‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 215 sur 265 · L. Forsteri · texte numérisé non relu

L. Forsteri

Inflorescence très composée, paniculée. ., ., . se... L. sylvatica (1020).

Inflorescence en cyme ombelliforme simple. , ,,..:,.,.. 4.

Périanthe d’un brun foncé; filets staminaux 2 ou 3 fois plus

i courts que l’anthère, , ,,,, IL. campestris (1021),

Périanthe jaunâtre ou très pâle; filets staminaux égalant presque lanthère, . .,.,., ,,. IL. multiflora (1022).

Fam. LXXXIIT. "WWBPHACEÆE Endl.

TYPHACÉES

Fleurs monoïques. Périanthe: constitué par des écailles hyalines ou par des soies très fines et souvent très nombreuses. Fleurs mâles ; 6 étamines ou plus, agglomérées ou quelquefois entremêlées avec les écailles qui forment le périanthe; filets distincts ou connés inférieurement, filiformes ou spatulés : anthères dressées linéaires ou oblongues, à déhiscence longitudinale, avec le connectif souvent prolongé en pointe. Fleurs femelles: ovaire supère, sessile ou stipité, à 1-2 loges renfermant chacune un ovule anatrope suspendu ; 1-2 styles linéaires ou lancéolés-spatulés; fruit 1-2 loculaire, déhiscent latéralement lorsque le péricarpe est membraneux, indéhiscent lorsque le péricarpe estcharnu

et endurci à l'intérieur; graine suspendue au .sommet- de la

loge; albumen abondant, farineux ou charnu. — Herbes aquatiques ou des marais, à feuilles alternes, linéaires et rubanées; fleurs très petites, accompagnées ou dépourvues. de bractéoles piliformes,agglomérées en épi très dense (spadice), globuleux ou cylindrace,;les fleurs mâles occupant la partie supérieure de l’infiorescence.

TABLEAU DES GENRES

Périanthe constitué par des soies très fines; spadices cylindracés. K TYPHA. 384.

Périanthe constitué par des écailles hyalines; spadices globuleux, , , ; SPARGANIUM. 385.

A Th

G. 384 TYPHA (Massette).

Périanthe formé par des soies très fines quelquefois entremêlées de paillettes allongées; étamines nombreuses à filets libres ou connés par 3 à 4 inférieurement ; anthères linéaires; ovaire très étroit, fusiforme ; fruit sec, fendu d’un côté à la maturité. — Herbes raides, sans nœuds; fleurs extrêmement nombreuses, en spadices cylindracés, le supérieur mâle, l’inférieur femelle; plus rarement 2 spadices femelles superposés.

1023. T. latifolia L. sp. 1377; Lefr. cat. 2; Em. Mart. cat. 279. (M. à larges feuiiles). Vulg. Quenouilles. — Souche longuement rampante ; tige de 1 à 5 m., raide, feuillée ; feuilles longuement engainantes à la base, dressées, largement linéaires (12-18 mill.), planes, coriaces: spadice mâle assez épais ; étamines très nombreuses, pâles ; grains de pollen groupés par 4: spadice femelle contigu au mâle, épais (diam. 2 à 4 cent.), d'un brun noirâtre à la maturité, à axe dépourvu de poils (bractéoles des fleurs femelles) ; stigmate lancéolé-spatulé, dépassant le périanthe ; fruit oblong fusiforme, porté par un long pédicelle poilu. %. Plante très variable pour la largeur des feuilles.

— Marais, étangs, fossés, C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique ; Asie-Mineure ; Caucase ; Songarie; Sibérie; Egypte; Abyssinie; Amérique sept.

1024. T. angustifolia L. sp. 1377; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 279. (M. à feuilles étroites). — Tige plus grêle et moins élevée que dans lespèce précédente; feuilles glauques, constamment plus étroites (4 à 8 mill.), canaliculées dans leur partie inférieure ;

spadice mâle très grêle, à périanthe roussâtre; pollen à grains

libres ; spadice femelle distant du mâle de 1 à 4 cent., d’un roux pâle, même après la dessiccation, grêle (diam. 5 à 8 mill.). à axe couvert de poils blancs ( bractéoles accompagnant les fleurs femelles); stigmate linéaire-subulé; fruit fusiforme-oblong, atténué en pédicelle poilu. %.

— Juin, août. Etangs, mares, fosses des vignes. C. Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusque dans la zone arctique; Syrie; Afri-

que septentrionale et tropicale; Canaries ; cap de Bonne-Espérance ; Amérique septentrionale,

1025. T'. elata Borcau fl. du centr., ed ?, vol. II, p. 733. (M, élevée). — Espèce très voisine du 7. angustifolia, mais qui s'en distingue néanmoins assez facilement ; l'axe du spadice femelle est poilu et le stigmate linéaire comme dans cette espèce, mais les feuilles sont vertes, à peine distinctement canaliculées dans leur partie inférieure et larges de 8 à 12 mill.; le spadice femelle est contigu au mâle, d’un brun foncé, noirâtre après la dessiccation; son diamètre atteint jusqu’à 15 mill.

— Juin, août, Fosses des terrains argilo-calcaires. Cheverny, ancienne marnière à l'angle S.-E, d’un bois, près de Belair, sur la route de Cellettes. Distrib. géogr, — Le centre de la France,

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Axe des spadices femelles glabre, , . ". latifolia (1023).

LS]

Axe des spadices femelles poilu. ..,.,.,.....,.,...

Spadice femelle d’un roux assez pâle, contigu écarté du spadice mâle ,,.....+.. T. angustifolia (1024),

Spadice femelle d’un brun noirâtre, au moins après la dessiccation, contigu au spadice mâle, , ., , ‘"F, elata (1025).

- G. 385. SPARGANIUM (Rubanier).

Périanthe formé d’un petit nombre d’écailles hyalines quelquefois peu visibles, surtout dans les fleurs mâles ; étamines nombreuses à filets libres et à anthères oblongues; pollen globuleux, à grains isolés ; stigmate linéaire ou oblong ; fruit sessile ou pédicellé, spongieux extérieurement, dur à l’intérieur, indéhiscent ; spadices globuleux, plus ou moins écartés, souvent assez nombreux, les mâles occupant la partie supérieure de l’inflorescence; tige feuilée.

1026. Sp. ramosum Huds. fi. angl., p. 401. Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 299. (R. noueux). — Racine fibreuse ; tige robuste de 6 à 8 décim.; feuilles larges de 6 à 15 mill., triquêtres et engainantes à la base, planes en dessus avec les faces latérales concaves; inflorescence formée de rameaux grêles, arqués à la base, puis dressés, accompagnés d’une longue feuille bractéale qui les dépasse ; tous les spadices strictement sessiles, les mâles nombreux (5 à 8), les femelles réduits à. 1-3, gros (diam. 12 à 18 mill.), écailles florales oblongues-spatulees, arrondies au sommet ; fruits sessiles, obovales-fusiformes, atténués en bec aussi long qu’eux. %.

— Juin, août. Eaux stagnantes, C.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe ; Asie-Mineure; Perse; Caboul; Sibérie ; Afrique septentrionale.

1027. Sp. simplex Huds. fi. angl. p. 401; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 279. (R. simple). — Racine fibreuse ; tige de 5 à 5 décim.; feuilles triquêtres à la base, à faces latérales planes, larges de 4 à 6 mill., dépassant la tige, très allongées et flottantes lorsque la plante est submergée; inflorescence formant une grappe simple, formée de spadices assez nombreux, les mâles tous sessiles (4 à 7), les femelles (3 ou 4) inférieurs pedicellés, tous accompagnes d’une feuille bractéale qui les dépasse: spadice femelle assez gros (diam. 12 à 15 mill.); écailles florales lancéolées-spatulées, laciniées au sommet; fruits brièvement stipités, ovales, atténués en bec presque aussi long qu'eux. %.

— Juin, août. Eaux stagnantes, C. dans la Sologne; AR, dans la Beauce: Averdon!; mares à Pontijou!; le Perche (Legué),

Distrib. géogr. — Europe boréale, centrale et austro-occidentale ; Arménie; Caucase ; Sibérie ; nord de l'Inde.

1028. Sp. fluitans Fries fl. Hall. p. 139 et Summa veget. p. 559; Boreau, Mém. Soc. acad. d'Angers; vol, XX, séance du 1er fév. 1866. (R. flottant). — Plante intermédiaire entre le Sp. sim-

plex etle Sp. minimum; elle se distingue du premier, dont elle a les fruits et les feuilles, par ses proportions moitié moindres et surtout par ses spadices rapprochés, les mâles peu nombreux (1 ou 2), les femelles atteignant au plus 8 mill.; elle diffère du Sp. minimum par ses feuilles qui ne sont pas triquêtres à la base et par ses fruits insensiblement atténues et non brusquement terminés en bec.

— Juillet, août. Fossés. RR. Orçay. (Déséglises).

Distrib. géogr. — Signalé seulement dans le nord de l’Europe, en Suède, en Norwège et en Laponie,

Observ. — Comme tous ses congénères, le Sp. fluitans est tantôt flottant, comme son nom l’indique, tantôt émergé et dans ce cas plus raide et de plus petite taille ; il ne faut pas confondre sa forme flottante avec la forme analogue du Sp. simplex, toujours bien plus robuste et dont les spadices sont plus écartés, les mâles plus nombreux. Je signale ici cette plante sur le témoignage de Boreau; je n’ai vu aucun spécimen de Loir-et-Cher.

1029, Sp. minimum Fries Summa veget. p. 560. (Sp. nain). — Racine fibreuse; tige grêle; de 1 à 2 décim.; feuilles étroites, planes, à peine dilatées, non triquêtres à la base; spadice mâle souvent solitaire, les femelles au nombre de ? à 4, l’inférieur pédonculé, tous accompagnés d’une bractée foliacée qui les dépasse; fruits sessiles, ovoïdes, assez brusquement terminés par un bec

plus court qu'eux. %. — Lorsque la plante flotte, la tige et les feuilles peuvent dépasser 50 cent.

— Août. R. Cour-Cheverny, mare près de la Miltière! ; Mont, fossés des prés du Beuvron, entre le moulin de Pezay et le pont de Clénor!; Vendôme, lande de Brülaine (Rolland),

Distrib. géogr. — Europe septentrionale, centrale et austro-occidentale,

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

1 Inflorescence en grappe simple... , .... 0... 2: Inflorescence rameuse, ,.., .. . Sp. ramosum (1026). Feuilles triquêtres à la base ; fruits insensiblement atténués en

4 DÉC a ta) LE TE STUNT EE M Lola one LS EE ES EEE 84

| Feuilles planes à la base; fruit brusquement terminé en bec ;

\ 1 à 2 spadices mâles, , . ., , Sp. minimum (1929).

( 4 à 8 spadices mâles. . ...... Sp. simplex (1021). n

{ 4à2 spadices mâles. + + +... . Sp. fluitans (1028).

FAM. LXXXIV. AROIDE/Æ.

Page 1