit, il paraît que j'ai été bien malade, mais je crois que Pascal m'a guéri !.... Désormais, toi non plus tu ne seras plus seul sur la terre ; tu seras aimé, mon mignon, comme tu mérites de l'être !
Eperdu de joie, il la couvrit de baisers,
—Ah ! mon Dieu, balbutia-til en même temps suffoqué de bonheur, qu'est-ce qu'il a done fait, mon grand ami, pour te rendre telle que tu étuis autrefois ?....
Elle inclina la tête, et en baisant le grand front pensif du petit, elle lui dit tout bas :
-Si je te confie un grand secret, le garderas-tu pour toi seul ?
Ni tu me l’ordonnes, en doutes-tu ?
Eh bien, Blanche n’est pas morte !...,
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—Oh ! quel bonheur, maman, bulbutin-til, fait ce miracle !,..,