‹ Fleur des ondes [microforme] (volume 2)Chapitre 10 sur 27 · CE · texte numérisé non relu

CE

Il enviait les oiseaux, les papillons, les libeltules : tous les êtres qui pouvaient s'envoler de la

terre. Depuis quelques années, on parlait beaucoup d'un pays merveilleux que la France était en train de conquérir par les soins d’un intrépide capitaine, Samuel de Champlain. Le jeune homme sentit que ses rêves avaient désormais des ailes. I1 sollicita la permission de s'embarquer pour le Nouveau-Moude.

Madame de Savigny sursauta à cette requête, et refusa. A son grand étonnement, Philippe insista avec détermination. Se rendant enfin compte que son fils avait vingt ans, la mère dut céder. Et le hardi gentilhomme connut la sensation d'être balloté sur l'Océan déchaîné, perdu entre le ciel et l’eau.

On sait déjà qu'il fit, dans ce premier voyage, un rude apprentissage de la mer.

Paul Guertal avait une histoire plus modeste. Ii était fils d’un pêcheur de Brouage, qu’une vague avait emporté. Sa mère peina pour l’élever jusqu'à quatorze ans ; puis, de privations et de fatigues, elle mourut. Ce garçon était intelligent, honnête et très audacieux la misère de son enfance ayant allumé en lui un insatiable désir de liberté. C'était cette ambition qui le poussait vers les 1égions inexplorées.

D'une joyeuse humeur et d’un bon caractère, il n’était cependant pas beau : le regaid pénétrant de ses yeux noirs et son sourire bon enfant constituaient ses seuls attraits physiques.

Durant toute la saison, les deux jeunes gens

suivirent Chan iflain dans ses

$ Explorations, puis Philippe de Savigny se

rembarqua avec lui pour retourner en France, Paul dimeura dans la colonie, andis que sin camarade voguait vers la patrie, emportant dans SON Cœur un ardent désir de revoir les foréts du Canada, Jui, vêtn à la mode des indigènes, apprenait leur langue et vivait de leur vie,

En seize cent douze, Chen iplain ne vint pas

Il dut s ‘emplover à P combattre la jalous sie

dans la colonie. aris pour

irraisonnée qu'avait susc ité sa noble entre: prise *#

Que ls que fussent les etn le v. que chef ne se

Se découras EA pas: dés le # Pendant ces iltercations, il me fut impossible de rien

faire pour l'habitation de Québec, d

ns laquelle je désirais mettre des ouvriers pour kr

cparer Ct'augmenter, d'autant que le temps de partir nous pressait £ linsi se fallut contenter pour cette ännée d ÿ aller sans dutre association )+ at }

, ec 10S passeports de Monge igneur le Prince qui furent donués pour quütre vaisseaux. lesquels

ecalent ja pré parès pour le voyage Savoir trois de Rouën

t'un de la Rochelle à conlition que chacun fournirait quatre hommes pour m'assister, tant en mes découvertures qu'à la guerre à Cause que je voulais tenir a promesse que j'avais faite aux aizuins en l'année 161 l, de !

sauvages Ochat ICS assister ex leurs guerres au I

remier voi are.

Champlain, Voyage de 161 2% Celie de M, de Mont:

3, page 286,

venit d'être diss

printemps de seize cent treize, il revint continuer l'œuvre qui lui était chère.

Philippe de Savigny l'accompagnait encore.

Cette fois, la comtesse ne s'y était pas opposée, comprenant que son fils avait trouvé sa vocation.

Les voyageurs ne s'arrètèrent'à Ai Tadousese que

le temps d'apprèter leurs barques pour se rendre

à Québec *, De ià, ils se dirigèrent iminédiatement vers le Sauit Saint-Louis, où Champlain espérait rencontrer les Algonquins. Mais les sauvages, désappointés de son absence l'année précédente, n'étaient pas revenus.

Sans hésiter, le hardi explorateur décida d'atler jusqu’en leur ae : il partit de l'ile Sainte- Héiène le vingt sept mai. Un sauvage et «

ge et quatre Français Philippe et Paul

étaient de ce nombre.

Le jour du départ, la température était affreuse ; les voyageurs ne purent aller plus loin que le Sault Saint-Louis, Le lendemain, le soleil resplendissait : le firmament, lavé par l'orage de la veille, était sans nuages. ['éblouissement d’asur vint à propos mettre un peu dg sérénité dans l'âme des héros car ils dûrent. ce jour-là, faire plusieurs lieues à terre en portant leurs canots, leurs arimes et effets sur leurs épaules. Après une marche harassante tantôt # Entre Tadous-ac et Québec notre L: arque faisait grand Cau, qui me contraignit de retarder à Québec pour l’estan-

Guer. —Unampiain, Voyage de 1511 pire 241,

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sur la grêve, tantôt à la lisière du bois, les épaules trop charées, emprisonnés à chaque instant dans le fouillis des rameaux, il leur fallut ramer pendant plusieurs heures avant de s'arrèter, pour la nuit, à l'entrée du lac Saint-Louis où ils se barricadèrent avec soin, afin d'éviter une surprise des Iroquois qui rodaient habituellement dans ces parages.

Le lendemain, dès l'aurore, la troupe repartit, et vers trois heures de l'après-midi, mit pied à terre pour passer un petit sanlt au-delà duquel elle campa dans une île. Le trente-un mai, elle passa encore un beau lac où se trouvait une île couverte de pins.

C'étaient de rudes hommes, que les compagnons de Champlain ! Personne ne se plaignait, malgré les dangers #t les misères de l'expédition ; tous regardaient le chef tonjours en avant et s’efforçaient d'élever leur courage jusqu'à son intrépidité.

Cependant ils n'avaient pas encore traversé les plus terribles épreuves de cette course aventureuse, Arrivés À un sault appelé par les sauvages, Quer.echouan #, et rempli de rochers et de pierres, leur seul moyen fut de se mettre dans l'eau et de

* Quenechouan, nom d'un rapide à l'entrée de l'Outaouais se retrouve dans celui de Quainchien donné à un gros ruis sean ét À uno pointe de terre qui sont dans le voisinage,

Ferland-Cours d'histoire du Canada page 163, Quenechouan s'appelle aujourd'hui le Long Sault,

tél

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