‹ Fleurs rouges: poésiesChapitre 4 sur 24 · PHYLLIS · texte numérisé non relu

PHYLLIS

A Madame Maurice Faure.

Depuis que Démoplion^ le fils du roi Thésée^ Qtiitta la cour de Thrace et la reine Phyllis^ Bien souvent le matin fit pleuvoir sa rosée FA déjà sont flétris les joncs et les iris.

Cependant tous les jours la royale épousée Interroge la mer sur laquelle^ jadis.

Au printemps y il partit. Puis y le soir^ épuisée y La reine s'en revient pâle comme les lys.

L'automne est déjà loin ; et sur les monts de Thrace Il a longtemps neigé ; V hiver lui-même passe, Phyllis a tant pleuré qu'elle n a plus de pleurs.

Lors Phyllis se pendit ; et les dieux la changèrent En amandier \ lors de nouveau ses yeux pleurèrent ; Mais ses larmes alors étaient de blanches fleurs.

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