‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 180 sur 265 · G. 322. CHENOPODIUM L · texte numérisé non relu

G. 322. CHENOPODIUM L

ANSÉRINE.

Fleurs synoïques ; périanthe à 5 divisions {rarement 3), très brièvement connées à la base, herbacées, membraneuses sur les bords, persistant sur le fruit, mais ne devenant pas succulentes à la maturité; 3ou 5 étamines ; 2 ou 3 styles libres ou presque libres; graines lenticulaires, horizontales ou verticales, ou présentant quelquefois es deux positions dans une même inflores-

cence. — Plante à feuilles alternes.

849, Ch. polyspermum L. sp. 321; Lef. cat. 22

; Em.

Mart. cat. 233. (Ans. polysperme). — Plagte tout-à-fait glabre, quelquefois rougeûtre ; tige très rameuse des la base, dressée ou étalée ; feuilles longuement pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, obtuses ou un peu aiguës, surtout les supérieures; fleurs en

cymes plus ou moins composées, un peu làches, les inferieures

axillaires, les supérieures en grappe nue, étroite, ordinairement

un peu rameuse à la base; divisions du périanthe ovales-lancéo-

lées, mucronulées, largement membraneuses sur les bords, étalées

sous le fruit ; graines noires, luisantes, très finement ponctuées,

à embryon complétement annulaire ©.

— Août, septembre; C. sur les grèves de la Loire et du Cher, sur les bords

des étangs de Sologne ; AR. dans le Perche (Nouel).

Distrib. géogr, — Europe moyenne et septentrionale jusqu’en Suède; Asie-

Mineure; Caucase ; Sibérie,

Observ. — La forme à feuilles supérieures aiguës et dont les

fleurs sont en grappe simple, constitue le Ch. acutifolium Sm.

850. Ch, vulvaria L. sp. 321; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 23% (Ans. fétide). — Plante très fétide, glabre, mais couverte d’une poussière farineuse ; tige de 1 à 4 décim., plus ou moins rameuse, dressée ou à rameaux etalés sur le sol; feuilles assez longuement

pétiolées, largement ovales rhomboïdales, très entières ou présentant 2? dents ou petits lobes vers leur quart inférieur, ce qui les rend comme hastées, blanchâtres et pulvérulentes en dessous ; fleurs en cymes compactes, terminales, dépourvues de feuilles, ou les inférieures axillaires ; divisions du périanthe appliquées sur le fruit; graine horizontale, noirâtre, finement ponctuée ©.

— Juil'et, septembre; C. dans les jardins, sur les décombres, le long des murs, etc.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe: Asie-Mineure; Perse; Egypte; Afrique sept.

851. Ch. album L. sp. 319; Lefr. cat. 22; Em. Mart, cat. 334. (Ans. blanche) — Plante blanchâtre, farineuse ou presque verte, glabre; tige de 2 à 10 décim..,ordinairement très rameuse, striée ; feuilles à pétiole tantôt une fois plus long, tantôt moitie plus court que le limbe, celui-ci ovale,;ou ovale-lancéolé, sinuédenté, au moins dans les feuilles inférieures, souvent très entier dans les feuilles moyennes et supérieures ; inflorescence très sariable, tantôt formée de cymes disposées en grappe terminale spiciforme, épaisse et compacte (C4. glomerulosum Rchb.), tantôt constituée par de petites cymes très contractées en forme de glomérules, espacées sur un rameau grêle (Ch. concatenatum Thuill.) ; divisions du périanthe ovales-arrondies, appliquées sur le fruit ; graine horizontale, lisse, noire et très luisante, à bords en carène aiguë ©.

— Juin, octobre; CC. sur les décombres, dans les jardins, au pied des murs.

Distrib. géogr. — Toutes les régions tempérées du globe, où il apparaît constamment à la suite de l’homme,

Observ. — J’ai toujours vu que la forme des feuilles, plus ou moins grandes, larges ou étroites, entières ou dentées, était complétement indépendante de la disposition des fleurs, que celles-ci soient en grappes terminales serrées, ou en glomérules lâches disposés comme les grains d’un chapelet. Le Ch. viride L., Herb. (Species plant.?), a été établi pour une forme verte, dépourvue ou à peu pres, de papilles blanchâtres, à feuilles inférieures rhomboïdales, sinuées-dentées, à fleurs en grappes tres-grêles; le Ch. concatenatum présente la même inflorescence, mais toute la plante est blanchätre; d'autre part les formes à grappes épaisses peuvent aussi être vertes et dans cet état elles constituent le CA. viride de presque tous les auteurs, mais non celui de l’herbier de Linné. Dans les terrains fertiles, on observe souvent une grande forme très rameuse, à feuilles moyennes et supérieures très étroitement lancéolées, entières sur les bords ; c’est une des formes du Ch. glomerulosum Rchb.

Le Ch. ficifolium Smith, qui se rencontre quelquefois sur les décombres, se distingue par ses feuilles inferieures et moyennes assez nettement trilobées, presque hastées. les lobes latéraux beaucoup plus petits que le terminal, celui-ci elliptique, entier ou sinué; les graines sont opaques, ponctuées, très obtuses, arrondies sur les bords.

852. Ch. opulifolium Schrad. in DC. F1. fr. V, p. 372: Em. Mart. cat. 234 (Ans. à feuille d'Obier). — Diffère du Ch. album par ses feuilles inférieures et moyennes qui sont largement ovales ou arrondies, rhomboïdales, presque aussi larges que longues, fortement et irrégulièrement sinuées-dentées; par son périanthe dont les divisions sont plus épaissies sur le dos, comme carénees,

RG

par la saillie de la nervure médiane ; par ses graines opaques, finement ponctuées et très-obtuses,arrondies sur les bords, comme celles du CA. ficifolium ©. |

— Juin, septembre; R. et observé seulement dans l’arrondissement de Romorantin (Rimboux ; Em. Martin): Lanthenay à Mousseaux! Loreux!; Saint- Viâtre, au grand Cernéan, | 3:

Distrib. géogr.— Europe australe et moyenne jusqu’en Suède, où la plante est RR..; Syrie; Caucase; Perse; Abyssinie ; Afrique sept.

853. Ch murale L. sp. 318; Em. Martin. cat. p. 235; Ch. intermedium Lefr. cat. p. 2?, non Mert. et Koch. (Ans. des murailles). — Plante d’abord un peu farineuse, devenant promptement verte ; tige de3 à 5 décim.,sillonnée, dressée, simple ou rameuse ; feuilles longuement pétiolées, un peu épaisses, ovales-rhomboïdales ou lancéolées, atténuées en coin et entières dans leur tiers inférieur, bordées dans le haut de dents profondes, inégales et très-aicués ; feuilles supérieures longuement atténuées au sommet, acuminées ; glomérules disposés en grappes rameuses, presque toutes axillaires et plus ou moins étalées, périanthe appliqué sur le fruit ; graine horizontale, très adhérente au péricarpe,* opaque, noirâtre, finement granuleuse, amincie sur les bords en carène aiguë ©.

— Juillet, novembre. Autour des habitations, le long des murs, sur les décombres, C, dans la Sologne, et dans la vallée de la Loire; R. dans le Perche (Nouel),

Distrib. géogr. — Dispersé dans la région tempérée des deux hémisphères.

854, Ch, urbicum L. sp. 318. var. intermedium Gren. et Godr. fl. de Fr. III. 21; Em. Mart. cat. 234. Ch. intermedium Koch. (Ans. des villes).— Port du Ch. murale, mais facilement distinct par son inflorescence formée de grappes presque simples, dressées parallèlement à latige ; par ses graines peu adhérentes au péricarpe, très obtuses sur les bords, noires, luisantes, finement ponctuées en lignes vers le centre; les dents des feuilles sont obtuses dans la forme typique, que je n’ai pas vue de notre région ; elles sont aiguës, ou même acuminées dans la variété intermere que beaucoup d'auteurs ont considérée comme une espèce

istincte.

— Août, septembre; bords des chemins, décombres, RR, et peu fixe dans ses stations; Pruniers, abords de Champleroy (Em. Martin): Vernou ; terres de Marinville, bordant la route de Romorantin,

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne. jusqu'en Angleterre et en Suède ; Asie-Mineure ; Perse; Caucase; Sibérie; Dahurie.

599. Ch. hybridum L. sp. 319; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 234. (Ans. hybride). — Plante verte, glabre, rarement un peu farineuse; tige de 5 à 10 décim., très rameuse ou presque simple, cannelée,anguleuse ; feuilles longuement pétiolées, assez grandes largement ovales-triangulaires, arrondies ou un peu en cœur à la base, bordées de larges dents assez profondes, inégales, peu nombreuses, deltoïdes et acuminées; glomérules formant des

rappes disposées en panicule corymbiforme, terminale, large et dont: les rameaux inférieurs seuls sont accompagnés de feuilles ; divisions du périanthe obtuses, recouvrant le fruit; péricarpe très adhérent à la graine, celle-ci noirâtre, opaque, granuleuse, à bords un peu obtus ©.

NEO . — Juillet, octobre; lieux incultes, décombres, bords des murs et des champs. C. dans la Sologne et dans le val de la Loire ; R. dans le Perche (Nouel),

Distrib. géogr. — Europe septentr. et moyennes; Tauride et Caucase ; Oural; Himalaya, Afrique sept.; Amérique du nord.

856. Ch. glaucum L. Sp. 320; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 335. (Ans. glauque). — Tige de 1 à 2 décim., à rameaux étalés sur . le sol; feuilles petites, assez longuement pétiolées, un peu épaisses, d’un vert pâle en dessus, blanches-farineuses en dessous, ovales-oblongues, très obtuses, un peu atténuées en coin à la base, sinuées-dentées, à dents obtuses, inégales et écartées ; glomérules disposés en grappes courtes, simples et dressées, axillaires et terminales; divisions du périanthe obtuses, ne recouvrant qu'imparfaitement le fruit; graines très petites, noires, très luisantes, à bords obtus, finement striées au centre, horizontales et quelques-unes verticales ©.

— Juillet, septembre; sables humides, limons des rivières et des étangs. AC. aux bords des étangs de la Sologne; C. sur les grèves de la Loire et du Cher.

Distrib, géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Suède ; Caucase ; Turkestan; Afghanistan; Sibérie; Himalaya. à

857, Ch. rubrum L.Sp.318; Lefr. cat. 22., var. a. crassifolium

Gren. et Godr. fl. fr. III. 22. Ch. crassifolium Horneman. (Ans. rouge).

— Plante glabre, verte ou rougeâtre ; tige de 1 à 2 décim.,simple, dressée, ou plus souvent rameuse, étalée sur le sol, anguleuse ; feuilles longuement pétiolées, plus ou moins atténuées en coin à la base, seulement un peu pâles en dessous, ovales ou ovalesrhomboïdales presque hastées, bordées de grosses dents inégales et aiguës, les supérieures quelquefois entieres; glomérules formant des grappes assez épaisses, ramassées, toutes axillaires, ou les supérieures disposées en panicule terminale courte et très dense; 5 étamines dans la fieur terminant chaque glomérule; 1-3 étamines dans les autres; graines noirâtres, luisantes, lisses et à bords obtus, verticales, excepte dans la fieur terminale ou la graine est horizontale ©.

‘Var b, spatulatum. Coss. et Germ. F1. des environs de Paris, p, 455. Ch. blitoides Lej. — Toutes les feuilles, sauf les radicales, étroitement oblongues, spatulées ; grappes réduites à 1 ou 2 glomérules axillaires.

— Juillet, septembre ; sables humides, décombres, bords vaseux des rivières et des étangs. R. Grèves de la Loire à Blois, près de la pompe à feu! ; île de Muides!; la var, b.; sous les arches du pont de Muides;

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans la péninsule scan-

-dinave : Caucase ; Turkestan ; Sibérie.

858, Ch. Bonus Henricus L. Sp. 318; Lefr. cat. 22; Em. Mart.cat. 235.(Ans. bon Henri). — Tige-de 3 à 5 décim., épaisse, dressée, rameuse inférieurement ; feuilles longuement pétiolées, un peu pulvérulentes, larzement échancrées en cœur à la base, triangulaires-hastées, ondulées sur les bords, à lobes basilaires plus ou moins développés, étalés, entiers ou quelquefois obscurément bilobés ; glomérules rapprochés en grappes qui sont presque toutes disposées en panicule terminale, étroite, souvent très allongée, spiciforme dans le haut et dépourvue de feuilles ; 2 ou 3 étamines, sauf dans la fleur terminant chaque glomérule qui en à souvent 5; divisions du périanthe obovales spatulées, recou-

vrant incomplétement le fruit; graine noire, obtuse sur les bords %. . 4

— Juin, octobre; bords des chemins et des murs, décombres, Çà et là dans tout le département : Loreux! Saint-Loup (Em. Martin); Salbris; Cour-Cheverny !; Blois! ; Orchaise !: Verdes!, ; Saint-Léonard !; Choue (Legué).

Distrib géogr. — Europe sept. (jusque dans le sud de la Scandinavie), cen-

rale et australe dans la région montagneuse; Oural.

Observ. —- C’est bien à tort que le Ch. rubrum et le Ch. Bonus Henricus ont été rapportés par quelques auteurs au genre ou à la section Blitum. Dans ces deux espèces les divisions calicinales ne sont pas plus sensiblement modifiées à la maturité que peuvent l’être ceiles du CA. murale ou du Ch. glaucum.

On rencontre quelquefois dans le voisinage des habitations deux véritables Blitum, bien distincts par leur enveloppe florale qui, après l'anthèse, devient succulente et charnue ; ce sont les BI. virgatum et Bl. capitatum L. Le premier est caractérisé par ses glomérules qui son tous axillaires et forment un long épi lâche, feuillé; ses graines sont canaliculées sur le bord; dans le BI. capitatum, les glomérules sont réunis en épis terminaux nus, si ce n’est à la base, et les graines ont leur bord en carène aiguë. L'origine de ces plantes n’est pas connue; la première est très répandue dans l’Orient; l’autre se trouve cà et là dans toute l'Europe. |

On cultive partout la Betterave, Beta vulgaris L.; elle croît spontanément dans la région méditerranéenne et dans l'Orient, mais à l’état sauvage sa racine est grêle et nullement succulente.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Toutes les feuilles très entières sur les bords. .,. .. ,. .. 2.

Toutes les feuilles, ou au moins lesinférieures, dentées ou sinuées.

Plante ‘sans odeur. "13 6.15 tes st le sion ete COR

Plante très fétide. , ,,..,...+ Ch. vulvaria (550).

Feuilles ovales ou rhombhoïdales, plus ou moins atténuées ou

seulement Oübtuses à la base. . . . 4.

Feuilles largement cordiformes ou tronquées à la base. ,, Ch. Bonus Henricus (858).

Feuilles sans poussière {arineuse : divisions du périantne étalées sous le fruit, , ,..., Ch. polyspermum (849).

divisions du périanthe appliquées sur le fruit, , « . , , « « Ch, album var, (851),

Bord des graines en carène aiguë, + soso. 6.

Bord des graines obtus, arrondi., . ses... 9.

Plantes à feuilles plus ou moins blanchâtres, farineuses, au 6. moins en dessous, ve, 6 p'e. 0 "15 10b 70.0 6 0 ‘0:59 ‘eo (CC NAN

Plantes à feuilles vertes sur les deux faces., 8.

Plante robuste, dressée, à feuilles d'un vert très pâle, concolores sur les deux faces, , ,,, . . , « + Ch. album (851).

Plante grèle, souvent étalée sur le sol, à feuilles d’un vert foncé

4. | Feuilles plus ou moins blanchâtres et farineuses en dessous ; ( | en dessus, blanches en dessous, Ch, glauceum (856).

; Graines luisantes, très lisses. . . . Ch, album var, (851), Graines opaques, finement granuleuses. Ch. murale (853).

Feuilles blanches-farineuses en dessous. . ,,..,.,.,...

Ch. opulifolium (852), P'emlles. vettes CODEN se ae dr DIR ven 6; 10. Inflorescence dépourvue de feuilles, sinon tout-à-fait à la base. Lie

Grappes presque toutes axillaires. , #. ,. ee... 12.

. arrondies à la base.. . ., ,.. Ch. hybridum (855).

11 Grappes disposées en panicule étroite, spiciforme; feuilles à

bords entiers, largement échancrées à la base, , , ,. ..,, Ch. bonus Henricus (858).

Plante robuste, dressée ; glomérules formant des grappes nues, allongées,dressées, parallèles à latige. Ch. urbicum (854).

Plante souvent étalée sur le sol, grèle; glomérules presque. tous axillaires, formant le long de la tige un épi épais et entre-

| Grappes disposées en panicule étalée; feuilles sinuées-dentées, | mélé: de feuilles: 248% de . Ch. rubrum (851).

G. 323. ATRIPLEX (Arroche).

Fleurs polygames, les mâles pourvues d’un périanthe à 3-5 divisions et d’un nombre égal d’étamines; fleurs femelles à périanthe nul et remplacé par 2 bractées plus ou moins connées à la base, s’accroissant beaucoup sur le fruit qu’elles enveloppent étroitement ; 2 styles réunis à la base ; graine lenticulaire, verticale. — Plantes à feuilles élargies plus ou moins blanches-farineuses.

839. Atr. hastata L. Sp. 1493 ; Em. Mart. cat. 233; Atr. mucrosperma Lefr. cat. 22. (Arr. à feuilles hastées). — Plante verte, peu farineuse; tige de 2 à 8 décim., très rameuse dès la base; feuilles toutes peétiolées, es inférieures alternes, les supérieures ordinairement toutes opposées, hastées-deitoïdes, bordées de dents inégales et aiguës ; glomérules formés de 3-5 fleurs, écartés, disposés en grappes nues et terminales; bractées des fleurs femelles triangulaires-subrhomboïdales,aiguës,veinées en réseau ; graines poirâtres, opaques ou un peu luisantes, finement granuleuses, tantôt toutes pourvues d’un petit sillon sur le bord et de chaque côté (Atr. patula Smith), tantôt toutes dépourvues de sillon (Atr. microsperma Waldst. et Kit.), tantôt présentant dans une même intlorescence des graines sillonnées et d’autres qui ne le sont pas ©.

— Juin, août ; C. sur les décombres, au bord des chemins. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique; Asie-Mineure; Perse ; Caucase; Afghanistan ; Sibérie ; Egypte.

860. Atr. patula L. sp. 149%: Em. Mart. 3. Afr. angustifolia Sm.; Lefr. Cat. p. 22. (Arr. étalée). — Tres voisin de l'espèce précédente, il s’en distingue par ses feuilles linéaires ou linéaireslancéolées, atténuées en coin à la base et non pas tronquées, ordinairement toutes très entières sur les bords ou plus rarement les inférieures et les moyennes un peu dentées à la base; bractees

des fleurs femelles lisses ou DA UeUIE tuberculeuses, (Afr. erecta Huds.); graines dépourvues de sillon sur les bords. ©.

— Juillet, août ; CC. dans les cultures, sur le bord des chemins;-les décombres. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique ; Asie-Mineure Caucase : Turkestan, Afrique sept.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles tronquées à la base, triangulaires deltoïdes. , , . ., $ Atr, hastata (859).

Feuilles en coin à la base, lancéolées ou linéaires-lancéolées. Atr, patula (860).

Observ. — On cultive dans tous les jardins, sous le nom d’Epinard, le Sp. oleracea L., à feuilles sagittées, souvent incisées à la base, et à périanthe fructifère très comprimé, armé de pointes raides ; le Sp. glabra Mill., également cultivé, n’en diffère que par ses feuilles triangulaireset son périanthe fructifere subglobuleux et lisse. Ces deux plantes, qui ne sont probablement que deux formes d’une même espèce, n’ont pas été trouvées à l’état sauvage ; mais plusieurs auteurs ont pensé qu’elles étaient-l’une et l’autre issues du Sp. tetrandra Steven, de la région caucasienne.

G. 324. POLYCHNEMUM (Polyenème).

Périanthe à 5 divisions ; 3 étamines où plus rarement 1-5; style

court; 2 stigmates capillaires; fruit (utricule) ovale, recouvert par le périanthe et renfermant une seule graine dressée, réniforme, comprimée. — Herbes à feuilles subulées; fleurs très petites, solitaires, sessiles, axillaires, accompagnées de 2 bractéoles blanches, scarieuses. |

861. P. arvense L.sp. 50; Lefr. cat. 22. (P. des champs.— Plante d'un vert pâle; tiges de 5 à 25 cent., très rameuses dès la base, à rameaux souvent étalés sur le sol, glabrescents et lisses ou brièvement pubescents et couverts de petites aspérités ; feuilles souvent très rapprochées, dressées ou étalées, glabres ou scabres, subulées presque piquantes, canaliculées en dessus, dilatées et membraneuses sur les bords dans la moitie inférieure ; bractéoles ovales,acuminées ; divisions du périanthe membraneuses, ovales, obtuses, terminées par un petit mucron; graine noire, finement verruqueuse ©).

Varie :

a. majus Loret et Barr. F1. de Montp. IL. 557; P. majus Al. Braun in Koch Synops., éd. 2, p. 695; Em. Mart. cat, 232. — Feuilles allongées (6-15 mill.,) dressées, ou plus souvent étalées; bractéoles surmontées par un long acumen qui dépasse le fruit; graine égalant environ 121 nullimètre,

b. verrucosum, — P, verrucosum Lang. in Reich, FI, excurs., p. #83. P, arvense Gren. et Godr,; Em. Mart. cat. p. 232. — Plus grêle que la var. a; feuilles plus fines, plus molles, à peine acéreuses, plus courtes (4-8 mill.); tige et rameaux ordinairement couverts de petits

points verruqueux très rapprochés; bractéoles égalant le fruit ou un peu plus courtes que lui ettrès brièvement mucronées; graines ne dépassant pas 1 mill. de diam.

— Juillet, septembre; champs des terrains calcaires ou silico-calcaires. La var. à est assez C. dans la Beauce et se retrouve dans les îlots calcaires de la Sologne : Billy, au Tertre-Blanc ! colline dominant au N.-0., le lac de Soings ; Châteauvieux, sur le coteau de Péquignon (Em, Martin); Chitenay ! Cormeray! sables des Ponts-Chartrains; val du Loir! (Nouel). La var Bb est AC. aux environs de Romorantin (Em. Martin); Romorantin, aux Monteaux; Pruniers, terres de Marmagne et près des Quatre-Roues; Mennetou, près de l’étang de Veillières ; Maray ; St-Julien; Gièvres, à Bois-Ribault ; Cheverny, abonde dans les champs faluniens qui sont entre le Breuil et la route de Contres à Blois!

Distrib, géogr. — Europe moyenne et autrale.

Fam. LXIV. — POLWYGONACEÆ Endl.

POLYGONACÉES,

Fleurs synoïques ou plus rarement polygames ou dioïques. Périanthe infère, formé d’une seule enveloppe florale verte ou colorée, à 5-6 divisions imbriquées en deux séries. Androcée : 4-8 étamines insérées à la base des divisions du périanthe ; anthères biloculaires,à déhiscence longitudinale. Gynécée : un disque annulaire quelquefois très peu apparent; ovaire supère, sessile, rarement un peu enfoncé dans le réceptacle, trigone ou comprimé, uniloculaire, renfermant un seul ovule sessile ou dressé sur un funicule assez allongé; 2 ou 3 styles libres ou brièvement connés à la base ; fruit indéhiscent, trigone on comprimé, renferme entre les divisions du périanthe quelquefois accrescentes ; péricarpe crustacé ou endurci ; graine dressée dans la loge, sessile ou briëévement stipitée ; albumen abondant, farineux. — Herbes à feuilles alternes dont le pétiole est dilaté en une base amplexicaule qui se continue par son bord membraneux avec une gaine stipulaire (ochrea), entourant la tige; fleurs petites, souvent articulées avec leur pédicelle, et accompagnées d’une bractée formant à leur base une sorte de cornet. |

Périañthe à 3 divisions; stigmates capités. , . . . , POLYGONUM, 325. Périanthe à 6 divisions; stigmates en pinceau, . « + s 9 RUMEX. 326.

G. 325. POLYGONUM (Renouée).

Fleurs synoïques ou rarement polÿgames; périanthe à 5 divisions colorées ; 6-8 étamines (rarement 4), insérées sous un disque crénelé; 3-2 styles à stigmate capité; fruits trigones ou comprimes, selon qu’il y à 3 ou 2 Styles, entourés par les divisions du périanthe

ordinairement non modifiées après l’anthèse ; plus rarement les

3 extérieures sont accrescentes jusqu’à la maturité. — Plantes dressées ou diffuses, rarement volubiles; stipules m°mbraneuses ou scarieuses formant une gaine plus ou moins longue au-dessus du pétiole (ochrea).

862. P. aviculare L. Sp. 519; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 238. (R. des oiseaux). — Plante glabre ou un peu pubérulente au sommet ; tiges grêles, souvent très rameuses dès la base, striées ; feuilles lancéolées ou oblongues-elliptiques, quelquefois étroitement linéaires et à bords enroulés en dessous; stipules scarieuses, rousses dans leur partie engainante, blanches, bifides et lacérées dans leur portion libre ; fleurs brièvement pédicellées, fasciculées par 2ou 3 dans presque toute la longueur des tiges et des rameaux et formant de longues grappes très lâches, plus ou moins entremêlées de feuilles ; périanthe blanchâtre ou rosé, à divisions arrondies au sommet, verdâtres sur le dos; fruit trigone, aigu, ordinairement opaque et finement strié, granuleux sur les faces ©.

— Juin, novembre ; CC. partout.

Distrib. géogr. — Toute la zone tempérée des deux hémisphères.

Observ. — Plante très polymorphe et dont quelques auteurs

ont considéré chaque variation comme espèce propre. La forme à tige dressée, simple ou à rameaux ascendants, dont les feuilles sont élargies, oblongues ou lancéolées-elliptiques, est le P. monspeliense Pers.; au bord des chemins, où la plante est constamment rongée et foulée aux pieds, elle s’étale beaucoup, ses feuilles sont assez petites, rapprochées, obovales-spatulées et présentent presque toutes à leur aisselle un fascicule de deux ou trois fleurs ; c'est cet état que Linné paraît avoir plus particulièrement décrit sous le nom de P. aviculare.

Dans les champs, après la moisson, on rencontre souvent une grande forme à longs rameaux grêles, étalés dans tous les sens, presque dépourvus de feuilles, florifères seulement dans leur partie supérieure et terminés par quelques feuilles étroites ; dans cet état qui constitue, je crois, le P. aviculare, var e denudatum Desw., Observ. p. 98, la plante peut être confondue avec le P. Bellardi, Le P. arenarium Loisel., est la même variété beaucoup plus petite. M. Jordan a nommé ?. microcarpum, une forme grêle, très étalée, à feuilles très petites, rapprochées et dont le fruit, à peine aussi long que le périanthe,est d’un tiers plus petit que dans les autres formes (124 mill. environ). Le degré’ d’opacite du fruit, souvent invoqué comme caractère spécifique précis, est certainement variable, aussi bien que la saillie des granulations des faces, qui sont quelquefois très peu apparentes, sur la forme monspeliense par exemple.

863. P. Bellardi All. F1. ped. II. 207, tab. 90, fig, 2; Lefr. cat. p. 47; Em. Mart. cat. p. 238. (P. de Bellardi), — Très voisin du P. aviculare, il en diffère par ses tiges toujours dressées, à longs rameaux effilés, dichotomes, ordinairement dépourvus de feuilles; les fascicules de fleurs très écartés sont nus, même les terminaux ; les fleurs sont plus grandes, plus longuement pédicellées, les fruits d’un tiers plus gros (24 à 3 mill.) que ceux du P. aviculare, à peine sensiblement granuleux et toujours luisants.

— Juillet, août: champs des terrains calcaires. AR, Romorantin, moissons de la Richaudière (Em. Martin); Pruniers, moissons de la Bézaudière (id.); Villefranche, moissons de Ja Gaudinière (id.); Billy, moissons du Tertre-Blanc ;

Gièvres, moissons du Vivier (id.); Cour-Cheverny, moissons à Bellevue, près des carrières de Lidouanière !

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure, dans la région montagneuse ; Caucase; Turkestan; Sibérie; Mésopotamie: Egypte; Afrique septentrionale.

Observ. — La figure citée d’Allioni, représente une plante robuste, à feuilles lancéolées, très aiguës, les florales et les supérieures très diminuées, presque nulles; dans notre région la plante est plus grêle et l’infiorescence presque toujours complétement nue.

Je ne cite pas ici les numéros 514 et 514 bis des Reliquiæ maillanæ ; la plante distribuée des environs de Blois, sous le nom de

P. Bellardi, ne me paraît être qu’une des nombreuses formes du P, aviculare.

864. P, amphibium L. Sp. 517; Lefr. cat. 22; Em. Mart, cat. 231. (R. amphibie) — Souche rampante; feuilles longuement pétiolées, fermes, d’un vert pâle, présentant quelquefois une large tache brune au milieu, lancéolées ou ovales-oblongues, arrondies ou un peu en cœur à la base, aiguës ou très obtuses au sommet, rudes sur les bords, parsemées sur les deux faces de petits poils courts qui disparaissent souvent avec l’âge ; gaîne stipulaire allongée, tronquée au sommet; fleurs en grappe spiciforme très dense, ovale ou un peu allongée, terminant des pédoncules épais, raides, striés, glabres ; périanthe blanchâtre ou plus souvent d’un beau rose, dépourvu de ponctuations; 5 étamines,; style bifide ; fruit comprimé, largement ovale, noir, luisant, très finement granuleux %.

Varie :

a. natans Mœnch Hass. n. 328. — Plante submergée à feuilles flottantes, promptement glabre ; gaîne stipulaire non ciliée au sommet.

b. terrestre Leers F1. Herb. p. 99. — Plante longuement radicante, redressée au sommet, à feuilles souvent plus allongées que dans la variété précédente, brièvement scabres sur les deux faces; gaines stipulaires presque toujours ciliées au sommet. |

— Juillet; août; C. dans les rivières et dans les étangs; la var.b, sur les vases humides.

Distrib. géogr. — Europe moyenne, septentrionale et austro-occidentale; Asie-Mineure ; Caucase et Arménie ; Sibérie ; Chine; Afrique sept.; Cap de Bonne-Espérance; Amérique du Nord.

865. P. lapathifolium L. sp. 517; Em. Mart. cat. 237. (R. a feuilles de patience). — Tige dressée ordinairement très rameuse dès la base; feuilles pétiolées, lancéolées ou obovales elliptiques, présentant assez souvent vers le milieu du limbe une large macule brune ; gaîne stipulaire tronquée, nue au sommet ou tres brièvement ciliée; fleurs en grappe cylindrique, souvent assez dense, continue ou interrompue seulement à la base; pédoncule et pédicelles parsemés de petites glandes stipitées, jaunâtres ou blanchâtres, qui les rendent rudes au toucher; périanthe rosé ou un peu verdâtre, présentant souvent des ponctuations verruqueuses ; 5 à 6 étamines ; 2 styles un peu connés à la base; fruit largement ovale-suborbiculaire, comprimé, déprimé sur les faces, noir et luisant, peu distinctement ponctué ©.

Varie :

a. lypicum. — Feuilles vertes sur les deux faces, seulement un peu scabres sur les nervures; tige et rameaux peu ou pas renflés aux nœuds et sous les pétioles ; pédoncules et pédicelles très glanduleux-scabres. C’est la forme décrite par Linné.

Db. zodosum.— P. nodosum Pers. Syn. pl.I. 440.— Feuilles de la variété précedente; tiges et rameaux très renflés aux nœuds et sous les pétioles; pédoncules et pédicelles peu glanduleux, seulement un peu scabres. Peu distinct du P, Persicaria.

c. tomentosum.— P. tomentosum Schrank Baier. fl. I. 659 (1789). — Feuilles plus ou moins blanches-tomenteuses en dessous; pédoncules et pédicelles souvent très glanduleux.

— Juillet, août ; fossés, bords des eaux. Çà et là dans la Sologne et dans le val de la Loire; la var, e. dans les îles de la Loire, entre Chaumont et Rilly.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique; Asie-Mineure Caucase ; Sibérie : Japon; Inde; Amérique sept.

Observ. On cultive souvent dans les jardins le P. orientale L., originaire de Inde; il se distingue facilement à ses grandes proportions ; la tige atteint de 1 à 2 mètres; les feuilles sont très amples, ovales cordiformes, pubescentes; la gaîne stipulaire est dilatée au sommet en collerette étalée, ciliée, assez promptement caduque ; les fleurs d’un‘beau rouge, forment de grosses grappes spiciformes, épaisses et pendantes. La plante se naturalise souvent près des habitations.

866. P. Persicaria L. sp. 518; Em. Mart. cat. 237; Lefr. cat. 22. (R. Persicaire).— Très voisin du P. lapathifolium et surtout de la variété nodosum, il en diffère par ses tiges peu ou pas renflées aux nœuds, par ses gaines nn longuement ciliées au sommet, par l’absence complète de glandes ou d’aspérités sur les pedoncules et sur les pédicelles qui présentent seulement quelquefois des petits poils apprimés; les grappes sont souvent plus épaisses et plus denses ; les fleurs ont ordinairement 6 étamines ; 2 ou 3 styles; fruits trigones ou comprimés avec les faces relevées par une saillie médiane longitudinale, et non pas Concaves comme dans le P. lapathifolium ©.

— Juillet, octobre; CC. dans les fossés, sur le bord des mares ou des étangs. Distrib. géogr. — Toute l’Europe ; Asie-Mineure ; nord de l'Inde; Sibérie Japon ; Amérique sept.

Observ. — Je n'ai pas vu de notre région la forme à feuilles blanches tomenteuses en dessous, signalée par plusieurs auteurs. Les feuilles présentent souvent au milieu du limbe une large macule brune.

867. P, minus Huds F1. angl. ed 1, p. 148 (1762); Em. Mart. cat. 237. (R. humble). — Plante à saveur herbacée, verte ou rougeûtre dans toutes ses parties ; tiges ordinairement très rameuses, diffuses; gaine stipulaire terminée par de longs cils apprimés; feuilles étroitement lancéolées ou linéaires (3 à 6 mill. larg.), ciliées sur les bords, glabres du reste, ou presentant quelques soies apprimées en dessous sur les nervures; pédoncules tout-àfait glabres; fleurs en grappes étroites peu serrées ; périanthe petit (2 mill. à peine), blanchäâtre ou rougeûtre, dépourvu de

glandes ; 5 étamines; 2 ou 3 styles; fruits subtrigones ou compri-

-més lenticulaires, noirs, tout-à-fait lisses et très luisants, presque moitié plus petits que dans les autres espèces, longs de 1 mill. environ ©.

— Juillet, octobre; lieux humides, fossés fangeux. C. dans toute la Sologne et dans le val de la Loire.

Distrib. géogr. — Europe moyenne; Caucase; Sibérie; Inde; Japon.

868. P. mite Schrank Baier. F1. I. p. 668; Em. Mart. cat. 233. P. dubium Stein. ex Al. Br.; Gren. et Godr. F1. de Fr. III. 48. (R. lisse). — Diffère du P. minus par ses dimensions plus grandes; les feuilles sont lancéolées (10 à 20 mill. larg.); les fruits finement granuleux, les uns tout-à-fait trigones, les autres comprimés et toujours au moins une fois plus gros que ceux de l'espèce précédente.

— Juillet, octobre.C. au bord des mares et des étangs; fossés fangeux. Distrib. géogr.— Europe moyenne et sept,; Caucase.

869. P. hydropiper L. sp. 517 ; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 237. (R. poivre d’eau). — Plante à saveur très âcre; tiges couchées à la base, puis redressées, plus ou moins rameuses; feuilles lanceolées, très aiguës, sans macule brune; gaîne stipulaire terminée par des soies inégales, appliquées; fleurs en grappes étroites, allongées et interrompues, souvent pendantes ; divisions du périanthe roses ou blanchâtres au bord, couvertes de ponctuations brunes; 6 ou très rarement 8 étamines ; 2 ou 3 styles; fruits finement chagrinés, un peu luisants, les uns trigones, les autres comprimés, avec une saillie longitudinale sur chaque face. ©.

— Juillet, octobre. C. au bord des eaux, dans les fossés. Distrib. géogr. — Europe ; Asie-Mineure; Caucase: Perse; Sibérie; Japon Aïrique sept.; Amérique du Nord,

870. P. Convolvulus L. sp. 522; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 238. (R. Liseron). — Plante un peu scabre ; tige grêle, anguleusestriée, très rameuse dès la base, à rameaux eétalés, flexueux ou un peu grimpants; gaine stipulaire très courte; feuilles assez longuement pétiolées, ovales-acuminées, en cœur à la base, avec les 2 lobes aigus ; fleurs brièvement pédicellées, pendantes, fasciculées par 3-6 à l’aisselle des feuilles tout le long des rameaux ; périanthe verdâtre, couvert d’une pubescence crustacée ; 3 divisions extérieures très étroitement ailées ou seulement carénées ; style trilobé ; fruits opaques, finement granuleux, à angles trèsaigus. ©.

— Juillet, octobre. C. dans les moissons et dans les lieux cultivés. .

Distrib. géogr.— Europe ; Asie-Mineure; Caucase; Afghanistan ; Sibérie; Japon ; Afrique sept.; Amérique du Nord,

871. P. dumetorum L. sp. 522: Lefr. cat. 22: Em, Martin, cat. 238. (R. des buissons). — Differe du P. Convolvulus par ses tiges arrondies, s’élevant souvent très haut dans les buissons ; par ses fleurs plus longuement pédicellées et disposées en grappes allongées, presque nues, axillaires ou terminales; par son périanthe dont les divisions s’accroissent jusqu’à la maturité, les trois exté-

rieures présentant sur le dos une aile membraneuse, large; fruits noirs et très luisants ©.

L + | ” à LL e— … | re. + : - L L < .… ET «3 5er ; : RS : re » 7° FRERE RE v . Ur

°— Juin, septembre. C. dans les haies, | Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale, Caucase ; région Pontique; Afghanistan ; Sibérie.

Observ. On cultive dans toute la Sologne, sous le nom de Blé

noir où de Sarrazin,le P. Fagopyrum et plus rarement le P. tataricum L., dont la qualité est inférieure. Le premier est originaire de la région du Baïcal, de la Dahurie, et croît spontanément jusqu’en Mandchourie, dans le bassin du fleuve Amour ; ilest caractérisé par son inflorescence en corymbe et par ses fruits lisses dont les angles sont droits et entiers; la plante à été introduite au Moyen-Age et il est fait mention de sa culture en Allemagne dès 1436. Le P. tataricum vient de la Tartarie et de la Sibérie, mais il paraît moins s'étendre vers l'Est; son introduction remonte seulement au siècle dernier. Il se distingue du P. Fagopyrum par son inflorescence paniculée constituée par des grappes axillaires longuement pédonculées et surtout par son fruit rugueux, tuberculeux sur les faces, dont les angles assez épais sont ondulés et comme sinués. — Cf. Alph. de Candolle, Origine des plantes culti-

vées p. 279 et 281.

Feuilles lancéolées oblongues ou linéaires : plantes non volubiles. a

Feuilles ovales-sagittées ou hastées ; plantes plus ou moins volubiles, au moins au sommet. ,,.... + +. + 95

Fleurs fasciculées à l’aisselle des feuilles ou disposées en grappe

tout le long des rameaux; plantes des lieux secs. . . , .« . 8, Fleurs en grappes spiciformes nues, Tâches ou très denses;

plante des lieux humides ou fangeux, . . . . . . . . . . 4.

Plante diffuse ; tige ou rameaux terminés par. des fleurs écar-

tées, accompagnées de feuilles peu ou pas diminuéess , . P ,aviculare (862).

Plante dressée, à rameaux effilés; tige ou rameaux terminés par des fleurs nues ou accompagnées de très petites

bractées. , ..,.... +... P, Bellardi (863).

Périanthe ne présentant pas de ponctuations noirâtres ; plantes à saveur herbacée, , . , 4 4. 0. oo 6 0 0 ste

Périanthe couvert de ponctuations noirâtres ; plante à saveur . très Âcre «4 « + « » + + « + + + P. hydropiper (869).

Pédicelles couverts de petites aspérités jaunâtres, glanduliformes; fruits lenticulaires, et concaves sur les deux faces. , PB, lapathifolium (865).

més ; fruits trigones ou lenticulaires, mais alors non concaves sur ies faces: nd) ,1e eceiblanblione o16,çe10 1900 RP

1 Fleurs en grappe spiciforme compacte, ou seulement un peu 6, interrompue à la base, . .....,.*,.

Fleurs en grappe effilée, très lâche. , .,,..,...,,...%.

Pédicelles nus ou présentant seulement quelques poils apppri- i

ét LE Fr.

Fleurs en grappe courte, ovoïde ou oblongue, très dense ; feuilles : oblongues, arrondies ou légèrement en cœur à la base, , , P. amphibium (864).

Fleurs en grappe assez dense, interrompue inférieurement ; feuilles atténuées à la base. . . . . , P. Persicaria (866).

très luisant, long à peine de 1 mill. . . BP. minus (867).

Feuilles lancéolées : fruit finement granuleux, trigone ou comprimé, égalant au moins 2 mill. . . . . P, mite (868).

Tigestriée, anguleuse; divisions externes du périanthe seulement carénées sur le fruit... . , . . P. Convolvulus (870).

Tige arrondie ; divisions externes du périanthe largement ailées

Feuilles linéaires ou lancéolées linéaires ; fruit tout-à-fait lisse, | à la maturité. , . . . . .. . P. dumetorum (871).

G. 326, RUMEX (Oseille).

Fleurs synoïques ou polygames ; périanthe à 6 divisions dont les trois extérieures sont herbacees et ne se modifient pas après lanthèse ; les trois intérieures très accrescentes sur le fruit (sauf dans une espèce) deviennent à la fin plus où moins cartilagineuses ou membraneuses ; 3 styles à stigmate en pinceau ; fruit trigone, étroitement enfermé entre les 3 valves intérieures du périanthe. — Fleurs souvent disposées en faux verticilles formant des grappes allongées.

72. KR. maritimus L. Sp. 478 ; Em. Mart. cat. 235; R. palustris Smith ; Lefrou cat. 22. (Os. maritime). Tige de 1 à 4 décim., simple ou à rameaux dressés; feuilles lancéolées linéaires, ou très étroitement lancéolées, longuement atténuées en pétiole, souvent ondulées ; faux verticilles multifiores, compacts, tantôt tous très rapprochés et formant une grappe serrée, tantôt tous, où au moins les inférieurs, un peu distants; feuilles florales très étroites, allongées; pédicelles au moins aussi longs que le périanthe fructifère, articulés et renflés à la base; divisions externes du périanthe très courtes, les internes ovales, minces, portant sur le dos une callosité oblongue et sur les côtés 3 à 5 dents filiformes allongées. @).

— Juillet, octobre: bords des étangs, fossés fangeux. AC. dans toute la partie Ouest et S.-0. de la Sologne : Romorantin; Lanthenay; Pruniers; Langon; Soings; Mur; AR. ailleurs: Saint-Romain! ; Cheverny !; Cour-Cheverny !; entre Ouchamps et Chevenelle!; les Montils, près de la Garenne! ; Nouan-sur- Loire, à la Bardelière (Roger). Çà et là dans la Beauce, autour des mares ; Pontijou!; Verdes!. Le Plessis-Dorin!, sur les bords de l’étang de Boisvinet (Legué).

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., presque jusqu’à la zone arctique. :

Le R. palustris Sm., considéré par plusieurs auteurs comme espèce distincte, a été établi sur des spécimens à faux verticilles écartés et dont les dents des divisions du périanthe sont plus courtes, égales environ au diamètre transversal de la division qui les porte et non presque une fois aussi longues ; l'examen de nom-

SE NOELNENSSS 4 CAE, . TN

breux spécimens montre qu’il wy a aucune relation constante entre la brièveté des dents et l’écartement des faux verticilles.

. 873. R. pulcher L,. sp. 477; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 236. (Os. élégante). — Plante glabre ou un peu pubescente; tige de 2 à6 décim., flexueuse, à rameaux divariqués. effilés ; feuilles pétiolées; les radicales étalées en rosette, ovales ou oblongues, obtuses tronguess ou un peu échancrées à la base, présentant de chaque côté

eux sinus arrondis; feuilles supérieures oblongues ou lancéolées ; faux verticilles paucifliores, tous écartés, accompagnés, sauf les supérieurs, de petites feuilles bractéales ; pédicelles courts, articulés vers leur base ; divisions internes du périanthe ovales-triangulaires, obtuses, fortement réticulées, toutes munies sur le dos d'une callosité oblongue et verruqueuse rarement atrophiée : dents rigides, lancéolées, plus courtes que le diamètre transversal de la division du périanthe qui les porte. @).

— Juin, septembre. CC. aux bords des chemins, dans les terrains iucultes,.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Egypte Afrique sept.; Madère; Canaries.

8714. KR. obtusifolius L. sp. 478; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 236. R. Friesii Gren. et Godr. F1. de Fr. III, p. 36. (Os. à feuilles obtuses). — Tige de 6 à 10 décim., à rameaux dressés; feuilles radicales longuement pétiolées, souvent grandes, ovales ou elliptiques, en cœur à la base, à sommet arrondi ou très obtus, les caulinaires lancéolées aiguës; faux verticilles multifiores, assez rapprochés, la plupart dépourvus de feuilles bractéales ; pédicelle plus long que la fleur, articulé au-dessous du milieu; divisions du périanthe fructifère fortement réticulées, triangulaires-deltoïdes, avec 3-5 dents (de chaque côté) lancéoléessubulées, environ aussi longues que leur demi-diamètre ; une seule des divisions pourvue d’un tubereule, les 2 autres à tubercule atrophie. %.

— Juillet, août; bords des chemins, lieux frais et couverts.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe; Caucase; Perse; Afghanistan; Sibérie Afrique sept.; Canaries.

875. KR. sanguineus L.sp. 476, var. nemorosus.— R.nemorosus Schrad.; Em. Mart. cat. 236. (Os. sanguine). — Tige de 5 à 8 décim., à rameaux grêles, étalés ou ascendants ; feuilles radicales longuement pétiolées oblongues ou ovales-oblongues, arrondies ou obliquement en cœur à la base, les caulinaires lanceolées, souvent ondulées, brièvement pétiolées; faux verticilles écartés, presque tous dépourvus de feuilles bractéales; pédicelle articulé vers le milieu ou un peu au-dessous; divisions du périanthe fructifère non dentées sur les bords, lancéolées obtuses, une seule pourvue d’un tubercule sur le dos. %.

— Juillet, août; bois couverts et un peu humides, bords des fossés. AR, Pruniers, bords du ruisseau de Bâtarde, près de son confluent (Em. Martin); Seigy, rouère du Coupe-Gorge (id.) ; abonde dans le parc de Cheverny et dans les parcs ou petits bois à sol calcaire des environs de Cour-Cheverny, de Cellettes, de Cormeray ; forêt de Kkussy.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale; Caucase; Perse ; Amérique sept,

Linné a établi le À. sanguineus sur une forme dont les tiges et

lesnervures sont plus ou moins colorées en rouge ; elle est souvent cultivée sous le nom de Sang dragon, et quelquefois naturalisée dans le voisinage des habitations; mais elle ne se maintient guère et revient promptement à la forme verte.

876. R. conglomeratus Murr. prodr. Goett. 52 ; Em. Mart. cat. 236. R. nemolapathum Lefr. cat. 22. (Os. agglomérée). — Très voisine de ‘l’espèce précédente ; les faux verticilles sont presque tous accompagnés d’une feuille bractéale, les supérieurs seuls ordinairement nus; les divisions du périanthe fructifère portent toutes sur le dos un tubercule obovale.

— Juin, août. C. aux bords des fossés et des mares,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Caucase; Afrique sept.; Canaries; Amérique du Nord.

877. IR. crispus L. sp. 476; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 237. (Os. à feuilles crispées). - Tige de 5 à 10 décim.., à rameaux dresses ; feuilles lancéolées, plus ou moins ondulées-crispées, les radicales et les inférieures tronquées ou arrondies à la base, les caulinaires un peu atténuées; faux verticilles inférieurs accompagnés de bractées semblables aux feuilles, les supérieurs nus, formant à la maturité une grappe dense ; pédicelle plus long que le périanthe, articulé vers le quart inférieur ; divisions du perianthe fructifere largement ovales, subcordiformes, souvent un peu érodées à la base ; ordinairement un seul tubercule, les deux autres plus ou moins atrophiés ; très rarement les trois tubercules sont presque également développés. %.

— Juillet, septembre. C. aux bords des chemins, dans les prairies et les pâturages.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept.; Asie-Mineure ; Caucase; Sibérie, Afrique sept.; Madère ; Amérique du Nord.

878. KR. hydrolapathum Huds. F1. Angl., p. 154; Em. Mart. cat. 237. R. aquaticus ; Lefr. cat. 22, non Linné. (Os. patience d’eau). — Tige de 1 à 3 mètres, cannelée, à angles très aigus; feuilles radicales très grandes, quelques unes atteignant 1 m., et plus avec le pétiole; limbe lancéolé ou étroitement lancéolé, atténué à la base, souvent très longuement; panicule très grande, étroite, à rameaux dressés, rapprochés de l’axe ; faux verticilles multifiores, dépourvus de feuilles bractéales, excepté lesinférieurs, et formant à la maturité des grappes compactes; pédicelles très inégaux, les plus longs dépassant les fleurs, articulés vers leur quart inférieur, divisions du périanthe fructifère portant toutes sur le dos un tubercule oblong, largement triangulaires-cordiformes, réticulées, un peu denticulées-érodées vers leur base. %.

— Juillet, août. C. aux bords des rivières.

Distrib. géogr. — Europe moyenne ; se retrouve dans l’Italie mérid.

Observ. — On cultive sous le nom de Patience plusieurs espèces très voisines par leur périanthe fructifère et la disposition de leur panicule, maïs sensiblement différentes par la forme de leurs feuilles radicales et inférieures. Elles présentent comme caractères communs: une panicule étroite, des faux verticilles multiflores presque dépourvus de feuilles bractéales, formant à la maturité de grosses grappes serrées,.dressées contre la tige ou peu écartées ; les divisions du périanthe fructifère sont grandes, largement cordiformes, réticulées, souvent un peu dentées-érodées à

la base ; une seule d’entr’elles porte un tubercule complétement développé, ovoïde, le tubercule des deux autres valves étant plus ou moins atrophié. | |

R. Patientia L. — Feuilles radicales et inférieures, ovales-lancéolées, arrondies ou très brièvement atténuées à la base; divisions du périanthe fructifère égalant 5 à 6 mill. de longueur. Paraît être la véritable Patience des anciens auteurs; la plante se trouve cà et là dans le voisinage des habitations et je l’ai vue cultivée sous le nom d’Oseille Epnard. L'origine du R. Patientia est inconnue; on le rencontre çà et là dans toutes les régions tempérées du globe.

R. orientalis Bernh.— C’est une variété du R. Patientia, à feuilles également ovales-lancéolées, mais qui sont un peu échancrées en cœur à la base; on l’a observée en Grèce et dans l’Asie-Mineure, où elle paraît bien spontanée. Par la forme de ses feuilles, elle établit un passage vers l’espèce suivante.

R. cordifolius Hornem. Ind. Sem. hort. Haffn. ex Rœm. et Schult. syst, VII, 1434. — Remarquable par ses feuilles radicales et inférieures courtes, nettement cordiformes, ovales, très obtuses ou

même arrondies au sommet, semblables à celles du R. alpinus ; les.

divisions du périanthe fructifère sont très grandes et atteignent jusqu’à 8 mill. Le À. cordifolius, dont l’origine spontanée est inconnue, est assez souvent cultivé dans les jardins botaniques, sous des noms differents ; Je l’ai vu comme naturalisé à Cormeray (Loir-et-Cher).

— Le R.maximus Schreb.,m’a été signalé aux environs de Mer,

àAulnay;je nai vu aucun spécimen de la plante provenant de cette

localité ; le À. maximus à le port et les dimensions du R. hydrolapathum, mais ses feuilles sont arrondies ou cordiformes à la base

et les trois divisions du périanthe fructifère portent un tubercule

très développé.

879, KR. scutatus L. sp. 480 ; Lefr. cat. 22. (Os. à feulles en bouclier). — Racine rampante; plante glabre, très glauque; tige de 1 à 4 décim., ascendante, flexueuse, rameuse ; feuilles peu nombreuses sur la tige, longuement pétiolées, ovales ou suborbiculaires, profondément en cœur à la base, hastées, à lobes divariqués, présentant souvent un sinus arrondi au-dessus de ces lobes ; feuilles supérieures aiguës ; faux verticilles pauciflores, disposés en grappes très làches, nues, allongées; pédicelle articulé vers le milieu; divisions du périanthe fructifère sans tubercules, minces, membraneuses, souvent un peu rosées, orbiculaires, très entières sur les bords, finement réticulées. %.

— Mai, août; rochers, lieux pierreux, vieilles murailles. Çà et là autour de Vineuil (Lefrou); bord d’une vigne dans la partie ouest du coteau Saint-Victor! (Monin),:

. Distrib. géogr. — Le centre de la France ; Espagne et Portugal ; Europe centrale et orientale; Asie-Mineure ; Perse; Caucase; Afrique sept.

Plante très acide, quelquefois cultivée comme oseille et naturalisée dans beaucoup de localités ; son indigénat n’est guère probable en Loir-et-Cher.

880, It. acetosa L. sp. 481, Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 237. (Os. acide), — Plante dioïque; tige de 6 à 15 décim.; feuilles radicales et inférieures longuement pétiolées, ovales oblongues, obtuses, profondément échancrées à la base en 2 lobes aigus, souvent dentés ou crénelés et deéjetés parallèlement au pétiole; feuilles supérieures sessiles, amplexicaules-sagittées ; inflorescence

formant une panicule étroite, thyrsoïde, dont les rameaux flexueux sont très rapprochés de l’axe; faux verticilles un peu écartés, nus ; fleurs rougeûtres; divisions du périanthe fructifère membraneuses,assez minces,cordiformes-orbiculaires, entières et souvent ondulées sur les bords, toutes pourvues à la base d’un tubercule refléchi. %.

— Mai, juin. CC. dans les prairies sèches, sur les pelouses,

Distrib. géogr. — Europe moyenne, septentrionale et australe dans la région montagneuse ; Caucase; Sibérie; Amérique du Nord,

Le R. acetosa est la souche sauvage de l’oseille cultivée,

881. KR. acetosella L. sp. 481; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 237. (Os. acidulée). — Plante dioïque; tige grêle, de 2 à 4 décim., simple ou rameuse; feuilles radicales et inférieures longuement pétiolées, hastées-lancéolées ou hastées-linéaires, à oreillettes basilaires très variables de forme et de disposition, tantôt entières, tantôt sinuées, bifides ou trifides, infléchies ou étalées à angle droit, quelquefois ascendantes, redressées; panicule étroite ; pédicelles fins, courts, articulés sous le périanthe; faux verticilles formés de fleurs peu nombreuses, tout-à-fait dépourvus de feuilles bractéales; divisions internes du périanthe fructifère étroitement appliquées sur les angles du fruit qu’elles dépassent à peine par leurs bords; divisions internes environ moitié plus courtes. %. ;

— Mai, juin. CC. dans les champs incultes, les pâturages secs des terrains siliceux.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe; Asie occidentale; Afrique sept.; introduit dans les régions tempérées de tout le globe,

Observ. — C’est à tort que plusieurs auteurs, notamment Grenier et Godron dans la Flore de France, ont décrit les divisions

externes du périanthe du R.acetosella, comme appliquées sur le fruit et plus longues que les internes; c’est le contraire qui existe.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

RUES VIÉIIEN Sens ae here «5 25 lala tre ite Pete Et RU OR 2.

Plante glauque blanchâtre, à feuilles hastées suborbiculaires. . KR. scutatus (879).

Plantes synoïques ou polygames ; feuilles radicales atténuées ou obtuses à la base,ou obscurémentcordiformes,à lobes arrondis. 3.

Plantes dioïques ; feuilles radicales 'hastées ou sagittées, ou profondément cordiformes, à lobes allongés, convergents. . . 13,

dent ianceolées où suDulees 2 ce aa a sta ce à «+ 4,

Divisions intérieures du périanthe entières ou obscurément den- HOUR R Dre UE, PAIE PRE ET vi cr 6.

Toutes les feuilles lancéolées-linéaires longuement atténuées aux

deux extrémités. , , , . . . . IR. maritimus (87). Feuilles radicales et inférieures ovales ou elliptiques, arrondies

| Divisions intérieures du périanthe fructifère bordé de longues | ou obscurément cordiformes à la base. , . . . . . . . . . 5,

Feuilles radicales souvent panduriformes, étalées en rosette; divisions du périanthe fructifère portant toutes sur le dos un tubercule bien développé. , . . ER. pulcher- (873). Feuilles radicales entières, dressées ; une seule des divisions du périanthe fructifère pourvu d’un tubercule bien développé . ,.., ,,...,.. KR. obtusifolius (874).

Divisions internes du périanthe fructifère oblongues.. . . . . . Divisions internes du périanthe fructifère ovales en cœur. . . .

Faux verticilles dépourvus de feuilles bractéales, sauf les inférieurs ; un seul tubercule. , . . IR. sanguineus (875).

Faux verticilles presque tous pourvus de feuilles bractéales ; 3 tubercules. . . . . . . IR. conglomeratus (876).

Divisions internes du périanthe fructifère portant toutes sur le dos un tubercule développé. .

PL bke pie Calhllatie at tie.

Un seul tubercule bien développé... . .

Feuilles plus ou moins cordiformes ou arrondies à la base. . .

Feuilles longuement atténuées à la base. . . . . . . « . . . KR. hyärolapathum (#78).

Feuilles radicales assez petites (1 à 2 décim. long.); plante des

lieux secs. ,.,,. ,..,.. ER. crispus /orma (871).

Feuilles très amples ; plante croissant dans les eaux et dans les MATAÏIS. . « .. . «+ + « « ER. maximus (en note).

Divisions internes du périanthe fructifère égalant environ 3 mill.; feuilles ondulées-crispées, étroites; plante assez grêle, de 60 à 80 cent. 4 2019086; 24 Pt RT) . p'igtie hp R. crispus (871).

Divisions internes du périanthe fructifère grandes (5 à 8 mill.); feuilles amples, larges ; plante de 1 à 2 mètres. . ..,. ....

Feuilles radicales ovales-lancéolées un peu atténuées à la base, plus souvent arrondies ou tronquées. . . ..... . . ... KR. Patientia (en note).

Feuilles radicales et caulinaires inférieures ovales, nettement échancrées en cœur à la base. IR, cordifolius (en note).

Divisions intérieures du périanthe fructifère accrescentes rougeâtres, beaucoup plus larges que le fruit; lobes des feuilles CONVErgents,. . . ... + « + + + + + HR. acetosa (880).

Divisions intérieures du périanthe fructifère non accrescentes, ne dépassant pas sensiblement le fruit par ses bords; feuilles hastées ou sagittées.”,. . . . . R. acetosella (881).

FAM. LXV. ARISTOLOCHIACEÆ Endil.

ARISTOLOCHIACÉES.

Fleurs synoïques, régulières ou irrégulières. Périanthe : formé d’une seule enveloppe florale colorée-pétaloïde, campanulée à 3 lobes, ou tubuleuse dilatée en languette et obliquement tronquée au sommet. Androcée ; 6 étamines libres ou disposées sur un seul rang autour de la colonne stylaire à laquelle elles adhèrent étroitement et dont leurs filets et les connectifs ne sont pas distincts; anthères également adnées au style, biloculaires, à déhiscence longitudinale extrorse. Gynécée: ovaire infere ordinairement à 6 loges plus ou moins complètes, ou plus rarement 4-5 loculaire; ovules nombreux, bisériés dans chaque loge, anatropes, insérés sur des placentas situés à l’angle interne des loges; style court, épais, surmonté par un stigmate étalé en étoile; fruit capsulaire, un peu coriace; s’ouvrant en 6 valves; graines horizontales, unisériées ou bisériées, pourvues d’un albumen charñu, épais. — Herbes à feuilles alternes, dépourvues de stipules ; inflorescence en cyme axillaire.

TABLEAU DES GENRES

Tiges dressées ; périanthe jaune, irrégulier, en forme de cornet. ARISTOLOCHIA. 327

Tiges rampantes, cespiteuses; périanthe campanulé, trilobé, .. régulier, d’un pourpre noir. . . . . ASARUM (en note).

G. 327. ARISTOLOCHIA (Aristoloche).

Périanthe tubuleux, un peu ditaté au sommet, obliquement tronqué et prolongé unilatéralement en une languette ovale lancéolée égalant le tube ou un peu plus courte que lui ; étamines tout-à-fait adnées au style.

882. Ar. Clematitis L. sp. 13614; Lefr, cat. 22; Em. Mart. cat. 239. (Ar. clématite). — Plante tout-à-fait glabre; racine longuement rampante; tige dressée, quelquefois un peu volubile au sommet ; feuilles pétiolées, fermes, cartilagineuses et très finement serrulées sur les bords, largement ovales-obtuses ou ovales orbiculaires, profondément échancrées en cœur à la base, avec le sinus arrondi et les deux lobes convergents ; fleurs fasciculées, à Vaisselle des feuilles, assez brièvement pédonculées ; périanthe d’un jaune pâle strié de lignes brunes longitudinales; capsule penchée, grosse (diam. %5 à 30 mill.), sphérique-déprimée, portant au sommet la cicatrice de la chute de la corolle; graines grosses, spongieuses, triangulaires, comprimées. %.

— Mai, sept. Vignes, broussailles, bords des haies. PC. dans la Sologne et surtout dans les terrains calcaires : Pruniers, vers les Maisons-Blanches; val

du Cher!; Cheverny ! ; Cellettes!; Chitenay! ; Cormeray; AC. aux environs de Blois et dans tout le val de la Loire ; environs de Vendôme (Nouel).

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; se retrouve dans la région Pontique et dans le Caucase. |

Observ. L’A sarum europæum L., m’a été signalé dans le Perche, à Granlay, commune de Bouffry et à la Thomasserie, commune de Chauvigny. Je n’ai vu aucun spécimen provenant de ces deux localités et c’est à titre de simple renseignement que je- signale ici cette plante. On la reconnaîtra facilement à ses feuilles cordiformes-orbiculaires, d’un vert sombre, très luisantes en dessus et à petiole laineux ; à ses fleurs d’un pourpre noir, velues en dedans et en dehors, cachées entre les feuilles ; le fruit est une capsule coriace subglobuleuse qui s'ouvre assez irrégulièrement ; les tiges, toutes couchées ou rampantes, forment par leur entrelacement des touffes souvent assez larges, surtout dans les taillis un peu découverts; la plante exhale une odeur désagréable.

FAM. LXVI. — THYMEL/ÆACEZÆ Lindi.

THYMÉLÉACÉES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’une seule enveloppe florale, libre de toute adhérence à l'ovaire, verte ou colorée, tubuleuse,à limbe quadrilobé dont la préfloraison est im: briquée. Androcée : 8 étamines bisériées, insérées sur le tube du périanthe ; filets courts ; anthère à déhiscence longitudinale, introrse. Gynécée : ovaire uniloculaire renfermant un seul ovule anatrope suspendu un peu latéralement au sommet de la loge; style court à stigmate capité; fruit indéhiscent, drupacé, ou sec et à péricarpe membraneux ; graine à albumen très mince ou nul. — Herbe ou sous-arbrisseau à feuilles alternes ; stipules nulles; inflorescence en grappe ou en épi de cyme très allongés.

TABLEAU DES GENRES

Sous-arbrisseau à feuilles élargies, oblongues ou obovales ; périanthe glabre ; fruits drupacés. . . , . . DAPHNE. 328.

Herbe à petites feuilles linéaires; périanthe pubescent; fruits SEC Fee M ee THYMELÆA. 329.

G. 338, DAPHNE (Daphne),.

Périanthe caduc, tubuleux-infundibuliforme, à limbe quadrifide dont les lobes sont étalés en croix et plus courts que le tube ; étamines insérées sous la gorge; style très court; fruit drupaceé.

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