‹ Flore de Bordeaux et du sud-ouestChapitre 8 sur 164 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

accessoire; mais mes lecteurs, qui n'auront plus la peine de recourir à chaque instant à un vocabulaire de termes botaniques, m’applaudiront, j'en suis sûr.

Quant au très petit nombre de termes techni- :

ques qu'il m'a fallu forcément conserver, je les ai expliqués par des exemples tirés de plantes communes et sous la main de tous, dans un petit Appendice organographique disposé par ordre alphabétique à la fin de chaque volume.

Que si, malgré la facilité que toutes ces précautions offrent pour la détermination des plantes à tous ceux qui sont munis de quelque instruction, même primaire, on avait parfois quelques déceptions, il ne faut point pour cela se décourager, s’accuser soi-même, accuser la science ou le livre. Il faut mettre de côté la plante en litige, afin de reprendre plus tard son analyse dans de meilleures conditions d'esprit ou, mieux encore, de la montrer à quelque botaniste plus entendu. La nécessité d’un maître ou d’un guide à consulter se fait toujours sentir à un moment donné, ne serait-ce que pour se rendre compte de ses propres progrès.

Reste encore un point tout à fait important sur lequel il faut m'expliquer à l’avance. C’est au sujet de la classification adoptée et surtout des espèces acceptées dans ce livre.

. On est généralement d'accord aujourd’hui, en

France, pour suivre dans la rédaction des Flores la classification de Jussieu, telle qu’elle a été modifiée par De Candolle, ainsi que l’ordre des genres établi par Koch dans son Synopsis des plantes de l’Europe centrale, parce que c’est le premier traité général qui ait été publié et terminé selon cette dernière méthode de classer. Mais tout en acceptant ce cadre pour l’ensemble, les divers auteurs ont apporté une foule de modifications de détail, qui varient d’un ouvrage à l’autre. C’est surtout en ce qui concerne les . espèces que les divergences sont grandes. Ici encore je n’ai point perdu de vue mon but principal, qui est de simplifier autant que possible l'étude de Îa botanique. Qu'on ne s'étonne donc point de me voir réduire, non seulement des espèces plus ou moins admises depuis une trentaine d’années, au rang de simples variétés, mais encore des groupes génériques établis par De Candolle ou ses continuateurs, au rang de sous-genres, et de prétendus types de famille, au rang de simples g'enres. J'ai, pour agir ainsi, des raisons de plusieurs sortes, toutes meilleures les unes que les autres. Ce sont d’abord des raisons de principe, tirées du fond et de l’expérience de la science botanique elle-même. Il est bien établi aujourd'hui que les plantes varient dans leur descendance et qu’il existe entre tous les végétaux une parenté d’origine aux degrés les plus variés. Ce ne sont que frères, cousins-g'ermains,

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