‹ Flore de la GirondeChapitre 35 sur 72 · LU · texte numérisé non relu

LU

! Capsule dépassant en général médiocrement le calice. — Pétales égaux aux sépales. — Graines souvent obtusément anguleuses, ordinairement papilleuses, généralement de

2 sortes, la plupart aptères, quelques unes aïilées (très-rarement toutes aptères)......,..

DAReeoemeen eee scene er tresse es rree--ee -CeR-CEe ..... Sp. marina.

Capsule dépassant lunguement le calice. — Pétales plus longs que les sépales. — Graines très comprimées, à pourtour circulaire, ordinairement non papilleuses, toutes bordées d'une aîle membraneuse plus ou moins large!......,.......,....... Sp. marginala.

$ 1. — Delia (Genre DELIA Dum.).

Sépales aigus, pourvus d'une carène dorsale. — Graines convexes sur les faces et dépourvues d'anneau périphérique.

S. SEGETALIS Fenzl; Gr. Godr., F1. fr.! — (Delia segetalis Dum.; Alsine segetalis L.).— Plante certainement annuelle, grêle et très glabre. Racine très yrêle. Tiges dressées, de 8-20 centim., ordinairement peu nombreuses. Cymes divariquées, non feuillées, à rameaux grèles. Pédicelles capillaires très longs, étalés ou réfractés après l’anthèse. Feuilles non fasciculées, filiformes, cylindriques, aristées. Stipules Zaciniées-multifides. Fleurs nombreuses. Sépales aigus, munis sur le dos d'une étroite ligne carénale verte saillante !, entièrement blancs-scarieux en dehors de l’étroite carène. Pétales blancs, obtus, de moitié moins longs que les sépales ! Capsule égalant à peine le calice. Graines extrêmement petites (à peine 1/4** de long) en forme de virgule, noires, à faces convexes fortement tuberculeuses, à tubercules concolores avec le fond, absolument dépourvues non seulement d'’aile scarieuse mais encore du bourrelet annulaire périphérique formé par la saillie de l'embryon qui est toujours plus ou moins visible chez les autres espèces! (PI 8, B, fig. l). — (©). Maï-juin. — Les moissons des terrains sablonneux. R. — Saint-Pierrede-Bat! (Durieu) et sans doute ailleurs.

$ 2. — Euspergularia.

Sépales obtus, dépourvus de carène dorsale. Graines plus ou moins comprimées sur les faces et entourées d'un anneau périphérique plus ou moins neltement marqué (circonserit ou non par une aile membraneuse).

S. RUBRA Pers.; G.G., F1. fr.! (Arnaria rubra L., excl. var. b). — Plante annuelle ou pérennante. Tiges nombreuses de 8-20 centim., étaléesdiffuses, ordinairement redressées au sommet, souvent presque glabres inférieurement, ordinairement pubescentes-glanduleuses supérieurement. Feuilles ordinairement planes et minces, mais parfois charnues demi-cylindriques dans certaines formes, linéaires-subulées, le plus souvent aristées, ordinairement fasciculées. Stipules souvent entières, rarement un peu lacérées, ordinairement bien plus longues que larges, longuement acuminées et d'un blanc brillant (excepté dans la var. pinguis). Cymes plus ou moins

feuillées, à pédicelles pubescents-glanduleux le plus souvent assez courts, ne dépassant pas 2-3 fois la longueur du calice, plus rarement allongés. Sépales obtus, sans carène!, pubescents-glanduleux, assez largement herbacés sur le dos et scarieux sur les bords. Pétales rosés ou purpurins, à peu près de la longueur du calice. Capsule médiocre égalant à peu près le calice en longueur ! Graines noires à la maturité, petites (1/2** de long), obovales-cunéiformes-anguleuses, comprimées sur les faces, bordées d'un bourrelet circulaire très saillant déterminé par l'embryon et qui embrasse seulement l'un des côtés de la graine et la courbe du sommet!, jamais ailées, même faiblement. Faces granuleuses ou tuberculeuses, à granulutions concolores avec le fond, contiquës et non disséminées en forme de papilles sur un fond lisse! (PI 8, B, fig. Il). — (:) ou pérennant. Maiseptembre. — Bords des chemins, lieux vagues, décombres, terrains sablonneux. C.

a. campestris. — Feuilles planes et minces, fasciculées. Stipules d'un blanc argenté très brillant, longuement acuminees. — C.

b. gracilis (Sp. rubra var. longipes Lge; Sp. diandra Coss. non Heldr.). — Forme très spéciale : Racine annuelle! Plante gréle, presque dressée, à entrenœuds très longs, glabre sous l’inflorescence. Feuilles filiformes longuement aristées. Stipules brillantes. Cyme ample et diffuse à rameaux grêles. Pédicelles très grêles et allongés, 4-5 fois plus longs que le calice. Fleurs d’un beau violet à pétales dépassant presque les sépales. Bractées très réduites, ce qui fait paraître l’inflorescence comme nue. Port du S. diandra Heldr., mais avec des fleurs bien plus grandes, décandres, des stipules d’un blanc d’argent très brillant et des bractées à la vérité très courtes et souvent à peine doubles des stipules, mais ne manquant jamais. Trouvé un seul pied au moment de l’anthèse, et malheureusement sans capsules ni graines, dans une prairie du quartier de Rivière, près de l’allée Boutaut ! (Mai 1881). — RRR. et peutêtre adventif. — Si la graine offrait quelque particularité, il faudrait voir dans cette plante autre chose qu’une simple variété.

c. crassifolia. — Petite forme maritime de 5-8 centim., à feuilles renflées-charnues et fasciculées. Stipules d'un blanc roussâtre, aussi longues que dans le type. — AR. — Les digues des prés salés à la Teste!

d. pinguis. —. Feuilles renflées-charnues, peu ou point fasciculées. Stipules d'un blanc sale, peu acuminées, plus courtes et plus larges que dans les formes précédentes. — RR. — Rive gauche de la Garonne, entre Bordeaux et Bègles.

$S. MEDIA Fenzl.; G. G. F1. fr.! (Arenaria rubra b marina L. et Ar. media L.). — Plante pérennante à racine souvent très grosse, à tiges nom-

breuses de 8-20 centim., étalées-diffuses, souvent redressées au sommet, plus ou moins glabres inférieurement, pubescentes-glanduleuses (mais parfois glabres) dans l’inflorescence et sur les calices. Feuilles linéaires-subulées, aristées ou mucronées, charnues - subcylindriques. Inflorescence plus ou moins feuillée. Pédicelles jamais filiformes, égalant 1-3 fois le calice. Stipules ordinairement larges et courtes, peu ou point acuminées, d’un blanc un peu sale, non brillant. Sépales obtus sans carène dorsale, herbacés sur le dos, scarieux aux bords. Pétales lavés de rose ou de violet, rarement blancs ou blanchâtres, égalant presque le calice ou le dépassant. Capsule grande (6-8**) toujours très sensiblement plus longue que les sépales!, qu'elle dépasse parfois du tiers ou de la moitié. Graines brunes, toutes entourées d'une aile membraneuse, ow dimorphes les unes ailées les autres aptères (très rarement toutes aptères), relativement grandes (long. au moins 3/4”, aile non comprise), lisses ou couvertes de papilles distantes disséeminées sur un fond lisse!, à contour suborbiculaire ou obovale obtusément anguleux. Anneau périphérique presque complet! (PI. 8; B, fig. IT et IV). — %. Mai-août. — Prés salés de la région maritime. C. — Offre les deux formes secondaires suivantes :

S. marina Bor. F1. centr.! ; Willk. et Lge, Prodr. Hisp.! (Sp. media a heterosperma Feuzl.; G.G. F1. fr.! — Sp. salina Presl. — Arenaria rubra, b marina L.). — Plante ordinairement pubescente-glanduleuse au sommet, plus rarement tout à fait glabre. Racine médiocre ne dépassant guère ordinairement la grosseur d'une plume d’oie. Calice médiocre (4-5°*). Capsule plus ou moins exserte, ordinairement du tiers ou du quart seulement plus longue que le calice, mais parfois plus saillante, comme aussi parfois peu exserte dans un certain nombre de fleurs. Corolle ne dépassant pas le calice. Graines (3/4°° long) d’un brun un peu clair, ordinairement dimorphes! : la plupart aptères, et quelques unes (2 ou 3), au fond de la capsule, bordées d'une aile membraneuse; très rarement toutes aptères ;

jamais toutes ailées!. Les graines aptères sont obovées, arrondies ou

obtusément anguleuses au sommet, comprimées, à faces parfois lisses mais plus généralement semées sur un fond lisse de papilles distantes ordinairement plus colorées que le fond! Le bourrelet périphérique est moins saillant et moins large que dans le Sp. rubra. Les graines ailées sont franchement suborbiculaires et identiques à celles du S. marginata, mais elles sont le plus souvent semées de papilles sur leur fond lisse (PL. 8, B, fig. III). — Prés salés. C. — A été trouvé à Bègles parmi les sécheries de morue, dans un terrain plus ou moins imprégné de sel! (E. Ramey).

OBsErv. — M. Kindberg a signalé à la Teste un Spergularia qu'il a nommé Lepigonum (Spergularia) leiospermuim, et qu'il distingue à sa capsule de moitié plus longue quele calice et à ses graines dimorphes, lisses, — Si les graines sont réellement dimorphes, cette plante doit être rapportée au Sp. marina.

LE. Débés

S. marginata Bor. F1. centr.! (Sp. media Willk. et Lge, Prodr. Hisp.! — Sp. media b marginata Fenzl.; G. G. FI. fr. !). — Plante ordinairement glabre ou glabrescente, plus rarement pubescente-glanduleuse au sommet. Racine ordinairement épaisse, égalant parfois la grosseur du doigt. Calice grand (6-7**), toujours grandement dépassé par la capsule de moitié plus longue! Pétales dépassant le calice. Graines très comprimées, d'un brun à la fin noirâtre, toutes ailées ! (celles en petit nombre qui semblent aptères offrant en réalité une aile extrêmement étroite). Faces lisses, rarement un peu papilleuses; contour suborbiculaire, jamais anguleux (PI. 8, B, fig. IV). Fleurs et capsules sensiblement plus grandes que &ans la forme précédente.

a. vulgaris. — Aïle membraneuse aussi large que le demi-diamètre de la graine. — C.

b. angustata (Sp. pachyrhiza Desm., herb.). — Aile très étroite, roussâtre, bien moins large que le demi-diamètre de la graine. Racine ordinairement très grosse, rameuse, tortueuse. Capsule dépassant moins le calice que dans le type. Plante assez peu feuillée, à port lâche. — Prés salés de la Teste, à la pointe d’Aiguillon! (Desmoulins).

Famizze 1. — ÉLATINKÉES.

Fleurs hermaphrodites, régulières, à préfloraison imbriquée, — Calice per- Sistant, à 3-4 pétales soudés à la base. — Pétales 3-4, hypogynes, libres, caducs. — Étamines en nombre égal à celui des pétales ow en nombre double, hypogynes. Anthères biloculaires à déhiscence longitudinale introrse. — Ovaire libre à 3-4 carpelles, à 3-4 loges multiovulées. Styles 3-4, courts. Stigmates capités. — Fruit libre, capsulaire, polysperme, à 5-4 loges s'ouvrant par déliscence septifrage en 3-4 valves. — Graines cylindriques, ordinairement striées-aréolées et plus ou moins arquées, insérées à l'angle interne des loges. — Périsperme nul. — Embryon cylindrique plus ou moins arqué, à cotylédons courts, à radicule rapprochée du hile.

Plantes aquatiques ou croissant dans les lieux marécageux, herbacées, à feuilles opposées ou verticillées pourvues de stipules membraneuses très petites.

5 Klatinme L. (rare).

Calice à 3-4 divisions. — Pétales 3-4, — Étamines 3-4 ou 6-8. — Capsule

subglobuleuse-déprimée, tri-quadrilobée, à 3-4 loges polyspermes. — Graines cylindriques plus ou moins arquées, striées-aréolées transversalement.

ANALYSE DES ESPÈCES

Feuilles verticillées.......,.....,..... ne is lala see mines In es meer TU eee e E. alsinastrum L. Feuilles oppusées...,,......... sr SET SDS Det RReR esse Rter E. hexandra D.C.

E. PALUDOSA Seub.; G. G. F1. fr.; Willk. et Lge. Prodr. Hisp: (E. hexandra Coss. et Germ. F1. Paris; E. hexandra D. C. et E. major Al. Braun). — Tiges ordinairement nombreuses, rarement solitaires, longues de 3-6 centim., grêles, ordinairement rameuses, couchées-radicantes, parfois nageantes. Feuilles opposées, oblongues-spatulées, obtuses, atténuées inférieurement en un pétiole plus court que le limbe. Fleurs généralement trunères (rarement tétramères), portées par un pédicelle ordinairement aussi long ou plus long que la capsule, dépassant rarement les feuilles. Sépales ordinairement 3 (rarement 4), plus courts que les pétales blancs marqués d’une raie rose, égalant la capsule ou la dépassant peu. Pétales ordinairement 3 (rarement 4). Étamines ordinairement 6 (rarement 8). Graine faiblement arquée. — Nous n’avons que la forme suivante :

E. hexandra D. C. — Fleurs trimères. Étamines 6. Tiges ordinairement très rameuses. — (-). Juin-septembre. — Peu C. — Bords de l’Etang de Cazau, à Sanguinet et entre Cazau et Maubruc! Canal de la compagnie des Landes, de Cazau à La Hume! — Grayan! (Deloynes), etc.

Forme Zongipes. — Var. à pédoncules très longs, atteignant parfois un centim., et alors 2-3 fois aussi longs que les feuilles et égalant ceux de l'E. mécropoda Guss. — Bords de l’Étang de Cazau! (Picard).

OBserv. — L’E. major Al. Braun (E. paludosa var. octandra G.G.; Wilk. et Lge. —

E. hydropiper Schk. non L.), à fleurs tétramères et à 8 étamines parfois sessiles, à tiges souvent simples, n’a pas été jusqu'ici rencontré dans noslimites.

E. ALSINASTRUM L.— Tiges assez grosses, de 5-30 centim., dressées ou ascendantes, simplés ou rameuses, radicantes à la base, lacuneuses et très molles, à entre-nœuds rapprochés. Feuilles verticillées, sessiles : les inférieures linéaires ou lancéolées-linéaires, submergées, verticillées par 6-10 ; les supérieures ovales ou ovales-lancéolées, obtuses, verticillées par 3-5, mais le plus souvent par 3. Fleurs sessiles, verticillées, ordinairement tétramères et à 8 étamines. Graines très peu arquées, d’un fauve clair ou jaunâtre. Port d’un Hippuris.— %. Mai-septembre. — Mare peu profonde, au pied d’une butte établie pour le tir à la cible, au lieu dit la Lande de Pezeu! RR.— Indiquée jadis

par M. Durieu, cette plante a été retrouvée par M. Picard,

OBserv. — M. Lloyd signale dans le rayon de sa flore: E. campylosperma Seub., E. hydro-

piper L. et E. macropoda Guss. — Si l’une de ces espèces, qui sont toutes à feuilles opposées, venait à être rencontrée dans la Gironde, on la reconnaîtrait aux caractères suivants :

E. hydropiper L.— Graines courbées en fer & cheval! ou en crosse d'évêque. Fleurs sessiles. Pétiole des feuilles bien plus long que le limbe.

E. campylosperma Seub. — Graines courbées en fer à cheval! ou en crosse d'évêque. Fleurs pédicellées. Pétiole des feuilles plus court que le limbe.

E. macropoda Guss.— Graines légèrement arquées. Pédoncules 2-1 fois plus longs que les feuilles, dont le pétiole est plus court que le limbe. Sépales wne fois plus longs que la capsule mûre; blancs-scarieux à la base et herbacés dans leur moitié supérieure seulement. Fleurs toujours tétramères.

Les deux premières espèces se distingueront facilement de l'£. paludosa par la forme si caractéristique de leurs graines ; l'E. macropada, qui en est plus voisin, se reconnaîtra néanmoins sans peine à ses sépales une fois plus longs que la capsule, membraneux-blanchätres à la base et verts seulement au sommet, et par le groupement de ses fleurs supérieures, qui forment à l'extrémité de la tige une sorte de sorymbe pauciflore, disposition qu’on ne remarque jamais dans l'E, paludosa.

Fame 15, — LINÉES.

Fleurs régulières, hermaphrodites. -— Calice à 8 (rarement 4) sépales oxdinairement libres, plus rarement soudés à la base, persistants, à préfloraison imbriquée. — Pétales autant que de sépales, alternant avec eux, hypogynes, ordinairement libres, très caducs, à préfloraison tordue. — Étamines hypogynes, 4-5 fertiles, souvent légèrement soudées à la base, à anthères introrses, biloculaires, s’ouvrant en long ; 4-5 avortées, opposées aux pétales, dentiformes ou tout à fait nulles. — Ovaire libre, subglobuleux, à 5 (plus rarement 5-4) carpelles, offrant autant de loges biovulées subdivisées chacune en 2 faussesloges uniovulées par une fausse-cloison dorsale incomplète ou complète. — Ovules insérés à l'angle interne des loges, suspendus, anatropes. — Styles 3-9, libres ou soudés à la base. — Stigmates capités ou claviformes ou sublinéaires. — Fruit capsulaire à 5 et plus rarement à 4-3 loges dispermes, plus ou moins complètement divisées chacune en 2 fausses-loges monospermes par une fausse cloison dorsale, à déhiscence septicide produisant 5 ou plus rarement 4-3 valves, qui se partagent elles-mêmes en 2 segments. — Graines comprimées, suspendues, à testa luisant et dépourvues de périsperme. — Embryon droit, huileux. — Radicule dirigée vers le hile.

Plantes annuelles ou vivaces, herbacées ou plus rarement sous-frutescentes à la base, à fibres libériennes tenaces et textiles. — Feuilles ordinairement alternes, rarement opposées, sessiles, enticres, dépourvues de stipules. — Fleurs disposées en cyme irrégulière ou en panicule ou en corymbe rameux.

ANALYSE DES GENRES

Fleurs pentamères. — Calice à 5 sépales libres et entiers...................,..........,. Linrwum . Fleurs tétramères. — Calice à 4 segments soudés à la base, 2-3-1 fides.......,.. nn Radiola.

Genre I. — Einam L. (1).

Calice à 5 sépales libres et entiers. — Pétales 5. — Etamines 5. — Styles 5, rarement 3. — Capsule subglobuleuse à 5, rarement 3 loges dispermes plus ou moins complètement subdivisées en 2 fausses-loges monospermes.

ANALYSE DES ESPÈCES

j Feuilles opposées. — Fleurs tout à fait blanches. .....,.....,...... . L. catharticum.

Feuilles alternes. — Fleurs jaunes, roses ou bleues..........,..,....... PA PR oc a \ Fleurs jaunes. — Graines n’atteignant pas 2 millim. de long............. A ” | Fleurs bleues ou roses, — Graines atteignant au moins ? millim. de long............. Ce “:

jaune pâle, espacées sur les rameaux. — Sépales dépassant peu la capsule, qui est globuleuse-déprimée! — Feuilles très fortement atténuées inférieurement!.. L. gallicum. Inflorescence peu ou point diffuse, à ramifications fermes et non filiformes. — Fleurs d un beau jaune, les supérieures plus ou moins rapprochées par petits groupes. — Sépales A fois plus longs que la capsule, qui est conique et non déprimée! — Feuilles à peine atténuces Im base. ee crier erarecmeeneeeesele ee eet etes L. strictwm.

Fleurs roses. — Stigmates capités. — Capsule pelite, n'ayant pas 5 millim.de diamètre transversal (L. biforme)............... seen or ee 5

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Fleurs bleues. — Stigmates claviformes. — Capsule atteignant au moins 5-6 millim. de

| Inflorescence lâche et diffuse, à ramifications filiformes et très flexibles. — Fleurs d’un | diamètre transversal. nest 0 tb

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Tiges glabres, dressées, — Souche ordinairement assez courte. — Fleurs d’un rose clairou lilas uniforme. — Sépales lancéolés, longuement subulés, presque toujours bien plus É

“ longsque la capsule mûre..............4..... eee eee . L.tenuifolium.

| Tiges pubescentes, couchées-redressées. — Souche longue et tortueuse. — Fleurs d’une

| couleur de chair ordinairement plus foncée à la base. — Sépales ovales-lancéolés, dépas-

\ sant peu d'ordinaire la capsule müre........... RH IE TR US .. L.suffruticosum.

Graines ayant toujours au moins 4 millim. de long, à région hilaire fortement enfoncée et dépassée par un rostre arrundi et courbé! — Anthères 3-1 fois aussi longues que larges. .

Graines atteignant à peine (et rarement) 3 millim. de long, à hile superficiel, et à extrémité radiculaire droite et nullement courbée en rostre! — Anthères seulement 2 fois plus longues que larges 0: .fT cr ccr-shemcs eee e-Decsceee ... L, angustifolium.

SecT. !. — Feuilles éparses.

A. — Stigmates capités.

* Fleurs jaunes.

L. GALLICUM L.; G. G.! — Plante annuelle. Tiges de 1-3 décim., dressées ou ascendantes, simples ou rameuses, subdichotomes au sommet. Inflorescence diffuse à ramifications longues, grêles et flexibles. Feuilles alternes, linéaires-lancéolées, légèrement scabres aux bords, fortement atténuées inferieurement! Fleurs petites, d'un jaune pâle, en cyme irrégulière, à pédicelles

très grèles, filiformes, plus courts ou plus longs que le calice. Sépales lancéolés ou ovales-lancéolés, un peu ciliés-glanduleux, acuminés, égalant ow dépassant peu la capsule müre! Pétales environ une fois plus longs que le calice. Stigmates capités. Capsule petite, globuleuse-déprimée ! Graines petites (long. 1°" 1/4 sur une largeur de moitié moindre), lisses, très luisantes, fauves, ovoïdes-comprimées, à hile superficiel, non rostrées. — (-). Juin-août. — Moissons, pelouses, lieux incultes, jachères. AC. — Cenon! Cenac! Villenave-

d'Ornon! Ivrac! Lormont ! Saint-Caprais! etc.

L. STRICTUM L.; G. G.! — Plante annuelle. Tiges de 2-4 décim., ordinairement dressées, souvent simples à la base mais parfois rameuses, à inflorescence non diffuse, souvent compacte en bouquets serrés, à ramifications dressées, roides ou fermes, non filiformes. Feuilles alternes, linéaires-lancéolées, très rudes et scabres sur leur surface et sur les bords, à peine atténuées à la base! Fleurs assez petites, d'un jaune franc, en cyme irrégulière souvent compacte, à pédicelles souvent très courts, très rarement filiformes. Sépales lancéolés ou ovales-lancéolés, ciliés-glanduleux, très longuement cuspidés, . une fois plus longs que la capsule! à acumen égalant en longueur la parlie inférieure élargie. Pétales ne dépassant souvent le calice que du tiers de leur longueur. Stigmates capités. Capsule petite, conique et non déprimée ! Graines petites (long. 1"* 1/4 - 1*" 1/2), deux fois et demie plus longues que larges, ovoïdes-comprimées, lisses, très luisantes, fauves, à hile superficiel, non rostrées, fort voisines de celles du L. gallicum.—(-). Mai-août. — Coteaux secs calcaires. — Deux formes : F

L. corymbulosum Rchb. — Fleurs toutes distantes en grappes subunilatérales. Pédicelles assez grêles égalant souvent le calice, — RR. — Le Pain-de-sucre, près Bourg. — Haux, canton de Créon. (Laterrade).

Je n’ai pas vu d'échantillons girondins de cette plante. J'ignore si on a pris pour elle des formes lâches de la suivante.

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