‹ Fleurs sauvages [microforme]Chapitre 4 sur 7 · L. 7 de cet ordre chargé · texte numérisé non relu

L. 7 de cet ordre chargé

Cherchant une âme, la plus belle, Dans sa prière a murmuré 4 Le nom béni de GABRIELLE, Eee

MEN Le Le ordi et:

Rayvns, Papillons et Fleurs A l'intention d’une jeune fille.

Les fleurs s'effraient des doux rayons Qui semblent rechercher leur ombre, | Et c’est la faute aux papillons

|| Qui ! font un destin trop sombre.

Pourtant, si les uns sont méchants Et les froissent par Purs caprices, Les autres, toujours bienfaisants, Ne leur apportent que délices.

Es-tu rayon ou papillon ?

Es-tu lumière ou luciole ?

Toi, dont je veux savoir le nom Tant je redoute un dieu frivole.

Papillon ! fuis-moi, je te crains !

Je me soustrais à ton empire, Je trouve tes charmes trop vains Pour leur accorder un sourire.

Rayon ! toi qui fais de velours Le rêve d'une Sensitive A toi d’illuminer toujours Son Idéal... afin qu'il vive !

Nos Petits Souvenirs g

Ils sont là, tout vivants, mes plus chers souvenirs, Ils sont Ia relégués au fond de leur demeure, Coffret aux vieux chiffons de regrets, de plaisirs, Qui font qu’en les voyant, l'on sourit ou l'on pleure.

Reliques ! doux trésors ! que dites-vous tout bas À la femme qui songe et près de vous soupire ? Des mots mystérieux qui ne s'expriment pas,

Mais provoquent toujours une larme, un sourire.

Vous dites qu'ici bas, tout se change en douleur, Que le plus beau rève est une pure folie,

Un mirage trompeur, et que de notre cœur Tombe l'illusion, même la Plus chérie.

Vous êtes là vivants, mes tendres souvenirs,

Je veux vous contempler, pieux débris que j'aime, Vieux chiffons tout remplis de regrets, de Plaisirs, En chacun, je retrouve une part de moi-même !

A Botrel

L'âme de ta patrie a pénétré notre âme,

Et son cœur par tes chants a fait vibrer nos cœurs, O poète breton ! De ton souffle de flamme S'échagpent en 1 +5 ses exquises senteurs.

Tous déjà, nous l’aimions ce pays qui t'est cher, Avec sa lande verte et ses rudes montagnes, Ses granits tant vantés et son étrange mer Qui sanglote toujours de deuil de vos compagnes,

Combien nous aimerons les contes des lits-clos, Les légendes des vieux de la côte bretonne,

Nous aimerons bien plus ce fier peuple en sabots Que ta chanson nous dit avoir l'âme si bonne !

Déjà, tu veux partir ! — Avec profond regret Nous verrons s'éloigner de la France nouvelle

Le barde très gaulois, la fileuse au rouet

Dont le charme enchanteur rend / on œuvre plus belle.

O ta douce Bretagne ou l'on chante, ou l’on prie ! Il te tarde revoir le cher sol de Port-Blanc, Son clocher et ses rocs embellissant ta vie Avec les braves gens que ton cœur aime tant !

rs,

Mais tu verras Québec aux vieux murs lérardés, La ville aux souvenirs te semblera bretonne Peutêtre, et si tu vas à la Côte Beaupré Sainte Anne te dira qu’elle est notre patronne.

Trop tôt, vous Partirez au pays de St-Yves

Humer l'air des ajones 1 A Ti-Chansonniou "” Vous parviendront encor les parfums de nos rives

Doux pinson et fauvette, amis, souvenez-vous !

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