VERS
inférieures longuement pétiolées, ovales-cordiformes, dentées, les moyennes à pétiole court, les supérieures accompagnant les glomérules tout-à-fait sessiles et entières sur les bords; glomérules plurifiores, tous axillaires, écartés; bractéoles linéaires plus courtes que le calice ; pédicelles très courts ; calice tubuleux turbiné à la base, largement ouvert, campanulé, à dents ovalestriangulaires ; Corolles assez petites (12-15 mill.), d'un pourpre obscur, très poilues extérieurement; nucules brunes, trigones, comprimées. %.
— Juillet, août. Bois montueux, un peu couverts. AR. et seulement dans la vallée du Loir : Vendôme, sur la Montagne!; Thoré!; Lunay!; Lavardin!; Montoire !; Souday !; Villedieu !; forêt de Prunay (Monin) ; Sargé !; Baillou!; Mondoubleau (Legué).
Distrib. géogr.— Toute l'Europe moyenne et occidentale jusqu’en France et en Espagne ; Caucase.
805. St. sylvatica L. Sp. 811; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 22]. (St. des bois). — Plante velue, glanduleuse vers le haut ; racine rampante; tige dressée, de 5 à 8 décim.; feuilles longuement pétiolées, largement ovales, cordiformes, aiguës ou acuminées, fortement dentées tout autour, hispides et d’un vert sombre en dessus, velues et un peu grisâtres en dessous; glomérules pluriflores, axillaires, sessiles et distants à l’aisselle des feuilles ; bractéoles très petites; fleurs brièvement pédicellées; calice veluglanduleux, à dents presque égales, devenant très rigides et étalées après l’anthèse ; corolle d’un pourpre vineux avec des macules blanches, pubescente et un peu glanduleuse extérieurement, presque 2 fois aussi longue que le calice, à tube resserre au-dessus de sa base et pourvu à l’intérieur d’un anneau de poils; levres très ouvertes, la postérieure oblongue, entière, l’antérieure Sn NE plus longue, trifide; nucules trigones, presque isses. %.
— Juin, août. C. dans les bois humides et couverts, au milieu des buissons. Distrib. géogr. — L'Europe, jusque dans la Scandinavie; Tauride; Caucase ; Oural.
Observ. — Le St. ambigua Sm., considéré par beaucoup d'auteurs comme un hybride du St. sylvatica et du St. palustris, est en effet exactement intermédiaire entre ces deux espèces ; ses feuilles ovales-lancéolées sont nettement échancrées en cœur à la base, pétiolées, mais plus étroites et à pétiole beaucoup moins long que dans le St. sylvatica; les dents des feuilles sont aussi plus fines ; il ne faut pas confondre avec le Sf. ambigua les formes du St. palustris à feuilles brièvement pétiolées, mais en même temps étroitement lancéolées et très superficiellement échancrées à la base; c’est une forme qui paraît assez répandue autour de Sargé et de Mondoubleau.
806. St. palustris L. sp. 811; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 221. (Sé. des marais). — Brièvement hispide et'un peu glanduleux au sommet; racine rampante,; tige de 2 à 10 décim., simple ou très rameuse; feuilles plus ou moins pubescentes, un peu grisâtres en dessous, sessiles, ou les moyennes et les inférieures pourvues d’un pétiole long de 5 à 8 mill., étroitement lancéolées, obtuses, tronquées ou légerement échancrées à la base, bordées, si ce n’est au sommet de crénelures superficielles ou de petites dents obtuses, régulières; glomérules plurifiores, les inférieurs axillaires et un peu écartes, les supérieurs rapprochés en grappe
serrée; fleurs de l'espèce précédente, mais corolle d’un pourpre très pâle. %.
— Juin, août. C. dans les fossés, au bord des eaux. Distrib. géogr. — Toute l'Europe; Arménie; Caucase ; Sibérie ; Japon.
807. St. arvensis L. sp. 814; Lefr. cat. 20 ; Em. Mart. cat. 221. (St. des champs). — Plante un peu hispide ; granduleuse vers le haut; racine grêle; tige de 1 à 3 décim., dressée, simple ou un
eu rameuse; feuilles inférieures et moyennes longuement pétio-
ées, ovales, obtuses, crénelées sur les bords, tronquées ou arrondies où un peu en cœur à la base; glomérules formés de 2-7 fleurs brièvement pédicellées, disposés à l’aisselle des feuilles supérieures, en grappe courte un peu interrompue à la base; bractéoles nulles ; calice assez largement campanulé, fortement nervié, à 5 dents étroites, à peu près égales, devenant rigides après l’anthèse ; corolle petite, dépassant à peine le calice, d’un rose pâle, ponctuée de pourpre, à tube court, muni intérieurement d’un anneau de poils; lèvre postérieure orbiculaire, entière, un peu plus courte que l’antérieure; nucules noirâtres, présentant des lignes de petits tubercules.
— Juin, octobre. Champs des terrains siliceux ou argilo-siliceux. AC. aux environs de Romorantin; plus R. ailleurs: Cheverny!; Cour-Cheverny ! Touren-Sologne!; les Montils!; val du Loir (Nouel); Mondoubleau (Legué).
Distrib, géogr. — Europe moyenne et austro-occidentale ; Madère; Canaries introduit dans les deux Amériques.
808. St. annua L. sp. 813; Lefr. cat. 20; Em. Mart: cat. 222. (St. annuel).— Tige finement pubescente dressée, rameuse; feuilles inférieures et moyennes assez longuement pétiolées, glabres ou très finement pubescentes sur les nervures en dessous, ovales ou ovales oblongues, obtuses, brièvement atténuées à la base, crénelées, les supérieures souvent tout-à-fait entières; glomérules formés de 2 à 7 fleurs, écartés, placés à l’aisselle des feuilles ; pédicelles très courts; bractéoles très petites subulées, hispides ; calice finement pubescent et parsemé en outre de longs poils étalés et de petites glandes sessiles jaunâtres: dents presque égales, ciliolées jusqu’au sommet; corolle environ 1 fois aussi longue que le calice, velue extérieurement, à lèvre postérieure blanchâtre, élargie, antérieure jaune; tube droit muni intérieurement d’un anneau de poils; nucules très finement ponctuées. ©.
— Juillet, octobre. C. seulement dans les jardins et les champs des terrains calcaires ou argilo-calcaires; R. aux environs de Romorantin (Em. Martin); non observé dans le Perche.
Distrib, géogr. — Europe moyenne et austro-occidentale; Caucase; Tauride.
809. St. recta L. Mant. I. p. 82; Em. Mart. cat. 222. Si. sideritis Lefr. cat: 20. (St. dressée).— Souche vivace, multicaule; plante un peu velue; tiges ascendantes dressées, rameuses; feuilles inférieures et moyennes, longuement pétiolées, oblongues ou étroitementobovées, obtuses, crénelées-rugueuses ; glomérules formés de 4 à 10 fleurs, les inférieurs très écartés à laisselle des feuilles; pédicelles très courts; bractéoles petites, sétacées ; calice un peu velu, à dents terminées par une petite épine rigide, non ciliées sur les bords; corolle d’un jaune pâle avec des macules brunes à la gorge: lèvre supérieure étroite, dressée; tube court muni intérieurement d'un anneau de poils; nucules très finement ponctuées. %.
— Juillet, août. C. seulement dans les champs des terrains calcaires ou argilocalcaires; non observé dans le Perche.
Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe.
810. St. officinalis, — Betonica officinalis L. sp. 810; Em. Mart. cat. 222, B. officinalis et B. stricta Lefr. cat. p. 20. (St. officinale). — Plante plus ou moins velue, rarement glabrescente ; souche épaisse, multicaule ; tiges dressees, simples; feuilles très écartées et peu nombreuses sur la tige, les inférieures très longuement pétiolées, les moyennes plus brièvement, les supérieures subsessiles, toutes lancéolées ou ovales-lancéolées, très obtuses, en cœur à la base, bordées de crénelures souvent profondes ; glomérules plurifiores, disposés en épi terminal court et compact, quelquefois interrompu-à la base; calice pubescent et glanduleux, cilié à gorge, à dents courtes terminées par un long mucron spinuleux ; corolle purpurine, à lèvre supérieure dressée, entière; tube très saillant hors du calice et dépourvu intérieurement d’anneau de poils. %.
— Juin, août. C. dans les bois secs, dans les bruyères,
Distrib. géogr. — Europe moyenne et austro-occidentale dans la région montagneuse,
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Fleurs PAtRUMNeS UE LORS 52 0 LU T RAREATE 2,
Fleurs jaunes ou d’un blanc jaunâtre. , se. Fe
Pédicelles accompagnés chacun d’une bractéole qui dépasse ou CeAle presque le CAC, Denis Se pa ns STE 3e
[es] -
Pédicelles sans bractéole ou accompagnés d’une bractéole sétabéeArosrenurte. rite Je SOUTIEN VUSR SE 0 3 4.
comme toute la plante d’une villosité soyeuse et blanchâtre ; calice blanc laineux. , . ,. . St. germanica (803).
Feuilles largement ovales, nettement cordiformes, vertes et velues comme toute la plante; calice hispide et glanduleux.
| Feuilles arrondies ou à peine en cœur à la base, couvertes St. alpina (804).
{ l'euilles inférieures et moyennes longuement pétiolées, + « , , | D
4, Feuilles subsessiles ou très brièvement pétiolées (pétiole long de
DA S ul). 8 0 à 8: : + + « SC. PAIUSErIS (806).
Corolle d’un rose pâle dépassant à peine le calice; plante annuelle. +... St. arvensis (807).
Corolle purpurine, au moins 1 fois aussi longue que le calice; DATES VIVACES 4 de arolu co nœud Caltierenihiels ls mi 6.
ovales -cordiformes, aiguës, dentées: , , se + 0 « o St. sylvatiea (805),
Pas l’anneau de poils à l'intérieur du tube de la corolle; feuilles oblongues, très obtuses, crénelées.”. . ...o..
Un anneau de poils à l’intérieur du tube de la corolle: feuilles | St. officinalis (810),