‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 36 sur 52 · LIANE · texte numérisé non relu

LIANE

Le bois, le torrent, la montagne, N'arrêteraient pas ton essor ; Mais à ma voix, douce compagne, Près de moi tu reviens encor.

Léchant la main qui te caresse.

Par tes ébats capricieux , Tu sais, de ta triste maîtresse, Dérider le front soucieux.

Sur mes deux genoux tu t*élances, Le cou penché, Tœil en émoi;

Puis, coquette, tu te balances Sur mon pied étendu vers toi.

Dans ta oowse, nfiét <m lente, Tour-à-tour , diamoig ou serpent, Tu voles , ou bien indolente, A mon bras ton oorps se suspend.

Et quand je te mets ta parure, Ta chaîne d^or et ton expier; Tu brilles, comme sous Tarmure Brillait un jeune chevalier.

Ghâteaa de Senramie , septembre , 1835.

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Fleurs arrosées , Par les rosées Du mois de mai, Que je vous aime !

Vous que parsème, L'air embaumé !

Par vos guirlandes, Les champs, les landes, Sont diaprés :

La marguerite,

Modeste, habite

Au bord des prés.

Le Btuet jette Sa frêle aigrette Dans la moisson; Et sur les roches Pendent les cloches Du lizeron.

Le dievre-feoille Mêle sa feuille

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