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uelque remèou le voyait ienfai-
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FLEUR DES NEIGES à 141
—C'est Mathieu, mon futur valet de chambre, expliqua Grégoire à ceux qui l'eutourâient, En Amérique, mon père lui a rendu quelques services. Il s'était attaché à moi, Je lui avais promis que si jamais j'étais dans une situation à avoir un domestique, ce serait lui que je prendrais, J'ai tenu ma promesse. A Paris, il me faut quelqu'un; Mathieu est honnête et dévoué. Ici, Flore, au presbytère, il vous aidera, et s’occupera du jardin, ’
Le soir très simplement Mathieu confirma cette déclaration, et en répondit un pew plus long aux interminables questions de Flore.
—Un jour, raconta.t:il, il y avait pas mal d'années de cela, il avait quitté la France, avec un banquier qui l’avait pris jeune, dans sa province, Ce‘banquier était parti pour’ l'Amérique, brûlé par la fièvre de spéculation, qui en tient quelques-uns. Mathieu l'avait accompagné. Là-bas, son patron n'avait pas réussi, et, après de dures épreuves, il était mort à la peine, Mathieu, seul, sans ressources, ne connaissant pas la langue du pays, car ceux du Midi arrivent bien difficilement à comprendre les durs idiomes du Nord, étai sur le point, lui aussi, de mourir de misère et de faim. M. de Villamblard, à cette époque, lui donna quelques seeours, puis définitivement le prit chez lui.
De cela, Mathieu lui avait voué une reconnaissance éternelle et lui avait juré de: donner sa vie pour son fils, si jamais les circonstances le demandaient.
“it Flore, enthousiasmée, les larmes aux yeux, portait maintenant aux nues le fils. comme lé père, et chantait leurs louanges à tous ceux qui voulaient l'écouter,
Germaine ne paraissait pas s'émouvoir outre mesure de ces racontars, touchant Gré-
goire. Indifférente, elle #:::. été à ses lettres, tout aussi indifférente elle demeura à sa présence. Elle semblait, : :1:‘eurs, pleinement heureuse dans cette vie qu'elle s'était choisie, et que son père ”.: ::uait ri calme, exempte de tout souci Avec sa nature pai-
sible et concentrée, du reste, ses impressions se manifestaient rarement au dehors.
Cependant, elle ne témoignait point le désir de changer d'existence, et jamais elle ne disait comme les autres jeunes filles de son âge :
‘ Mon futur mari !.... Lorsque je serai mariée !....” :
Non, au contraire, souvent elle prenait Rolland sur ses genoux, et jui murmurait tout bas :
—Quand je serai une vieille fille bien maniaque et bien ratatinée, m’aimeras-tu tou-. jours ?...,
: —O man Mène, man adorée !.. toujours, va !.. n’aie pas peur, affirmait le bébé, en cette sorte d’extase vraie et sans limite qui ravissait Mlle Bargemon.
Cependant Lucien n'allait pas du tout comme santé. Déjà à Paris, les médecins lui avaient conseillé l'air pur de son pays natal.
—Surtout, lui avait-on dit, beaucoup de repos, pas le moindre travail, pas de longues marches, mais des frictions presque continuelles sur le côté gauche, de l'iodure de sodium à vous en saturer ; ét pas d'émotion ni d’inquiétudes.
— Qu'est-ce qu’il a donc ? demanda Germaine frappée de ces sévères recommandations.
—Le cœur un peu dilaté, lui avait-il été répondu.
— Est-ce grave ?
—Avec des précautions, non ; mais il lui faut beaucoup de soins et pas de contrariétés. ni d’ennuis. ' ,
—Oh ! cela, elle se l'était bien juré, au moins en ge qui la concernait : rien au monde ne contrarierait son père. Mais.en dépit des soins éKtrêmes qu'elle prenait de Lucien, de toutes les attentions dont elle l'entourait, les forces du malade ne revenaient pas, au contraire, Il allait s’affaiblissant, s’anéantissant chaque jour un peu plus ; la notaire course lui causait des fatigues infinies, Il continuait cependant ses visites quotidiennes. au presbytère. Par une allée du parc toute droite, la cure n'était pas éloignée du chàteau ; rt Bargemon était si heureux de revoir cette humble maison où s'était écoulée, sa
jeunesse travailleuse, que sa fille lui laissait faire ce petit effort malgré la fatigue qui en
résultait pour lui, $ Et son vieil ami, son vieux père, ainsi qu'on l’appelait, ne lui tenait-il pas au cœur par des liens si puissants que ceux qui l’attachaient à sa propre famille ne comptaient pas à côté ? Sylvestre Bargemon, son vrai père, était mort ; Justine.. André également !.. Pauiin qui avait tant travaillé était devenu une ruine vivante, et pouvait s'en allert d'un moment à l’autre ; tous ces malheureux avaient eu une répercussion profonde dans le eœur tendre de Lucien, mais il s'était consolé.. Tandis que voir mourir le vieil abbé. .
aurait le surplis et l'étolé, non, argemon n'y pouvait penser sans que son cœùr, déjà si
A malade, ne se brisât encore.
à jour, comme il arrivait à tout petit Pas, car il étouffait, aussitôt Peu, il entendit une violente di i
scussion au rez-de chaussée ‘du presbytère, que son nom et celui de sa fille étai
Il lui sembla étaient pronor -£s chez M. de Villamblard, Il s'arrêta et écouta.
te ne peux plus rester ici, ni même en France, disait Gré ner dans le pauvre village d'Améri
que où mon père est vaillé, j'y serai moine malheureux.
— Monsieur le curé, criait Flore, d’ Jarmes, il vous faut parler à notre Luci
Très énergiquement, l'abbé de Villa —Cela, non,
en, qui, lui, décidera Germaine, 9 Paÿs8 et ne revienne jamais ?
Je sûis déjà vieux, soixante six ans ; mais j'aime mieux mourir seu], roi même vous, mon enfant, pour me
ur les miens la fortune de M. Bargeneveu, ah !., ce serait différent, J'irais chez Lucien
À cet instant la porte s’ouvrit, e
t Bargemon; souriant, mais trè Quoi ? mon cher père bien
8 pâle d'émotion, lui dit :
ue me diriez-vous ?...
Pas votre neveu ; ou bien si grâce à vous seul je n'eusse pas gagné cette fortune qui effarouche aujourd’hui votre délicatesse ?. ...
i et furieux, pleurant et
que je lui casse les reins ! x —Ah ! mon cher bienfaiteur !.. Mon ami, mon
Pour payer mon premier voyage à Paris, que tout ce que j'ai n’est pas à vous
Vous croyez et aux vôtres, et vous faites de ces façons-là avec moi ?..., Voyons, qu'est-ce qu’il y a ?.., Véritablement, catégoriquement, racontez-le moi ?..., Ce fut Flore qui répondit, car ni le curé, ni son neveu, ne faisaient mine d'ouvrir la bouche,
—M. Grégoire veut repartir pour l'Amérique, dit-elle,
— Eh ! pourquoi donc ?
+ Si vous croyez que ni l’un ni l'a -Alors, toi, chère Flore, sois plu —Eh bien ! allons-y, tant pire !.
M: Grégoire aime Germaine, il le fait, et sans espoir, dit.il.
utre de ces deux entêtés vous le dira !,.., 8 confiante qu'eux.
+ Si M. le curé gronde !
et il préfère s’en aller que d
e la voir chaque jour comme
— Elle ne vous aime pas, peut-être ; sentiel, pour le quart d'heure, mwairis du curé tremblaient tellement Grégoire paraissait, lui aussi, au Comble —O monsieur !.. balbutiait-il, comme Si vous saviez comme je l’aime, continu rendrai heureuse !....
Lucien lui freppa sur l'épaule, ; —Oa, mon garçon, lui dit-il, je l'espère bien ! Je suis convaincu qu'un Villamblard- Mussidan ne pourrait pas faire autrement,
ment le curé, ta fille ne veut peur ans Pas se marier encore ë ne la force pas, laisse-lui le temps de s’hubituer à cotte i ée, ;
rdinaires, oui. je suivrais votre conseil. Mais je me sens rais tant la voir le plustôt possible en mains sûres avec sa grande fortune et son cœur si délicat !
L'abbé sursauta. ; —T% es fou ! s'écria-t-il de bonne foi, Tu t’es Surmené, tu as trop travaillé. Un péu
et c’est ça l’esque sa tabatière tomba à terre.
de l'émotion.
incapable d'en dire davan
tage, Ô monsieur |...
a-t-il au bout de quelques
minutes, comme je la
qu'il se pressait un
goire, j'aime mieux retourmort, et où nous avons tant tra-
pendant mouiliée de
sé À cos
Te À ES D
Ra D OT LOST
tolé, non, core, *
*essait un li sembla
k retourant tra-
uiliée de \
ant et
| avez croyez , avec itez-le
rrir la
mme
l’es-
d'anémie, Avec du repos, ici, dans quelques mois, il »’y paraîtra plus. Pourquoi ces idées noires, mon enfant? Elle désoleraient tous ceux qui tiennent À toi si elles étaient sérieuses.
Lucien sourit.
Flore était très pâle, avec de. grosses larmes sur ses vieilles joues ridées ; le curé, en voulant rassurer les autres, bredouillait et perdait la tête. Cette émotion si vraie réchauffa délicieusement le cœur de Bargemon. Comme on l’aimait, et sincèrement et véritablement, dans la simplicité de ces âmes d’anges !....
Rassurez-vous, leur dit-il, je suis trop heureux pour faire l’irréparable sottise de quitter la vie, Le bonheur de "os enfants me guérira. Surtout ne dites rien à ma fille ni les uns ui les autres ; seul je puis ia décider. Quand ce sera fait, je vous préviendrai.
Comme si la volonté, toujours si nettemont trempée, eût en effet forcé les événements à venir à cet appel, Lucien eut la nuit même qui suivit cette conversation la première
ise vraiment effrayante de la maladie. Il s'était couché un peu oppressé. Tout à coup,
a son sommeil, il rêva que le ciel de son lit était tombé sur sa poitrine, et l’étouffait. iveillé en sursaut, il voulut appeler et ne put pas. Il eut cependant la force de bousculer sa table de nuit et de la jeter par terre. Il y avait un verre d’eau complet en fin cristal, à côté du chandelier. Au bruit que fit tout cela en se brisant, le valet de chambre accourut.
—Je meurs dit Lucien aussitôt, appelez ma fille !:: * ‘mais prenez garde: ‘ :* ne l'effra-
lait. à Elle se raidit et s’approcha.
Du geste Lucien lui montra une petite boîte qu’on lui avait donnée à Paris en cas d’un accident semblable, et balbutia ce seul mot: ‘“Brûle !....”? Elle comprit. :
+ Sur cette soucoupe en porcelaine, elle versa un peu d’une poudre jaunâtre, contenue dans la boîte, l’alluma et l’approchant du malade, elle lui fit aspirer, lentement, sûrement, avec des précautions infinies, la fumée légère, et fortement aromatisée que dégageait la poupre en 8e consumant. Puis elle recommença, s’éloignant, se rapprochant, entourant le pauvre malade du nuage sauveur, avec une intelligence pratique extraordinaire. Enfin les malheureuses mains tuméfiées se dégonfièrent, les lèvres reprirent leur couleur narurelle, les nerfs horriblement croisés de la poitrine se détendirent, et Lucien respira !....
I] retomba anéanti sur son lit, le front baigné de sueur, maintenant livide, murmu- . rant :
C'est fini !....Merci!....Tu m'as sauvé! :
Alors Germaine s'assit au chevet de son père, et sans un mot, la tête appuyée à l’oreiller, elle se mit à pleurer silencieusement. Lui, ne l’entendait pas. Le sommeil l'avait terrassé, ce sommeil de plomb qui suit les crises nerveuses. Deux heures après seulement,
il s’éveille, et fit un mouvement dans son lit. Germaine était déjà debout,
—Tu es là ? balbutia Lucien.
Oui, est-ce que ça te reprend”?......
—Non, au contraire, je suis très bien. Je respire comme je ne l’avais pas fait depuis longtemps,
—Laisse-moi te mettre un sinapisme au pied, veux-tu ?
—$i ça doit te tranquilliser. .. . Mais je le crois inutile, je suis si bien.
—Je t'en supplie. Puis tu prendras une cuillérée d'iodure.
—Comme tu voudras, néanmoins à condition qué tu te coucheras après.
—Sur ta chaise longue, oui, pas ailleurs, <
Elle le soigna comme elle venait de !e dire.
Lorsque Germäine eut terminé, Lucien l’attira vers lui très attendri.
—Embrasse-moi, lui dit:il, méchante fille, si tendre et si cruelle. Elle comprit vite, et tressaillit jusqu'aux entrailles,
. Mais po là, dans le fe
ait lui être demandé.
uses le seul bonheur que je dési récompense Suprêmes,
u réaliserais mon seul Vœu, tu te marierais ? —Pour te voir heureux, oui,
extraordinaire Pâleur de son père:
+. .s'écria-telle, Nous ne parlerons do ces choses ri, ' Il l'interrompit ; Û si poignant, irréalisé, qui me tuait, dit.il, Un seul mot : Promets moi, sans phrase, que dans deux Grégoire de Mussidan, et je ne t'en Parlerai plus. . je me réveillerai uéri!....
dit-elle, je te le promets !.,...
... S'écria Bargemon, éperdu, mon ange, Sois bénie!....
mois tu seras la femme de,
. et je vais m'endormir tran uille,:
tu paies ma dette! Sois bénie!.,..
après, souriant, tranquille, di
il dormait la têté relevée s Ads que Germaine assise à la mê
ur les oreillers, me place, sanglotait, et
Pleurait sa paix, à jamais
nt heureux, que du coup la asse, se prononca ienne au presbytère. Et lui mon-
e fleur gigantesque au bout du parc, dans la verdure des ] :
— Vois comme c’est près, lui dit-il.
—{rop loin pour tes forces, lui répondit-elle inflexible,
—Ah ! méchante fille, tu as Peur n'est-ce pas ? Tu veux retarder le mom
ent suprême.
"02, tu te trompes, tu as Ma parole, ,,,Que Peuvent me faire quelqu plus ou de moins, puisque ça doit arriver?
es heures de — Ab ! mon vieux père va être si heureux ! Pense, Mémaine à cette joie ! —A la tienne surtout, Je t'en conjure, allons-y !
+ —Eh bien! déjeunons, Après jeite donnerai cette permission tant désirée. t tu m'accompagneras ? , —Avec Rolland, oui, à —Soit | —Lucien était si heureux qu'il ne Put pas manger, nfin, l'on partit, j Out à coup, au milieu du pare, Germaine s'arrêta, — Rolland lui dit-elle, je vais me marier |,,,. enfant avait une âme d'ange.
Pas le moindre &entiment de jalousie ou de résistanc sympathique et doux.
vec Grégoire ? demanda:t-il, O L3
elle tenait le petit par la main,
e n’appurut sur son joli visage \
—Oui.
— La noce se fera ici? ii
— Oui, ici. ,
— Alors je serai ton donzelon (garçon d'honneur) ?
—Oui,
—Ah ! quel bonheur 1. +. Le donzelon de sa Maman, c’est joli, n’est.ce pas ? —À coup sûr.
Germaine le couvrit de baisers.
celui qui serait ma joie et ma :
ce moment-
à joie et ma :
ces choses
femme da ranquille,
nie!,,,.
oreillers, à jamais
À ou un ue moi ; coup la rononca ui monau bout
prême.
res de
sage
. blaire à sa fiancée,
—Va, lui diteile, n'importe changera jamais pour toi! ...
La course était bien courte, en effet, et les trois terrasses furent vite atteintes.
—Mon cher père, dit Lucien en entrant dans la vieille petité salle à manger, et la voix tremblante, pendant qu’une suprème émotion blémissait son visage, je vous amène votre nièce, bénissez là !
Le curé fut debout, comme si une décharge électrique l’eût touché.
—Ah ! est-ce possible 1... balbutia-t-il, tu consens?... Tu veux? O mignonne, mignonne!.... ange du paradis | que Dieu te rende le bonheur que’tu me donnes!...,
Il chancelait, Grégoire s'élança vers lui afin de le soutenir, ce qui évita à M. de Mussidan l’ennui de trouver une phrase de circonstance ; mais Germaine avait pris coura-
.Beusement son parti, et elle souriait, heureuse de la joie de ces deux êtres pour lesquelles elle eût donné sa vie. Le curé la Pressa comme un fou sur sa poitrine, couvrit ses cheveux ét son front de baisers, puis, en l'éloignant un peu de lui:
—CoïMtesse de Villamblard-Mussidan : ... dit avec un naïf orgueil ; le beau nom, et comme il va bien t'aller !.... Sais-tu, mignonne, qu’il y a eu jadis à la cour des comtes. ses de Villamklard-Mussidan : mais de si jolie que toi, jamais, ce n'est pas possible !...,
Puis, tout à coup, avant même de songerià son neveu, pensant à la compagne de toute sa vie :
—Flore, appelait-il, Flore, venez vite !
—Qu'y at-il? demanda.t.el elle n’était jamais bien Join.
—Nos vœu. sont exaucés, mon enfant, lui dit-il lamblard-Mussidan.
—Ah ! fit elle très heureuse, ce mariage-là !
quel changement survienne dans ma vie, mon cœur ne
le en apparaissant ‘Presque aussitôt derrière la porte, car ; Saluez madame la comtesse de Vil.
je vous le disais bien, moi, que vous célébreriez encore
en fait de cadeaux de noces, que la Elle lui sut gré également de la cour et les compliments qu’elle redoutait, ttentions pour Lucien, d’un accroisse- , @b c'était bien là certainement le plus sûr moyen de
On avait écrit la grande nouvelle à Abeille, —La lettre la poursuit, assurait Germaine, pouvait s’altérer une seconde,
Elle disait vrai, et huit jours seulement avant le mariage, la marquise de Gesdres envoya l3 dépêche suivante :
“ Lettre parvenue à Moscou ; rejoignons ce soir Pétersbourg pour prendre Orient-
Express.” Serons vendredi Gascogne, Compliments et tendresses,
qui ne répondait pas, dont la confiance en cette amie si chère ne
‘* ABEILLE, ” Le contrat de mariage, rédigé par le notairs de Lucien, à Paris, devait se signer le lendemain à Gellac. Lucien avait fait royalement les choses, et avait reconnu une fortune considérable indépendante à son futur gendre. Mais l'abbé de Villamblard étant allé s’en informer lui-même, revint de chez le notaire, inflexible et furieux.
—Non, dit-il, cela-ne sera pas. Grégoire est pauvre, Pauvre il restera, Je veux que le contrat stipule qu’il n’a rien, et que Germaine reste à tout jamais la seule maîtresse et administratrice de sa fortune. .
— C’est inadmissible, déclara Lucien, la dignité de votre neveu doit être sauve-gardée,
—Joli moyen, en lui faisant l’aumône et en supposant surtout que nous pouvons l’ac: cepter,
Grégoire, à ces fières déclarations, fit une assez laide grimace ; passer par là, tant l'abbé y mit d'énergie et de volonté, Du reste, tume de cette décision, en disant à son fotur gendre :
—Ne vous tourmentez pas, mon cher Grégoire. D'abord, Germaine a horreur des affaires, et serait fort ennuyée de s’en occuper. Ensuite Pour tout concilier, la volonté formelle de votre oncle et vos intérêts, jo ferai fairo une Procuration générale à votre femme, dès notre arrivée À Paris, et j'y joindrai même la mienne, De plus, je lui ferai
jurer de ne jamais la révoquer ; et soyez tranquille, ce sera aussi sacré que si le notaire y avait passé,
mais il fallut bien en Lucien adourit l’amer-
essement exigé par l'abbé y
On mit sur sa préoccupa sa mine triste, et la noce eut lieu comme bien on le pense,
au bras de son p'e, La concorte. Le curé, avec l’ornement d’or fin des plus grandes Mais lorsqu'il voulut lui s huit jours, ce fut imlarmes,
Fo bougonnait Flore furieuse et rayonnante, sous verts eussent fait paraitre flétris, les prés du mois de mai. jeune femme au bras, les élè.
une salve de coups de fusil à euvaient de tous les côtés sur
| d’AUIOn l'accompagnaiet jusqu’au château.
Là, ce fut une noce comme l'on n en avait Jamais vu dans ce pays. où elles surpassent
cependant d'ordinaire celles de Gamache. Dans le parc, il y eut table ouverte pour tous; et l’on ne compta bientôt plus les tonneaux défoncés, Au château, tout le rez-de-chaus- Il y avait plus de cent couverts.
—Tu seras heureuse, disait Abeille à son amie. Comment M. de Mussidan ne te serait-il pas reconnaissant de tout ce que tu lui donnes ? Et la fortune immense de ton
Un mois encore dans cette contrée sauvage et ma fumées, au fond desquelles, comme d'immenses mi étangs où se réflètent seules les nudes éternellement voyageuses,
, arrivé au comble de ses vœux. Grégoire, “ans l'enthousiasme que lui avait donné cette fille adorable, si fraîche, si belle, si pure,
anus avaient germé en lui,
a nouvelle comtesse. Il
ant, son intelligence, déjà supérieure, unie à tant de douceur, le ravissaient.
— Laissez-moi lui donner mon nom, demanda-t-il à Germaine. \
Elle serra la main de Grégoire, extrêmement émue. à
—Merci de l'intention, lui dit-elle. Je vous en suis profondément, reconnaissante. Mais ce n’est pas possible, pour la raison très simple que Rolland a été reconnu par son
père, et qu'il est bien authentiquement Bargemon. Ce sera à lui plus tard à rendre ce non aussi illustre qu'il le lui faudra.
Le comte n’insista pas ; il était, dement dans sa cervelle,
Lucien, décidément, renaissuit À la vie. Plus que jamais, cience tranquille. répétait comme son vieux curé : À
intelligent, et ce qu’il voulait comprendre entrait rapi- 8 q P P Germaine apaisée, la cons-
Si c'est un garçon, nous l’appellerons Lucien, mon fils bien-aimé mérite entre tous que l'on perpétue son nom, n’est-ce pas ?.... Et si c'est une fille, elle rappellera le souvenir de ma mère vénérée : Blanche de Villamblard-Mussidan.
‘#acr
à force
n avaler la
; et quelle e tout !
ou de Gerte les sym-
servations ‘
ar l’abbé y préoccupa anse.
pays ; sur it pied ne . La con- # grandes voulut lui ce fut im-
inte, sous mai.
s, les élède fusil à côtés sur eau.
urpassent Jour tous; de-chaus-
dan ne te se de ton
ades pars grands ta entre trégoire, si pure,
en était elle pasommensse. Il érieure,
issante.
par son udre ce it rapi-
la cons-
je veux
non fils est une issidan.
— Oui, oui, disait Germaine émue, vous savez bien à quel point vos volontés nous sont ‘sacrées à tous,
Flore et le curé pleuraient.
— Monsieur Lucien est bien pâle, dit la vieille, pourvu que Dieu nous le garde !.,.,
t LES CABOTINS
La foire de Montmartre, laquelle a lieu du 30 novembre, jour de la Saint-André, au 30 décembre, et plus tard au grand désespoir des habitants de ce quartier, se tient tous les ans du boulevard Rochechouart à la place Clichy...
Là, se voient les ‘choses les plus extraordinaires du monde ; la belle Fatma y coudoie l'empereur très noir d’un royaume ‘africain quelconque ; les premiers photographes du monde, — d’après eux, bien entendu, — vous proposent à cinquante centimes la douzaine vos photographies et celle de toute votre famille ; des loteries où des vases et des assiettes jamais gagnés dansent en rond avec un bruit de crécelles, aux yeux éblouis des amateurs, y sont placés, à côté des Massacres des Innocents ; des chevaux de bois tournent jusqu’à minuit, sur le même air, capable de donner le vertige à une Gretchen allemande, et ne sont surpassés que par les montagnes russes, les bateaux procurant l’agréable sensation du roulis, et par conséquent du mal de mer ; des moulins à-vent dont les ailes emportent des nacelles pleines de monde, lancées à toute volée ; et tout cela avec accompagnement d'orgue de Burbarie, d’orchestres en plein vent, jouant à la fois en une tacophonie étrange et folle : la Vague, Orphée aux Enfers, les Roses, la Belle Hélène et éuiti quanti.
Un peu plus loin, ce sont les ménageries, les baraques de lutteurs devant lesquelles les éternelles queues rouges, chères aux badauds français, font esclaffer de rire la population en délire,
Puis, les théâtres de foire, où la Tour de Nesles, l'Orpheline de Notre Dame, Lucette ou l'Enfant volée, font verser des torrents de larmes aux âmes sensibles,
Là, sur l’étroit tremplin, au fond duquel les grosses caisses, les tambours et les cuivres fêlés répètent éternellement les mêmes mesures et font un bruit d'enfer, pour enlevet les amateurs, souvent rétifs, et les engager à entrer, la parade s lieu également,
Et tandis que le pauvre Jocrisse tend du matin au soir la partie de son individu placée à l'endroit où le dos change de nom, et que la botte du père noble s'y imprime, cruellement quelquefois, tous les sujets de la troupe, en grand costume, sont alignés, avec des : poses avantageuses, pour achalander le public.
C'est un Incas en couronne de plumes, au teint havane ; puis un mousquetaire, en ca-. saque de velours, la croix d’or sur la poitrine ; un preux, casqué, cuirassé, bardé de fer.
Du côté féminin, c'est bien autre chose, les Pierrettes, les Colombines, les Isabeaux de Bavière, les Marguerites de Bourgogne, vues au grand soleil, sans l'illusion du fard et de l'éloignement, sont horribles avec leur teint affreusement couperosé, leurs bras rouges et maigres, ou leurs chairs flasques, débordants, épouvantables. ;
Un grand diable, efflanqué, aux jambes d'échassier, aux yeux noirs arrondis et saillants, déjà. noyés par les absinthes continuelles, quoiqu'il ne fût pas vieux, faisait des effets de torse et souriait agréablement aux petites grisettes dont il était le favori.
Pour le quart d'heure, il était vêtu d'un pourpoint crevassé, d’un maillot de coton gris perle, d’un manteau court, et d’un toquet à plumes.
—Tiens, fit un petit trottin à minois éveillé, Nénest la Beauté est en tenue. On va donc jouer les Ztats de Blois, ce soir 1
— Attends, répondit sa compagne, on va l'annoncer.
—S'il joue, faut entrer.
Raterie, le propriétaire de la baraque et le directeur de la troupe, s’avança :
— Mesdames et messieurs, dit-il, dédaignant du haut de sa fortune, dé‘à solide, les épates menteuses des boniments ordinaires, nous aurons l'honneur de représenter ce soir, devant vous : les Ztats de Blois, drame en cinq actes, et quatorze tableaux, du célèbre Bonaventure Graind’orge.
M. Ernest Craponne, ex-premier prix du Conservatoire, ex-sujet du Gymnase, attaché à force de sacrifices, à notre excellente troupe, jouera le rôle du duc de Guise.
FLEUR DES NEIGRS
Mile Julia Francœur interprétera la Reine de France et Mile Ma
riette Bachelier, la charmante Fragolette, si malheureuse, si persécutée |
Ou va commencer, mesdames êt oi, il messieurs, ce spectacle hors ligne. Les premières 1 fr, les deuxièmes 50 centimes, 30 " centimes les troisièmes. Messieurs les militaires, par faveur spéciale, ne paieront que Re demi-place. Entrez, Mmes Francœur et Bachelier, M. Ernest Craponne, votre favori, se | ‘81840 surpasseront tous ce soir, , Sc
À son nom, ainsi Prononcé, le grand escogriffe mit un peu plus sur l'oreille le toquet ete emplumé du duc de Guise, il renfla sous son Pourpgint à crever son torse eflanqué, tan- #38 dis que dans son maillot dé coton rapiécé, se tendaient Jes gros muscles saillants de ses à un longues jambes, terminées par des pieds plats, d'une dimension peu commune \ , L
L'orchestre-fñt entendre ses ritournelles les plus bruyantes ; et le peuple, hypnotisé et l'av
, enlevé, escalada en se bousculant les marches en bois de la baraque, Alors les artistes, Le qui avaient dû faire nombre pendant la parade, défilèrent Un par un, afin d'aller dans la re voiture qui leur servait de loge terminer leurs apprêts pour la représentation. entr
Une jeune femme, celle que le directeur venait d'appeler Mariette Bachelier, attendait. "e dans le couloir placé entre la baraque et la loge des acteurs, | C
Elle était très brune, avec le nez recourbé, assez long, le front bas, les yeux petits ‘et ds
durs, L'expression méchante de la physionoinie, la bouche sans lèvres annonçaient une E mauvaise nature ; tandis qu une énorme éclosion de boutons la rendait on ne peut plus a répugnante, lorsque le fard, le gras et la poudre de riz ne venaient pas dissimuler ces L Stigmates du vice. A la scène cependant, où elle jouait les ingénuités, sans le moindre ‘con( talent du reste, elle faisait encore un peu d'effet avec son maquillage savant, # À la vue de Craponne, elle s'avança vivement : Eh bien ! Nénest, lui dit-elle, as-tu vu Alice ? —Oui, répondit celui que dans son monde on appelait Nénest la Beauté, c'est-à-dire see amis, les merlots du boulevard de Clichy, avec lesquels il jouait aux cartes, tout le L temps que ne lui prenaient pas ses répétitions ou ses représentations. À re —A:t elle reçu quelque chose de son individu ?:,,, | gnu —Non, pas encore, don:
—C'est-y possible ? C'te dinde-là va 86 laisser mettre dedans une fois de plus! Mais œ r Ç la regarde. Quant à môi, j'en ai assez de trimer comme je le fais, et de mener la vie que L j'ai avec toi. Si d'ici à deux jours, Alice ne t'a rien donné, bonsoir, mon vieux RATS Gré —Tu ne feras pas œla, ma petite chatte !
—Qui m'en empêcherx ? $ À — L'amour que tu as pour ton époux, ton Cra
poune, qui sera le grand Craponne, d'ici 4! bin à peu, vous pouvez me croire, belle duchesse ! a ; PS —Des nèfles !..., Il me faut qutre chose que des mots. Je n'ai plus rien à me mettre pro} sur le dos. Si tu ne veux Pas casquer, adieu ! il n’en faut plus !..., ? ; I + —Puisque je t'ai promis mon nom, Ô ma reine ! un! L —Merci, il ne m'enpêchera pas de crever de faim ton nom ! 150 francs Par mois que alla tu gagnes, moi, 75, en voilà une Californie pour faire bouillir la marmite, et se nipper ! À — Ecoute, ne fais pas la méchante, nous sommes au bout de nos peines !.... ! ner — Ah ! il y a donc du nouveau ! j une —Oui ! Alice n’a encore rien reçu, c'est vrai ; mais je suis allé aujourd’hui aux nou- Ÿ À velles, et....ilyena,... dési Les petits yeux méchants de l’ingénuité brillèrent pleins de convoitise et de rapacité, ‘ : Fe FA —Parle donc alors, au lieu de faire des phrases, espèce de grand serin, dit-elle, dés: —$i tu m'en laissais le temps, mademoiselle Bachelier, au lieu de me jeter des injures ; À à la face !.... | I — Allons, voyons, dégoise 1... Qu'y a:t-il ? ss de —Le comte de Mussidan, époux effectif de Mile Bargemon, ou plutôt de ses millions, mor devant M. le maire, mais époux moral de Mile Craponne, devant son honneur et sa vons- une cience, arrive demain au soir. é liqu —En voilà des mots pour dire rien ou à peu près. Espèce d'empaillé, va ! - —Rien!..,, Vous appelez rien l’arrivée de votre beau-frère, le noble comté de -Vil- E lamblard-Mussidan ? l'au — Allons, pose là tes manières, et explique-moi clairement ce qui, d’après toi, va apri- nm: ver; autrement, je te pifle!.... C Craponne recula de deux Pas, car il connaissait la douceur de la charmante ingénuité, E
et dit : \
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> Bachelier, ln mesdames et centimes, 30 > paieront que otre favori, se
ille le toquét flanqué, tanllants de ses
hypnotisé et | les artistes, aller dans la
er, attendait
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c'est-à-dire rtes, tout le
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ngénuité,
—Après-demain matin, sans plus tarder, ma sœur verra M. de Mussidan. Cette foisci, il tient la grenouille, et Alice saura lui en faire cracher notre part, sois tranquille !
—MJe ne erois plus à l'adresse de ta sœur, c'est une dinde !....
—Tu peux bien nous faire crédit encore deux ou trois jours, Après, si nous ne réussissons pas, je te rendrai la liberté, 6 ma sylphide !....
Son naturel déclamatoire, aussitôt reprenant le dessus, il ajsuta en enlevant son toquet
. et en arrondissant le bras en un geste tragique :
—Dôût-il m'en coûter la vie, madame, je consentirai, en ce cas, à vous voir appartenir à un autre, plus fortuné que moi !....
Là comme au café-concert des Champs-Elysées, mais avec moins d’égurds, toutefois, l'a vertissear cria :
‘ Monseigneur, sauvez-moi ! Henry, mon amour, ne m'abandonne pas.”
Comprends la nuance, n'est-ce pas ?.... Tu t'adresses d’abord au duc tout-puissant, tu es respectueuse et tremblante ; ensuite, tu ne vois plus que celui que tu aimes...
Est-ce entendu, mademoiselle Bachelier ?.,.,
— Oui, oui, espèce de bavard. Moi, je file parce que je ne veux pas d'amende |
Le surlendemain matin, dès son arrivée à son bureau, Grégoire trouva une lettre ainsi conçue :
“ On vous attend, on vous adore, on vous veut.
‘“ À. De V.-M.”
Le comte arrondit ses yeux verdâtres.
—On vous veut ! répéta-t-il. En voilà du toupet.... Jamais de la vie. Et cette si gnuture ‘ V..M.” Qu'est-ce que cela veut dire? Ce sont mes initiales, Dieu me par donne !....
» (Ça va bien!.... Rien v manque.
D'abord très résolu d'envoyer promener la Craponette, à ne pas même lui répondre, Grégoire peu à peu cependant, réfléchit.
—C'est souligné, on vous veut, se dit-il encore. à
Si elle allait me faire du potin ? C’est qu'avec sa mine effrontée, elle en serait pardieu bisn capable !:..,
, Et Germaine, que j'ai à peine commencé à conquérir ! Si elle le savait, ce serait du ropre !....
à Il demeura distrait, préoccupé, inabordable toute la journée.
Lucien, fatigué du voyage, était resté à l'hôtel du Ranelagh. M. de Mussidan, seul, alla se rendre compte où en étaient les affaires.
Aussi au bureau, s’en donna:t il à cœur joie d'affirmer sa nouvelle autorité, de bougonner après tout le monde, de demander des explications sur une boîte de plumes ou sur une rame de papier employée sans besoin.
À cinq heures, n’y tenant plus, et après mille tergiversations entre sa prudence et ses désirs, il prit son chapeau en se disant :
—J'y vais, afin d’avoir la paix, et dans l'intérêt même de Germaine ; mais il faudra désormais qu’elle me laisse tranquille...
Ah ! oui, il le faudra, ou gare à elle!....
Il prit l'omnibus, par économie, puis à sa descente, étant passé devant un marchand de comestibles, il pensa tout à coup à la gourmandiso d’Alice, combien elle aimait les morceaux fins, surtout un bon petit verre de vin ; alors il ne résista pas à l’idée de faire une dernière noce avec elle, et il acheta pour une centaine de francs de conserves, de liqueurs, de champagne, de victuailles de toutes sortes.
—(Ça aidera à la rendre raisonnable, se dit-il encore, les ripailles, c’est sont faible !.....
Et les poches de son pardessus débordantes, un sac de raisins d’une main, un pâté de l’autre, un poulet enveloppé de papier sous le bras, il arriva ainsi chez Mile Craponne.
- Celle-ci né lui laissa pas ie temps dé placér un mot.
On l’adorait, on le chérissait, :
En avait-elle passé des jours à l'attendre ! Oh! des jours trop cruels en vérité !.... Enfin !...:
Et des larmes, des baisers, et des cris His Grégoire rayonnait,,,, \ D'abord, il croyait à cette comédie ; ensuite sa le changeait de cette Germaine si
réservée !,..,
Et vive Dieu, l'amour est bon !..,
Est-ce qu'il serait le premier à d
onner à l’une son respo0Ë et sa tendresse, et tout ce qu'elle pourrait désirer de lue... 4
a mères des enfants, la gardienne vigi.
ÿ Avec laquelle on est en sûreté... ‘
F L'autre la joie, la gaité, l'amour, jamais prise aù sérieux, que l'on méprise, Oh ! oui, avec sa voix de sapeur, et son Écrrible nez camard, Grégoire ln trouvait ex. trêmement amusante |. ‘se À sept heures, ne Pouvant se décider à la quitter, il dépêcha un co Ranelagh : une affaire i i Pouvait se terminer que tard dans l'empêchait de rentrer dîner, i i Et la soirée fut d’une gaîté couru pour refaire piano.
Celle-ci servait au comte les morceaux les Plus salés de son s’esclaffant disait :
— Voilà la musique que j'aime !
Est-ce assez joli, Oh ! vous êtes 4 mes enfants !,,,,..
Il le paya, son plaisir, séance tenante, et plus cher qu'au marché, Et on l’en satura, de ces représentations-là ; mais mal i i
e, elles lui soir les avant.scènes de l'Opéra.
possible de recevoir Grépipelette quelconque... .
Hs
e la connaissait
son immense talent, tout. .
Grégoire dut payer l'insta Y compris Mariette Bac
Puis ce fut le tour d'Alice, Précisément une occasion su
rue Vital, à Passy, n'ayant comme voisi
+ Pour donner du
lation de N énest, et
ses dettes, .et renipper la helier, dont l'appétit
n'était pas le moindre de
de Mlle Craponne, et comme son concert était pied, elle eut une voiture
trop loin, pour l'y conduire.
Puis il fallut meubler la maison.
ôtel-des-Ventes, et y achetait
les choses les plus invrai-
C’est ainsi que, voulant des tasses, il en eut du Coup cinquante douzaines, venant d’un nt on vendait ce jour-là le matériel,
Elles avaient deux centimètres d'épaisseur, et la forme que l'on sait, ... mais "c'était
une si belle affaire!,... De même, pour les chaises, il à Occasion des
chaises épaisses carrées, eb.,.. trois cents du même coup!....
oi Nees remplissaient Alice recevait toutes ces saletés et trouvai
ait son goût parfait, s'extasiant sur son habi-
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