‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 18 sur 52 · CHATEAUBRIAND ET LAMARTINE · texte numérisé non relu

CHATEAUBRIAND ET LAMARTINE

Tout cède à ton pouvoir ; ta parole rassemble

Des mortels étonnés de se trouver ensemble ;

Par tes accords divins , habile à nous charmer,

Tout ce que tu chéris , tu nous le his aimer :

O chantre d'Atala ! quelle est donc ta magie?

En céleste épopée , en sublime élégie,

Au gré de ton génie , on t*entend moduler

Des pensers qu'avant toi nul ne sut révéler ;

Chaque voix du désert , et chaque voix du monde,

Emprunte un idiome à ta plume féconde ;

Ces rêves passagers, impalpables aux sens;

Qui mouraient dans nos cœurs vivent dans tes accens. :

Au feu des passions , aux clameurs des empires ,

Dans tes écrits divers tour à, tour tu t'inspires ;

Poète pèlerin, tes magiques discours

Montrent à nos regards les lieux que tu parcours :

Dans les vieilles cités, parmi les sépultures,

Tu cherches des leçons pour, les races futures; «

lift FLBUBS DU MIDI.

Tu juges DM déiMi avecféYérilé; Aux peuples, comme aux rob» tu disla Térilé : Car, de Thumanité magnanime interprète, Pour venger le malheur ta voix est toiqoura prêter; Et, semblable à Platon, vieillard à boucfaed'or, En t'éoDutant parler, la souffraBoes'endort.

Pour qu*à ta grande voix une autre voix se mâc, Lamartine reçut une lyre|Qmdle, Vous planez tous les deux sur le siècle étouné , Lui, symbole d*amour! t<H, génie incarné!

Ck)mmednx séraphins de la mAmepkalange Sur les rbytmes divers entonnœt leur kmange, Ainsi, vers l'Étemel, s*^vent tour à tour Ton chant d'enthousiasme et son hymne d'amour.

Aimer ! . . . telle est la vie , adorateur d 'El vire ! Comme l'air à Toiseau, comme Tonde au navire.

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