‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 29 sur 52 · PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

PÉTRARQUE

Sa voix énergique, et suave, Se fit entendre tour^à-tour.

Défendant sa patrie esdave, Ou chantant ses rêves d'amour.

Msds aujourd'hiû, Rome avilie, Revendique en vain des héros :

Non, le chantre de lltalie N'éveillera plus ces échos !

Plus de Rienzi, plus de Colonne.

Plus de grand homme inspirateur ; De Capitole, où Ton couronne Le poète triomphateur ; Plus de femme qu'on déifie, Ange, qui bénit nos travaux ; Oh ! le chantre de l'Italie N*éveillera plus ces échos.

Adieu, rive qu'il a chaulée, Rodier, d'où jaillirent ses vers, D'où sa poésie enchantée A pris son vol dans l'univers :

Dans mes jours de mélancolie Souvent j'errais sur ces coteaux, Et le chantre de l'Italie Éveillait pour moi leurs échos *

* Les pins belles eanxonê de Pétrarque sont des odes patriotiques adressées aux Colonne et éùxtUMM, qut avalent tenté de ressusciter là Rome antique.

AVauehise, iS38.

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