‹ Fleurs sauvages [microforme]Chapitre 3 sur 7 · LA RE À · texte numérisé non relu

LA RE À

Car durant votre longue absence, Combien d’âmes s'envoleront !

Dans un mystérieux silence, Que de bonheurs se flétriront !

Et si le sort garde un sourire Pour certains favoris qu'il sert, A côté des cœurs en délire, Combien d’autres auront souffert !

Partez, partez, cher peuple heureux, Sans trop regarder en arrière, Car votre chant toujours joyeux Deviendrait une plainte amère.

Puis, vous nous reviendrez, sans doute, Avec plusieurs autres chansons,

Que vous recueillerez en route

Pour bercer nos illusions.

Un Rêve

Pour le concours de Gaétane.

J'ai rèvé Pour nous deux d'un éternel printemps Avec un soleil d'or égayant la colline, Ou nous allons souvent lorsque le jour s'incline, Tout émus, contempler les déclins éclatants.

Sur le riant plateau que le zénitt: domine, A l'ombre des vieux pins cv' : ant les autans, Nous y ferions bâtir à LEA du temps

Un asile au bonheur, à l'extase divine /

Nons verrions là des ans défiler d’heureux cours; Seul le babil des nids troublerait le silence De ce très doux séjour borné dans sa distance

Des rosiers fleuriraient sans craindre les retours Des Apres vents d'automne, et notre amour immense

Captif en ect Eden, rayonnerait,,, toujours !

— . — + à ven — — = — — — — — — —

L'Envol de Gabrielle 4 Madame Char F. Lalonde.

Où va donc ce souffle d'amour, Souffle parfumé d’innocence, Quittant ce terrestre séjour Dans un mystérieux silence ?

Où va donc se perdre à jamais, Cette âme timide et légère,

Ne laissant d'elle que regrets Dans le cœur brisé d'une mère ?

Ah! sous les voûtes éternelles,

Dans ce lieu brillant de splendeur, :

Il se fit un déploiement d'ailes F4 Les anges réclamaient leur sœur.

Mais quand Dieu permit de cueillir Cette âme-sœur, fleur de mystère,

A leur séraphique désir

Répondit un sanglot sur terre.

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