‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 165 sur 265 · LB · texte numérisé non relu

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sont plus arrondies, très étroitement marginées ; le staminode est plus étroit; les angles de la tige sont seulement aigus et toutà-fait dépourvus d’aile; la racine est grosse, horizontale, noueuse par intervalles.

— Juin, août. C. au bord des eaux.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., presque jusqu’à la zone arctique Caucase; Oural; Altaï; Amérique boréale.

Observ. — Le Scr. vernalis L , se naturalise assez facilement le long des murs, sur les décombres, etc.; il a été observé à la Chaussée-St-Victor, à Vineuil, à Blois, où des mains amies de l’acclimatation ont tenté, sans trop de succès du reste, de multiplier les localités de cette plante, qui ne présente d’ailleurs aucun intérêt et ne paraît croître spontanément que dans l'Europe centrale, surtout dans la région Danubienne; le Scr. vernalis se distingue facilement à sa floraison assez précoce (mai, juin), à ses fleurs d’un vert jaunâtre dont les étamines sont saillantes, à ses feuilles ovales-cordiformes, rugueuses, profondément dentées ou incisées, à la villosité qui recouvre presque toutes ses parties; ses divisions calicinales sont à peine distinctement marginées.

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721. Scr. Canina L. sp. 865; Lefr. cat. 19. (Scr. des chiens). — | Plante glabre ; tige de 6 à 8 décim., très rameuse, sous-frutes- | cente à la base, formant un petit buisson; feuilles un peu 4 épaisses, pinnatiséquées, à segments oblongs-cunéiformes, inégalement incisés-dentés; cymes disposées en panicule très étroite; divisions du calice arrondies, largement bordées de blanc; corolle d’un pourpre brun,avec les bords blanchâtres; staminode oblong ou lancéolé; capsule globuleuse, petite (diam. 2 à 2 + mill.), très brièvement apiculée; graines presque une fois plus grosses que Fu des deux espèces précédentes, transversalement rugueuses. %.

— Juin, août. Lieux secs sablonneux ou pierreux. C. dans le val de la Loire.

Distrib, géogr. — Europe moyenne et méridionale; Asie-Mineure jusque dans la Tauride et l’Anatolie; Afrique sept.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles seulement dentées ou accompagnées de 2 petits lobes à

1. IS ROMA S ra np à. ele © D a) 0 re Ant de ee TS +: | Feuilles pinnatiséquées . . . .. , . . Scr. canina (721). Dents ou crénelures des feuilles plus petites à la base du limbe. . Ser. aquatica (719).

Dents des feuilles plus grandes à la base du limbe. . . . . . . Ser., nodosa (720),

G. 279. VANDELLIA (Vandellie).

Calice 5-partite; corolle petite, à 2 lèvres plus ou moins inégales; 4 étamines (didynames) pourvues d’anthères; 1 style à stigmate formé de 2 lamelles; capsule ovoïde s’ouvrant à la maturité en deux valves.

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. 722. W. erecta Benth. Scroph. Indicæ p. 36 et in DC. Prodr. X. 415. V. Pyxidaria Maxim. Mél. biol. IX. 419. Lindernia Pyxidaria All. Misc. Taur. III. p. 178 tab. 5. (V. dressée), — Petite herbe glabre; tige de 4 à 15 cent., dressée ou étalée sur le sol; feuilles 5-nervées, ovales et ovales-lancéolées, à bords entiers ou très obscurément crénelés, brièvement atténuées à la base, sessiles; pédoncules axillaires, grêles, dépassant la feuille; calice à divisions lancéolées-subulées; corolle d’un violet pâle, lavé de blanc, tantôt tres distinctement bilabiée et 1 fois plus longue que le calice (5 à 6 mill.), tantôt moitié plus petite et ne dépassant pas le calice, à lèvres peu inégales et demeurant closes, persistant longtemps sur le fruit; capsule ovoïde, environ de la longueur du calice; graines oblongues-cylindriques, avec 6 à 7 côtes longitudinales et des fossettes transversales. ©.

Varie :

a. glabra. Lindernia Pyxidaria, a glabra Franch. Bull. Soc. bot. de Fr. tom. XXVII, Sess. extr, p. XXIIL — Gorge de la corolle tout-àfait glabre. |

b. papillosa Franch. loc. cit. — Gorge de la corolle hérissée de chaque côté de longues papilles.

— Juillet, septembre. RR. Limons de la Loire: lle de Muides!; Blois, au déversoir de la Bouillie, où l’on trouve les variétés à et b.; grèves de la rive gauche de la Loire environ 3 kil. au-dessous de Blois! (Boudier); en amont du

. pont de Chaumont où la plante paraît avoir été observée la première fois vers 1860

par le regrettable Delaunay, de Tours.

Distrib. géogr. — Disséminé dans toute l'Europe moyenne; Perse; Caucase; Lazistan ; Sibérie dans la région de P'Amur et de l’Ussuri; Japon; Inde orientale.

Observ. — Dans la plante de Loir-et-Cher j'ai toujours vu les filets staminaux droits, au moins durant l’anthèse, et les antérieurs m'ont constamment paru dépourvus à la base de l’appendice linéaire ou subulé qu’on a signalé quelquefois et que j'ai vu assez souventsurla plante de Nantes et de Dax. La dimension de la corolle varie beaucoup; la forme à corolle fermée (cleistanthe), et dans ce cas toujours beaucoup plus petite et moins nettement bilabiée, est plus commune que celle à grandes fleurs et peut d’ailleurs se montrer simultanément avec l’autre chez un même individu.‘ |

11 ne paraît pas possible de séparer du Vandellia erecta, de l'Inde et du Japon, les spécimens du ZLindernia à grandes fleurs une fois au moins plus longues que le calice, et à tiges dressées, telles qu'on les trouve assez souvent à Tours et à Nantes. Aussi la réunion du Lindernia Pyxidaria au Vandellia erecta, proposée par M. Maximowicz, semble-t-elle tout-à-fait nécessaire ; la substitution du nom de V. Pyxidaria à celui de V. erecta, beaucoup

lus ancien, ne paraît pas cependant devoir être adoptée, d’après

a règle de nomenclature la plus géneralement suivie.

G. 230. ILYSANTHES (Ilysanthe).

2 étamines fertiles et 2 staminodes terminés par une petite glande; le reste comme dans le genre Vandellia. Ë

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