‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 20 sur 52 · L'ÉCHO · texte numérisé non relu

L'ÉCHO

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Vous, qui vivez heoreui, vous ne sauriez oomprendro L'empire que sur moi ces songes pouvaient prendre; Mais lorsque je tombais de leur enchantement À la réalité qui toujours les dément,

Si je voulais, luttant contre ma destinée,

Me dépouiller des fers qui m'ont environnée ,

Une voix me disait : « Puisque tu dois mourir,

« Qu'importe ce bonheur auquel tu veux courir! »

Néant, que nos grandeurs! néant, que nos merveilles l

Néant! toujours ce mot tintait à mes oreilles...

Après avoir sondé tout penser jusqu'au fond,

Gonune un fruit desséché dont la liqueur se fond^

Et qui ne garde plus qu'une stérile écorce,

Aliment sans saveur et décevante amorce,

Ainsi tous les objets, au bonheur m'engageant,

Cachaient, sous leurs dehors, ce mot hideux : néant!

Ah ! que nous passons vite au milieu de la vie,

Et que de peu de brdt notre mort est suivie !

On dirait que le poids de son adversité.

Endurcit au malheur la triste humanité.

A-t-elle assez de pleurs pour Thécatombe immense

Que la mort fait sans cesse, et toujours recommence?

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