‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 105 sur 634 · Hypnum stramineum Dicks. Fasc. crypt. II , p · texte numérisé non relu

Hypnum stramineum Dicks. Fasc. crypt. II , p

Stirp. n° 516. var. a; Bryol. eur. t. 617.

Tige grêle , dressée ou ascendante, ne se dénudant pas, dépourvue de radicules, allongée (8—20 centim.), simple ou divisée par innovation en 2 — 4 branches simples, ou à leur tour, mais rarement, garnies de quelques ramuscules ; parfois de la base des tiges naissent des jets filiformes très grêles , dressés, à feuilles espacées. Plante formant des touffes lâches, molles , d’un vert très pâle ou jaune clair , et parfois colorées en brun ferrugineux vif ; fréquemment les tiges croissent isolées au milieu d’autres mousses. Feuilles rapprochées, imbriquées , largement oblongues-lancéolées, arrondies et courbées en cuiller au sommet, brièvement et étroitement décurrentes à la base , planes et très entières aux bords, munies d’une nervure mince qui s’arrête un peu au-dessous du sommet, et de plusieurs plis peu profonds ; long. 2 mill., larg. 3/4 millim. Tissu : à la base, aux angles, de grandes cellules hyalines, molles, subrectangulaires, ou brièvement hexagones, formant des oreillel tes oblongues, distinctes; cellules moyennes linéaires, atténuées, presque

droites, 10—20 fois aussi 1. q. 1. ; au sommet de la feuille, quelques cellules arrondies, courtes ou subhexagones. Fol. de l’involucre ovales-lancéolées, dressées, concaves, hyalines, énerves, aiguës , et finement sinuolées au sommet; archégones, 6 — 8 ; paraphyses courtes et rares. « Pédicelle allongé , flexueux, orangé, lisse. Capsule subcylindrique, arquée, inclinée, orangée. Pas d’anneau. Opercule court, conique, aigu. Dents du péristome jaunâtres, garnies d’articulations rapprochées ; lanières internes blanchâtres, pas ou à peine ouvertes sur la carène; 1 — 2 cils. » C. Müli. Synops. Fleurs mâles sur une plante distincte. — Eté

Tourbières, mare'cages, au milieu des sphaignes ; répandu dans toute la chaîne des Vosges, commun surtout dans les Hautes-Vosges ; également commun dans les tourbières du Haut-Jura- Lesquereux aurait trouvé cette espèce fertile à Bémont, près de la Brévine ; malgré des recherches multipliées, nous n’avons pu la trouver en fruit dans nos régions. — Alpes, Pyrénées, Cévennes, Montagnes du Centre de la France , environs de Paris.

B. Feuilles acuminées, nettement liomotropes, courbées en dessous. (E. 55 — 85.)

f . Une nervure dépassant le milieu des feuilles. (E. 55 — 67.)

o. Fleurs dioïques. Feuilles ridées en travers. Tige dépourvue de radicules. (E. 55.)

55. Hypnum rugosum Ehrh. Decad. n° 291 ; Bryol. eur. t. 610; Stirp. n° 231 .

Tige dépourvue de radicules , finissant par se dénuder à la base, robuste , épaisse, longuement décombante , se redressant un peu à l’extrémité, régulièrement pennée; rameaux courts, arqués, très étalés, distiques ou déjetés d’un même côté, obtus; souvent la tige se partage en 2 — 3 grandes branches ramifiées de la même manière. Plante formant des touffes lâches, déprimées, d'un jaune d'or vif, ou d’un vert jaunâtre à la surface, brunes à l’intérieur; long. 6 — 12 centim. Feuilles rapprochées, concaves, imbriquées, donnant à la plante un aspect renflé, subcylindrique , largement oblongues-lancéolées, décurrentes à la base, rétrécies-acuminées, homotropes , à demi tordues , falciformes, révolutées de la base au delà du milieu, et denticulées surtout le contour, canaliculées vers le sommet, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au milieu et au delà, ondulées, ridées transversalement, surtout à l’état sec, présentant aussi sur le dos des papilles saillantes; long. 5 — 6 millim., larg. 1 1/2

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