Jungermannia crenulata Sm. Engl. Bot.; N. ab Es
Syn. p. 90; Stirp. 435 et 1417; Husnot , H. G. n° 31.
Tige grêle , couchée, radicante (radicules hyalines), émettant des rejets stoloniformes effilés; long. 10 — 35 millim. ; gazons plus ou moins fournis, souvent très lâches, déprimés, d’un beau vert tendre ou passant au brun et au rouge. Feuilles molles, très espacées et très petites, ascendantes, concaves sur les jets grêles, rapprochées, imbriquées, dressées, concaves, rendant l’axe comprimé verticalement, sur les tiges fertiles, du reste subréniformes ou suborbiculaires; long. 1 millim., diam. transversal parfois 1 1/2 millim. ; cellules molles, subhexagones ou subarrondies, avec des espaces intercellulaires peu développés; les basilaires plus grandes et plus transparentes ; sur le contour des feuilles une série de cellules à parois plus épaisses, jaunâtres, allongées, formant une marge ordinairement très distincte. Fol. de l'involucre peu distinctes, dressées , imbriquées, ou légèrement étalées par le sommet , obovées-orbiculaires. Périanthe obové, plissé vers le sommet, lacinié à l’orifice, dépassant du tiers l’involucre ordinairement coloré en rouge vif
6e GENRE : JUNGERMANNIA.
ainsi que les folioles voisines; archégones peu nombreux. Pédicelle court; long. 2 — 3 centim. Capsule subglobuleuse ou brièvement oblongue. Selon les conditions de sécheresse ou d’humidité plus ou moins prolongées, cette plante émet des rejets stoloniformes plus ou moins abondants. — Avril-mai.
C. Sur la terre humide, au bord des chemins creux ou négligés dans les forêts, ou au bord des creux dans lesquels l’eau séjourne pendant une partie de l’année; presque partout ; nous avons recueilli cette plante en bel état de fructification à Saint- Dié.