LE LONG DES GREVES
La mer est belle y Le ciel est pur , Et l'hirondelle Bat de son aile Leur double azur.
^olre Ame se repose et rêve En face du soleil couchjq^l ;|
— 52 -^ El le sable fin de la grève , Que la brise du soir soulève ^ Fuit sous notre pas indolent.
La vague est brillante et vermeille , Et y sous les nuages flottants , L'immense mer qui toujours veille Ressemble à Tenfant qui s'éveille Et fait trembler ses rideaux blancs.
Le pécheur y debout sur la ri ve , A côté d'un débris marin , Ouvre son oreille attentive, Ecoutant si sa barque arrive Avec Tespoir du lendemain.
De loin en loin quelques baigneuses Vont se plonger au sein des eanx , Jouant et folâtrant, heureuses De leurs sarabandes joyeuses y Des bruits de Vents , des bruits de flots.
Mais ce que rêve l'Ame émue , Ce n'est ni le sable trompeur^ Ni le flot qui crie et remue ^ Ni quelque baigneuse inconnue; Son rêve est un rêve du cœur...
La mer est belle , Le ciel est pur , Et I hirondelle Bat de son aile Leur double azur.