‹ Fleurs du midi: poésiesChapitre 47 sur 52 · LA PROMENADE · texte numérisé non relu

LA PROMENADE

Le voile de la nuit dans les deux se déploie ; Viens! fuyons ces clameurs dont les airs sont frappés Le cœur n'éprouve ici qu'une factice joie :

Viens ! allons nous asseoir sur ces rocs escarpés ; Je guiderai tes pas ; vois-tu ces champs superbes Où la vigne a formé de verdoyans sillons ? •

Vois-tu ces moissonneurs folâtrant sur les gerbes , Et dont les cris joyeux animent nos vallons ?

Le jour a disparu derrière la colline ;

Contemple à l'horizon ces flots d'or et d'azur ;

Us succèdent aux feux du soleil qui décline :

Vois , comme tout .est beau ! Ck>mme le del est pur !

Vois , la nuit qui s'étend n'a pas de sombres vpfles ; '

Tel qu'un phare brillant entouré de fland^eaux , -

Il plane sur ces monts , l'astre ami des tombeaux ! '

Escorté de milliers d'étoiles !

FLEDBS DU MIDI.

Mon cœur est pénétré d'un doux ravissemaat.

Avançons àpas lents ; que ton Im» me soutienne;

L'amour est doux ici ; mets.t^ main dans Is^ mienne, Parle-moi du bonheur qu'on éprouve en aimant :

Entends-tu des fwéts le bruissement sonore ?

Le chêne retentit sous les ailes du vent ,

Et des docfaes du soir leson se mêle encore

A la voix du torrent...

De ces rodiers déserts nos pieds foulent la dme ; Arrêtons-nous iiei sur cesdébris sanl^ nom : ^

li , ne sens-tu pas uneextase siAilime Quand tu peux d'un regwd embrasser rhorizon ! Vois conmie rOeéan vient mourff snr la plag« ; De rapides vaisseaux fendent ses flots amers^ s Oh ! je voudrais , fiiyant vers un lointain rivage , Cbntempler avec toi l'immensité des mers !

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