‹ Fleurs du bitumeChapitre 7 sur 45 · AUX YEUX VERTS · texte numérisé non relu

AUX YEUX VERTS

Vous êtes, mon amour, comme une citadelle Escarpée, où jamais la garnison ne dort : La place a des fossés fabuleux autour d'elle... Pour passer et pour vaincre, il faudrait un pont . . . d'or.

Vous êtes, mon amour, le beau poissan mystique. Qui va, vient, et s'approche et s'éloigne du bord^ Mirant sa blonde écaille au miroir aquatique... Pour le prendre, ô pécheur, il faut un filet... d'or.

Vous êtes, mon amour, l'oiseau bleu qui s'élève

Dessinant les zigzags trompeurs de son essor

Sur le fond étoile de l'azur de mon rêve...

Pour l'atteindre, ô chasseur, il faut des flèches... d'or.

CUEILLETTE SUR L' ASPHALTE 37

Vous êtes, mon amour, comparable à l'hermine Qui ne veut point tacher sa robe, blanc trésor, Qui fuit avec horreur tout ce qui contamine, A moins que ce ne soit une souillure... d'or.

Mais mon amour est belle! et Dieu sait si les perles Font bien à son col blanc, charme du flirtador. La colombe de nuit laisse siffler les merles! Elle attend le prodigue et tuera le veau... d'or.

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