‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 304 sur 634 · BARBULA MEMBRANI FOLIA · texte numérisé non relu

BARBULA MEMBRANI FOLIA

caves, imbriquées, largement ovales, un peu contractées vers le milieu , brusquement rétrécies et terminées par un long poil blanc, flexueux , (lenticule, légèrement incurvées aux bords , et superficiellement denticulées vers la base de Pacumen , garnies , en dessus , d’une masse oblongue et dense de filaments articulés, obtus, verts; long. 1 1/2 millim., larg. 1 millim. ; cellules de la moitié inférieure rectangulaires , courtes et à peu près hyalines; les supérieures petites, ponctiformes, à parois très épaisses, souvent allongées transversalement. Fol. externes de Pinvolucre ou caulinaires supérieures , plus grandes , dressées ou légèrement étalées , concaves , largement oblongues , plus longuement hyalines à la base et plus longuement rétrécies au sommet, hyalines à la base de Pacumen ; long. 3 millim.; 2 — 3 intimes étroitement lancéolées; 6 — 8 archégones ; paraphyses molles, courtes. Vaginule conique-oblongue. Pédicelle rougeâtre, tordu vers la gauche inférieurement , et vers la droite au sommet; long. 5 — 6 millim. Capsule médiocre, dressée, oblonguesubcylindrique, symétrique, brune ; long. 1 1/2 — 2 mill. , diam. 1/2 millim. Opercule petit, convexe-conique , surmonté d’un bec droit ou légèrement arqué , long. Un anneau formé d’une seule série de cellules. Membrane basilaire du péristorae courte ; dents formant deux tours de spire. Fleurs mâles un peu au-dessous des fleurs femelles , sur la même plante ; 1 — 2 fol. ovales , concaves, nerviées ; parfois la plus intime est énerve; 10 — 20 anthéridies oblongues, assez grandes; paraphyses légèrement renflées , claviformes ; le dernier article plus long que les autres. — Avril-mai.

Rochers volcaniques du Kaiserstuhl , près de Liïtzelbourg (A. Braun) ; parapet du pont sur la Oranse , à Thonon , dans la Haute-Savoie (Puget) ; près de Bex , sur un mur en gypse et sur des schistes calcaires , près du chemin qui conduit de Leuk aux bains de ce nom (Schimper, Bryol. eur.); sur les bords du lac de Genève. — De plus aux environs d’Avignon , Marseille, Narbonne, Montpellier, Toulouse, Bagnères de Bigorre , Luchon, d’Angers, de Limoges , de Paris; dans le Calvados.

Barbula chloronotos Schultz ; Br. Sch. Bryol. eur. t. 141.

Cette espèce diffère essentiellement de la précédente par sa floraison dioïque ; ses feuilles obtuses et entières au sommet , surmontées d’un long poil blanc, à peine denticulé ; le tissu est plus dense. Les autres caractères concordent en grande partie.

Sur les murs , dans le midi de la France ; Montpellier (Salzmann) ; montagne de l’Etoile , près de Marseille (Sarrat-Gineste) ; le Luc , Toulon (Hanry) ; C. dans l’Aude (Roumeguère).

28e GENRE : BARBULA.

255. Barbula papillosa C. Müll. Syn. I , p. 598 ; Tortula papillosa Wils. Bryol. brit. p. 135.

Tige courte (5 — 10 millim.), dressée, peu divisée ; coussinets très peu développés , d’un vert luride ou brunâtre, radiculeux à la base. Feuilles rapprochées, étalées, arquées en dehors à l'état humide , serrées près de la tige , légèrement contournées à l’état sec, obovées-spatulées , concaves, rétrécies vers la base , rapidement contractées au sommet , aiguës et surmontées d’un poil brun , hyalin à l’extrémité , très peu denticulé , dû à l’excurrence de la nervure; les bords sont légèrement infléchis, entiers ; à la surface supérieure , vers le sommet, se trouve un amas de corpuscules celluleux, arrondis, subglobuleux , se segmentant en croix ; cellules du tiers inférieur des feuilles hyalines , rectangulaires , lisses , à parois minces , 2 — 3 fois aussi 1. q. 1. ; les moyennes carrées; les supérieures arrondies , grandes, à parois molles, surmontées de 1—3 papilles très saillantes sur le dos des feuilles, lisses à la surface supérieure. Fleurs femelles : fol. non développées ; 2 — 4 archégones allongés ; paraphyses filiformes allongées. . . . Cette espèce n’a pas encore été rencontrée munie de capsules.

Dès 1858 nous avions reconnu cette espèce , sur le tronc d’un vieux poirier, au séminaire de Saint- Die, où elle se trouve encore; sur le tronc d’un peuplier au bord de la grande route entre Sarrebrück et Forbach , Wissembourg (Winter) ; probablement sur une foule de points, à la base des troncs d’arbres fruitiers dans les vergers , des peupliers, etc. — Dauphiné : Renage (Ravaud), Aude : St-Marcel (Roumeguère), Haute- Vienne : Limoges (Lamy).

**. Des lamelles à la face supérieure des feuilles. (E. 256.)

256. Barbula cavifolia Schimp. Syn. p. 734; B. concava Schimp. ex Milde Bryol. siles. p. 110; Pottia cavifolia v. barbuloides Dur.

Plante annuelle, très voisine du Pottia cavifolia, v. n° 280, avec laquelle on l’a confondue jusqu’à ces derniers temps. Tige courte, molle, simple ou peu divisée , dressée; gazons lâches, sans cohérence, d’un vert tendre. Feuilles lâchement dressées, molles, obovèes , concaves, légèrement infléchies aux bords vers le sommet , entières , rapidement contractées et surmontées d'un poil blanc variable , entier , garnies , en dessus, de 2 — 4 lamelles flexueuses ; cellules de la moitié inférieure rectangulaires, hyalines, 3—6 fois aussi 1. q. 1. ; les autres

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