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I. De la reproduction normale par les spores

i° Des Fleurs.

Les fleurs , dans les Hépatiques , sont dioïques ou monoïques. Fleurs femelles. — Elles terminent les innovations ou de petits

(d) Voir l’examen que nous avons fait de la the'orie de la métamorphose, dans une brochure intitulée : Gœthe et la Science de la Nature ,

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HÉPATIQUES. — ANATOMIE

ramuscules distincts , ou enfin naissent latéralement sur les tiges et les rameaux. Ces distinctions servent à caractériser les genres. Au moment de la floraison , les enveloppes florales sont très imparfaitement développées ; nous ne les considérerons qu’au moment de la maturité du fruit. Les archégones ressemblent à ceux des mousses; ils sont toutefois généralement plus courts, d’une texture plus molle , pâles , jamais colorés en rouge. Leur nombre est parfois caractéristique des genres. Les espèces de Frullania en ont 2 , celles de Lejeunia 1; ils dépassent le nombre 30 dans le genre Madotheca. Les fleurs femelles sont dépourvues de paraphyses, à l’exception de celles du Marchantia polymorpha ; sessiles dans la plupart des espèces, ces fleurs sont longuement pédonculées dans la famille des Marchantiacées.

Fleurs mâles. — Sur les Hépatiques caulescentes , les fleurs mâles se présentent très généralement sous la forme d’épillets terminant les tiges ou des rameaux courts. Les folioles florales sont distiques , renflées très concaves , exactement imbriquées. Leur forme s’éloigne toujours un peu de celle des feuilles caulinaires; on remarque souvent, en particulier vers la base, soit inférieure , soit supérieure, un très petit lobule qu’il faut rechercher avec soin ; elles sont au nombre de 4 à 12 de chaque côté de l’axe. C’est à l’aisselle de ces folioles que se trouvent logées les anthéridies, solitaires ou plus rarement groupées au nombre de 2 — 3 , portées sur un pédicule très grêle , globuleuses , rarement elliptiques, munies d’une enveloppe formée de cellules subhexagones. On trouve des paraphyses rudimentaires dans quelques espèces , par exemple dans les Jungermannia alpestris, Schraderi, dans quelques espèces du genre Scapania. Les fleurs mâles se reconnaissent facilement à leur forme en épillets colorés en jaune ou en brun. Quand ces fleurs terminent un axe principal , celui-ci continue presque toujours son développement au delà par prolification , et on trouve souvent sur de vieilles tiges les traces des fleurs mâles échelonnées successivement et indiquant par leurs intervalles la longueur des innovations et le nombre des années ; c’est ce qui se voit bien sur le Plagiochilci asplenioides et le Jungermannia albicans. Sur

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