‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 164 sur 265 · UNS · texte numérisé non relu

UNS

collines de Soings'; Cheverny, à Blutaine!, à Villavrain! Cormeray!; environs de Romorantin (Ein. Mart.); Selles-St-Denis ; Pruniers ; Villeherviers; vallée du Cher à Gièvres!; St-Aignan ; non observé dans la Beauce, ni dans le Perche.

Distrib. géogr. — Europe occidentale depuis le Nord-Est, le centre et l'Ouest de la France, jusqu’en Espagne; Piémont et Sicile; Algérie.

716. L. viscida Mœnch. Méth. p. 524. L. minor Desf. Atlant. II. p, 46; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 206. (L. visqueuse). — Plante brievement velue, glanduleuse; tige de 1 à3 décim., très rameuse ; feuilles toutes alternes, étroitement lancéolées, obtuses ou un peu aiguës, atténuées en pétiole distinct ; fleurs disposées à laisselle des feuilles supérieures et de bractées qui égalent ou dépassent les pédoncules, ceux-ci grêles, 2 à 4 fois plus longs que la fleur ; divisions calicinales linéaires obtuses: corolle seulement un peu plus longue que le calice, petite (6 à 7 mill. avec l’éperon), poilue, d’un violet pâle, à gorge incomplétement fermée par le palais déprimé; éperon petit, obtus, égalant à peine le tiers de la longueur totale de la corolle ; capsule subglobuleuse, plus courte que le calice; graines très petites, ovales, parcourues de côtes longitudinales entre lesquelles il existe souvent une rangée de petits tubercules. ©-

. — Juillet, octobre. AC. dans les champs calcaires ou argileux. Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusque dans le Danemark et la Suède méri-

dionale ; Asie-Mineure; Caucase ; Afrique boréale.

Observ. — Le L. prætermissa Delastre, est une forme du L. viscida, glabre ou glabrescente dans toutes ses parties et dont la corolle est à peu près complétement fermée à la gorge par le palais.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles élargies, ovales, hastées, ou réniformes . . . . . . . . 2? Feuilles linéaires ou linéaires lancéolées. , . , . , . . . . y 4.

Feuilles orbiculaires-réniformes, à 5-7 lobes. . RAT Mere ne L. Cymbalaria (105).

Feuilles hastées ou ovales, entières ou un peu dentées. . , . ., A à

Pédoncules velus, feuilles ovales. , , , . IL. spuria (709). Pédoncules glabres, feuilles hastées . . . IL. elatine (710).

Fleurs jaunés, sans stries. : .: sde dure, 4 énstromteth ne tels 5.

RTS use niafnn-d pe sh SMS ques ae a ete 6.

Plante vivace, raide, dressée; feuilles minces, d’un vert foncé,

linéaires-lancéolées ou linéaires. , . IL vulgaris (711). Plante annuelle, étalée; feuilles épaisses, glauques, linéaires-

subulées , .,.,.,,...,.. L. filiformis (715).

Fleurs d’un pourpre violet; graines discoïdes entourées d’une aile

( 4. | Fleurs violacées, ou bleuâtres, ou d’un jaune très pâle et alors | divisée en cils. , , . . . . . L. pelliceriana (712).

Fleurs bleuâtres ou d’un jaune très pâle, veinées , « + , . . ... Ts

SR

Eperon beaucoup plus court que la corolle, celle-ci longue de 3- F 10 mill. . LL L£ L L L LZ L1 LL . LA LZ LL L . . LA LA LJ LL LL LA L L£ LL LE Yu 8. Eperon égalant presque la corolle, celle-ci longue de 15 à 20 mill, 9.

Pédoncules plus courts que les fleurs; graines lisses, discoïdes, largement bordées , . . . .. . . . IL. carnosa (713),

8, : ° = Pédoncules beaucoup plus longs que les fleurs; graines ovoïdes, pourvues de côtes longitudinales, . . IL. viscida (716). Corolle de 12-15 mill., bleuâtres ou blanchâtres avec des stries purpurines ; graines anguleuses. IL. decumbens (714). À Corolle de 15 à 20 mill., d’un jaune pâle, avec la lèvre supérieure

bleuâtre rayée de stries plus foncées. .,,...,....,.. X L ochroleuca

G. 276. ANARRHINUM (Anarrhine).

Diffère des Linaria par sa corolle dont le palais est plan et la gorge ouverte; l’éperon est recourbé en avant, parallèlement au tube de la corolle; les anthères sont uniloculaires.

717. An. bellidifolium Desf. fi. Atlant. Il, p. 51; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 204. (An. à feuilles de pdquerettes). — Plante glabre; tiges de 4 à 8 décim., dressées, effilées, simples ou rameuses vers le haut; feuilles un peu épaisses, les radicales en rosette, oblongues ou obovales, fortement dentées en scie, rétrécies en long pétiole ; feuilles caulinaires alternes, profondément divisées en lobes allongés et très étroitement linéaires, les supérieures souvent entières presque filiformes; fleurs en long épi peu serré; bractées subulées, égalant à peine les pédoncules ; calice 3 à 4 fois plus court que la corolle, à divisions aiguës; corolle petite (4 à 5 mill.), d’un bleu pâle ou un peu violacée, à lèvre inférieure étalée, trilobée; éperon grêle égalant environ la moitié du tube et presque appliqué sur lui; capsule sphérique s’ouvrant au sommet par 2 pores; graines très petites, finement tuberculeuses. ©.

— Juin, août. Champs incultes, clairières des bois secs dans les terrains siliceux. AC. dans l’arr. de Romorantin, surtout dans les communes de Souesmes, de Pierrefitte, de Gièvres, de Villefranche (Em. Martin); R. ailleurs : bois de la Remise près de Saumery (Lefrou) ; entre St-Gervais et Mont (id.); les Montils, bois de la Châtaigneraie!; Cheverny, sablière de Villavrain!.

Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis le centre de la France jusque dans le Portugal; Piémont et Lombardie,

G. 277. ANTIRRHINUM (Muflier).

. Diffère des Linaria par l’absence d’éperon, le tube de la corolle étant seulement fortement gibbeux à la base; les deux loges de la capsule sont inégales et s’ouvrent souvent par 3 pores.

718. Ant, Orontium L. sp. 860; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 204, (M. rubicond). — Plante un peu poilue inférieurement,

pr 4 —

glanduleuse dans sa partie supérieure ; tige de 2 à 6 décim., simple ou plus souvent ànombreux rameaux dressés-fastigiés ; feuilles inférieures opposées, les supérieures alternes, toutes étroitement lancéolées, atténuées aux deux extrémités, entières sur les bords ; fleurs tres brièvement pédonculées à l’aisselle des feuilles, écartées et formant une grappe qui occupe presque toute la longueur de la tige et des rameaux; calice à 45 divisions lancéolées-linéaires, obtuses, très inégales, les plus grandes égalant presque la corolle, celle-ci longue de 12 à 15 mill., d’un rouge clair, pubescente; capsule poilue-glanduleuse, obliquement ovoïde, comme gibbeuse à la base, plus courteque les divisons calicinales, à loges sensiblement inégales s’ouvrant au sommet par 2 ou 3 pores ; graines cymbiformes avec 3 dents sur chacun des bords de la concavité et 1 à 3 lignes saillantes en dessous. ©.

. — duillet, août. C. dans les moissons.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe; Asie-Mineure : Arabie ; Perse; Oural; Himalaya; Abyssinie; Afrique boréale; Canaries et Madère.

Observ. — L’Ant. majus L., vulg. Gueule de Loup, est cultivé dans tous les jardins et naturalisé sur les vieux murs dans beaucoup de localités.

G. 278. SCROPHULARIA (Scrofulaire).

Calice 5-partite; corolle courte à tube subglobuleux; limbe bilabié à lèvre supérieure bilobée, l’inférieure moitié plus courte à 3 lobes ; 4 étamines fertiles et un appendice squamiforme (staminode) représentant la cinquième ; un style allongé; capsule biloculare, à valves dont la déhiscence est septicide. — Herbes d’un vert sombre, à feuilles opposées; inflorescence en cymes paniculées.

719. Scr. aquatica L. sp. 864; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 201. (Scr. aquatique). — Plante glabrescente inférieurement, un peu glanduleuse sur les rameaux de la panicule et sur les pédoncules ; tige de 6 à 15 décim., quadrangulaire avec une aile très étroite sur les angles; feuilles souvent comme trifoliolées à cause de l’existence de 2 petits lobes subopposés placés à la base du limbe, celui-ci un peu échancré en cœur, bordé de dents obtuses ou de crénelures d'autant plus petites qu’elles sont plus voisines de la base du limbe: inflorescence formée de cymes disposées en panivule étroite; divisions du calice ovales, obtuses, entourées d’un bord membraneux, roussâtre, assez large; corolle d’un rouge brun ; staminode orbiculaire, tronqué ou tres légerement échancre au sommet ; capsule ovoïde globuleuse, apiculée; graines très petites à côtes crénelées. %.

— Juillet, septembre. Bords des eaux, buissons humides, C. Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale jusqu’en Écosse.

7120. Scr. nodosa L. sp. 863; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 204. (Scr. noueuse). — Diffère du Scr. aquatica par un petit nombre de caractères souvent peu appréciables ; les feuilles sont plus aiguës, jamais lobées à la base, bordées de dents dont les plus grandes sont situées à la base du limbe; les divisions calicinales

Page 1