LA PROMENADE
Le voile de la nuit dans les deux se déploie ; Viens! fuyons ces clameurs dont les airs sont frappés Le cœur n'éprouve ici qu'une factice joie :
Viens ! allons nous asseoir sur ces rocs escarpés ; Je guiderai tes pas ; vois-tu ces champs superbes Où la vigne a formé de verdoyans sillons ? •
Vois-tu ces moissonneurs folâtrant sur les gerbes , Et dont les cris joyeux animent nos vallons ?
Le jour a disparu derrière la colline ;
Contemple à l'horizon ces flots d'or et d'azur ;
Us succèdent aux feux du soleil qui décline :
Vois , comme tout .est beau ! Ck>mme le del est pur !
Vois , la nuit qui s'étend n'a pas de sombres vpfles ; '
Tel qu'un phare brillant entouré de fland^eaux , -
Il plane sur ces monts , l'astre ami des tombeaux ! '
Escorté de milliers d'étoiles !
FLEDBS DU MIDI.
Mon cœur est pénétré d'un doux ravissemaat.
Avançons àpas lents ; que ton Im» me soutienne;
L'amour est doux ici ; mets.t^ main dans Is^ mienne, Parle-moi du bonheur qu'on éprouve en aimant :
Entends-tu des fwéts le bruissement sonore ?
Le chêne retentit sous les ailes du vent ,
Et des docfaes du soir leson se mêle encore
A la voix du torrent...
De ces rodiers déserts nos pieds foulent la dme ; Arrêtons-nous iiei sur cesdébris sanl^ nom : ^
li , ne sens-tu pas uneextase siAilime Quand tu peux d'un regwd embrasser rhorizon ! Vois conmie rOeéan vient mourff snr la plag« ; De rapides vaisseaux fendent ses flots amers^ s Oh ! je voudrais , fiiyant vers un lointain rivage , Cbntempler avec toi l'immensité des mers !