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PRCLOGUE 25
Espagnol m'avait faite à notre première rencontre: je vois bien maintenant que ma méfiance était sans objet. Ma belle-sœur est bonne; je me sens de la reconnaissance pour cette étrangère qui fait le bonheur de mon frère bien-aimé. Quel ours, par exemple, que le laid d’Alombrès ! Depuis bientôt un an que Mercédès est mariée, il n’est guère venu la visiter que deux ou trois fois. Bah ! c’est peut-être la mode Gans son pays, et ce qui semble de l'indifférence chez nous se nomme, sans doute, une discrète réserve par delà les Pyrénées.
Le ciel se noircissait d'orage. Olivier mit sa monture au galop ; il n'était plus qu’à une demilicue du manoir, lorsqu'il vit venir à sa rencontre un cavalier : c'était Simon, son domestique.
‘Ah ! Monsieur, que je suis content de vous trouver si tôt ! Venez, venez vite, il se passe au château des chôses effrayantes ! ”’
Olivier frémit
‘* Qu'y a-t-il donc, Simon ?
‘“ Le frère de la comtesse est venu : il est monté au petit salon, avec madame, et aussitôt la femme de chambre à entendu une dispute violente. Le duc disait des chôses terribles, menaçait madame de la tuer, si elle ne voulait lui donner certains papiers. Manette épouvantée est venue me dire cela, et j'ai entendu à mon tour. Ah! Monseigneur, c’est une histoire
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Épouvantable, Madame pleure et supplie : Je duc frappe du poing sur les meubles et crie : voleuse! fausse comtesse ! Mauvaise sœur!,, et des noms plus malveillants encore, ??
Quelle inconcevabie façon ont donc ces Espagnols. Si au moins ils avaient la décence de se quereller dans leur langue! pensa Olivier.
“Je n'ai pas attendu plus longtemps, continua Simon, sachant que vous deviez revenir de ce côté; j'accours vous Prévenir, pendant que Rémi fait le guet, Car bien sûr, cet Espagnol-là est fou ! ’
Olivier se pencha en avant, et lança son cheval ventre à terre.
Conime il descendait de Sa Monture, en face du château, il rencontra le duc qui sortait, l'airdigne, la mine correcte,
‘" Bonsoir, Monsieur de Savigny ! Je savais le départ de mon beau-frère, et J'étais venu pour consoler ma sœur de cette Première séparation *
mais cette petite femme est plus courageuse que je ne le croyais, ct je m'en vais bien tranquille : elle attendra en PEISOnne raisonnable le retour de son époux,
Il ajouta quelques mots sur Ja température, et de bons souhaits à l'adresse du comte qui était menacé de Voyager sous l'averse, Puis il redit
bonsoir et partit.
Quoi! vous vous en allez déjà? Jui Cria