LE POETE ERRANT
A AIinOHSS ZM IXAGVAXt.
Où va le p^^v^ÇJ^é)|e , , ;:..;..
Qu'aucun %(Hiyei^r o'sirf^to^ Qu'aucun a^iuir ae pontsniti , Et qui raarcbuiWH-teifliW , Sans éclat etfiaaanvjr^^^..
Sans obst^ojf ei fans 9pt>i4J.i? :
Où Ta la jeane hirondelle > Qui dort le soir sous sod aile , £t repart chaque matin ?
Oti va la blonde fumée Qui de la cire embaumée T^alt au souffle qui Téteint ?
L'hirondelle passagère Tout-à-coup meurt , sous la pierre Laissée aux mains d'un enfant; La vapeur fqit comme un rêve Qui se perd , dès qu'il s'élève...
Mais y quant au poète errant y
li conduit une humble vie Que nul ne voit et n'envîe A son but le plus obscur \ Il ne veut et ne réclame t)ue la sainteté de Tàroe , L'eau limpide et le ciel pilr :
£t puis, l'oiseau de passage Espère qa'an frais ombrage Reposera son essor , Et que la feuille agitée y Après qu'il l'aura quittée Frémira longtemps encor.
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LE MATIIV.
A AUGUSTE BBOET.
Au lever du soleil, unjoui elle s'enfuît
Avec sa robe grise et sa polisse verte ^
Sans doute pour prier. — Sa chambre était ouverte
Et j'y pénétrai seul , comme un voleur de nuit ,
— 3V — ilonleux et pâlissantde crainte au moindre bruit : De mille riens charmants sa table était couverte; Les voiles repoussés de sa couche déserte Laissaient voir le drap blanc où son corps s'a I languit ,
Et le sillon léger ^ trace voluptueuse ,
Creusé par les contours de la belle dormeuse : —
C'était Teau qu'un vent frais est venu caresser ;
Le sable doux et fin qu'ont foulé les gazelles; La fleur qu'un papillon fit plier sous ses ailes ; La bouche émue encore après un long baiser.