‹ Fleurs de pommier: versChapitre 14 sur 23 · FIAT LUX · texte numérisé non relu

FIAT LUX

A OSOROSS BSAMOKK.

Mon Dieu! la nuit est noire, et les bloodes étoiles. Comme pour mieux /rlormir se couvrent de leurs voiles

Après qu'elles nous ont souri ; > Sous sa voûte d*airain la terres'emprisonne ; Dans ce sombre désert pas unieuqui rayonne ;

Dans ce silence pas un cri .

C'eftique uous sommes tous coiislernë» de survivra Aux mille visions qu'il nous a fallu suivre.

Aux mille voluptés qui nous ont enivrés :

C'est que tous , renonçant à des luttes trop vaines , Nous épions le calme au sein des nuits sereines , Refusant au travail nos membres désœuvrés.

Et si quelqu'un , fidèle à ses instincts mobiles , Veut encore essayer des courses inutiles

Qui l'ont égaré tant de fois } Si, prompt à contenter son esprit d'aventure , Il cbercbe encor du pied la voie étroite et durt

Que suit le chasseur de chamois -,

La iBaitigue bientôt et l'ennui de la route ^ Puis une anxiété froide comme le doiiie. S'emparent lentement du triste vôysigeiir ; Et y quand il s'est perdu dans les espaces vides , Quand il s'est vu tomber sur les herbes humides , Il se retourne, et fuit, comme s'il avait peur.

Aloi-s, alors, mon Dieu! prêtez voire lumière , A ce famtùme obscur qui passe solitaire

Courbé sous ses mornes chagrins; Alors apparaissez dans les brumes profondes , Faites un signe au juste errant parmi les mondes^

Et le juste ceindra ses reins.

Juillet I8S7.

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