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Vous, qui vivez heoreui, vous ne sauriez oomprendro L'empire que sur moi ces songes pouvaient prendre; Mais lorsque je tombais de leur enchantement À la réalité qui toujours les dément,
Si je voulais, luttant contre ma destinée,
Me dépouiller des fers qui m'ont environnée ,
Une voix me disait : « Puisque tu dois mourir,
« Qu'importe ce bonheur auquel tu veux courir! »
Néant, que nos grandeurs! néant, que nos merveilles l
Néant! toujours ce mot tintait à mes oreilles...
Après avoir sondé tout penser jusqu'au fond,
Gonune un fruit desséché dont la liqueur se fond^
Et qui ne garde plus qu'une stérile écorce,
Aliment sans saveur et décevante amorce,
Ainsi tous les objets, au bonheur m'engageant,
Cachaient, sous leurs dehors, ce mot hideux : néant!
Ah ! que nous passons vite au milieu de la vie,
Et que de peu de brdt notre mort est suivie !
On dirait que le poids de son adversité.
Endurcit au malheur la triste humanité.
A-t-elle assez de pleurs pour Thécatombe immense
Que la mort fait sans cesse, et toujours recommence?