HYPNUM RUGOSUM
millim. Tissu épais : cellules basilaires, sur un espace considérable ovale ou oblong, remontant le long des bords, petites , arrondies ou brièvement oblongues anguleuses ; les autres linéaires, flexueuses , parfois même comme sinuolées , obtuses, 6 — 8 fois aussi 1. q. 1., renfermant peu de chlorophylle. Fleurs femelles sur la tige principale , rares ; fol. très nombreuses, 20 — 30; les externes et les moyennes ovales-acuminées, brièvement nerviées; les intimes (non encore développées) largement acuminées, dentées, munies d’une nervure mince et courte; 10 — 15 archégones; paraphyses nombreuses, filiformes, plus longues. «Fol. involucrales intimes développées, lancéolées-allongées, acuminées, plissées ; vaginule subcylindrique allongée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé-flexueux. Capsule oblique, subhorizontale, étroitement oblongue, munie à la base d'un col peu distinct, rétrécie sous l’orifice. Opercule convexe-conique, terminé par un bec court, oblique. Un anneau composé de trois séries de cellules. Dents du péristome épaissies, peu lamellifères, d’un brun foncé; lanières très ouvertes sur la carène; 1 — 2 cils allongés. Spores assez grandes, vertes. Fleurs mâles sur une plante distincte, épaisses; fol. nombreuses, largement ovales, brièvement acuminées, énerves; anthéridies oblongues; paraphyses filiformes, grêles, aussi longues. » D’après les dessins du Bryologia europœa .
C. Sur les coteaux secs, les rochers, les lieux gramineux exposés au soleil, sur les collines et les montagnes dans tous les terrains. Nous n’avons trouvé cette espèce qu’à l’état stérile ou garnie de quelques fleurs femelles, dans nos régions. M. Schimper indique comme l’ayant trouvée avec des capsules : Sommerfelt, en Norwége, Arnold, dans les environs de Munich; Hartmann, dans les Alpes de Dovre en Suède.
oo. Fleurs dioïques. Feuilles plissées en long ou lisses. Tiges chargées, entre les feuilles, d'un feutre de radicules courtes et de feuilles accessoires. (E. 56 — 58.)