‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 4 sur 265 · Ü FL · texte numérisé non relu

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Dans le cas où vous et M. de la Saussaye, agréerez mu proposition,

je désirerais que tous nos échantillons, avant que d’être déposés à las bibliothèque, fussent envoyés à M. Guépin, avec prière d’en vérifier

la nomenclature et d'en relever les erreurs s’il s’y en trouvait. L'au-

lorité d'un pareil nom serait une garantie pour nous et pour l’herbier"

en question, et c'était d'ailleurs votre intention comme la mienne; dans la conversation que nous eùmes ensemble à cet égard ».

Le docteur Blanchet est mort le 27 février 1858, ne laissant qu'une fille (1), qui a conservé pieusement son herbier, formé de plus de 3,000 plantes et comprenant, outre la presque totalité des espèces

ortées au Catalogue, des plantes des Alpes du Dauphiné, recurs d’Alibert ; de la Lorraine, envoyées par Suart; d'Angers, par Guépin ; de Normandie, par Brébisson et Lenormand.

Monin (Romain), né à Creuilly (Calvados), exerça la médecine avec succès à Saint-Pétersbourg ; 1l quitta cette ville à la fin de 1829;

‘et vintse fixer à Blois, Son goùt pour là botanique l'’amena à entrer

en relation avec les botanistes du pays et plus particulièrement avee l'abbé Lefrou, auquel il avait été recommandé par Aucher-Eloi qu'il avait connu peu de temps avani son départ de Saint-Pétersbourg.

Le docteur Monin ne fit guère de médecine à Blois qu'en faveur

des pauvres, et presque tout son temps se trouva ainsi absorbé par

son œuvre de dévouement. Il consacra les rares loisirs qui lui étaient faits à explorer les environs immédiats de Blois et sut y découvrir un bon nombre d’espèces intéressantes ; il servit souvent de guide aux botanistes de passage à Blois, qui trouvaient toujours auprès de lui l’accueil le plus bienveillant.

Vers 1852, le docteur Monin perdit complétement la vue , rien ne pouvait lui être plus sensible ; la botanique était devenue pour lui une véritable passion ; il avait commencé depuis plusieurs années une flore bryologique des environs de Blois, et tout d’un coup il se voyait contraint d'abandonner ses chers travaux. C’est alors qu'il trouva dans madame Monin, la compagne dévouée de sa vie, un aide etun collaborateur ; elle apprit à connaître les plantes, pour être à même d'en causer avec son mari et le tenir, autant que possible. au courant du mouvement scientifique de l'époque. C’est avec son concours que le docteur Monin put mettre dans un ordre excellent le bel herbier de France et celui de Loir-et-Cher, qu’il destinait depuis longtemps au Musée de la ville de Blois, en même temps qu'il ré= digea un catalogue des plantes des environs de Blois et même une

florule bryologique locale, avec les figures des genres ; ces deux ma

nuscrits ont été donnés au Musée de Blois en même temps que.

l’herbier et un certain nombre de volumes précieux, parmi lesquels, il faut citer plusieurs des grands ouvrages à planches, de Jacquin et de Pallas.

Le docteur Monin est mort à Blois, le 26 juillet 1860, laissant de

(4) Le docteur Blanchet, résidant aujourd’hui à Bayonne, et bien connu pour

ses recherches botaniques dans le S.-0. de la France, a exercé la médecine an

Tours et collaboré au Catalogue des plantes d'Indre-et-Loire, publié sonsMe

seul nom de Delaunay ; mais c’est par suite d’un renseignement inexact, qu'une ir de collaboration au Catalogue de Lefrou lui est attribuée par M. Bonnet,”

all. soc, bot, de France, session extr. à Bäyonne (1880), t. XXMII, D, XCW Lefrou ne parle que du docteur Marcellin Blanchet, de Menars, |

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grand souvenirs de désintéressement et de dévouement dans la ville oùilétait venu se fixer. |

. Durant son séjour à Saint-Pétersbourg, 1l s'était lié avec les bota- . nistes russes les plus en renom, et il recut d’eux un grand nombre - de plantes très peu répandues à cette époque dans les herbiers. C’est … ainsi que de Prescott lui donna des plantes de l’Altai ; Fischer une … grande quantité de plantes de Sibérie ; Turczaninoff lui fit parvenir - à Blois presque tous les types du Flora Baicalensi-Dahurica. Plus . tard, le docteur Monin, qui s’efforçait avant tout de constituer un her- - bier de France aussi complet que possible, échangea presque toutes les plantes qu’il avait récoltées lui-même en Russie et celles qu’il - avait recues de Sibérie. La plus grande partie alla enrichir le grand - herbier de M. Lenormand qui, de-son côté, lui donna plus de 2,000 plantes de France.

> Parmi les plantes les plus intéressantes, découvertes par le docteur . Monin, en Loir-et-Cher, il faut citer : Draba muralis, aux Ponts- - Chartrains; Hypericum montanum, au bois de Briou ; Trifolium … maritimum, à Saint-Lubin : Myosotis sylvatica, à Onzain ; Chai- turus marrubiastrum, à Saint-Laurent-des-Eaux : Euphorbia Ge- . rardiana, au Tertre-Blanc ; Tragus racemosus, à Veuves; Crypsis alopecuroides, dans les sables de la Loire, etc., etc. 2

- Etienne-Emile Desvaux, néle8 février 1830,à Vendôme, s’adonna … à la botanique dès son enfance. Avec son père pour guide et sans … autre livre que le Manuel de botanique de Boitard, à l’âge de 10 ns il s'essayait à nommer des plantes. Vers 1845 il fut mis en relation avec le docteur Monin, qui se fit un plaisir de lui faire faire quelques herborisations autour de Blois. Cette même année, durant … les vacances, il visita presque tout le Sud du département ; dès lors il consacra à des explorations botaniques tout le temps que lui laisérent ses études, et c’est dans ce but qu'il visita l’Auvergne. le S.-O.

de la France et une partie des Pyrénées, réunissant partout les élé-

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arcequ'il considérait une collection comme la base indispensable des . connaissances botaniques.

= Après des études très brillantes, il prit en 1850 le grade de encié ès sciences naturelles, menant de front les études médicales celles qui devaient lui procurer les grades universitaires.

À Paris, l’ardeur d'Emile Desvaux, pour la botanique, le fit bien e remarquer pat les maîtres de la science ; Adrien de Jussieu lui noignait une affection toute particulière ; J. Gay, Durieu de Maineuve l’encourageaient dans ses recherches et lui procuraient des ets vue qu'ils jugeaient devoir lui ètre plus particulièrement fitables. LR

> Toutefois, en raison de recherches spéciales faites en vue d’uné thèse de doctorat és sciences naturelles, 1l se sentit de bonne heure aîné vers les plantes glumacées. Aussi s’empressa-t-1l d'accepter ude des Cypéracées et des Graminées du Chili, qui lui fut rte par Cl. Gay, sur la recommandation d’Adrien de Jussieu.

s lors, il ne négligea rien pour mener ce travail à bonne fin ; arriver à des déterminations exactes, il s’entoura de toutes les scautions que lui suggéra un esprit ami avant tout de la vérité. En , il visita les principaux herbiers d'Europe et fit, de toutes les tes qui manquaient à l’herbier de Paris, des croquis que son ha-

ients d’un herbier qu'il voulait rendre aussi riche que possible,

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avec son ardeur intellectuelle ; la diversité même des sujets qu'il étudiait concurremmént contribua sans doute à user cette constitution.

d'un excès de travail, le 13 mai 1854, dans sa vingt-cinquième. année, léguant son herbier et ses livres à son ami, M. Ed. Prillieux,

ses travaux sur les maladies des végétaux.

floraison du Lemna gibba (1).

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délicate avec laquelle il n'avait jamais voulu compter. IL mourut

aujourd’hui Inspecteur général de l’Agriculture et bien connu par.

Em, Desvaux avait exploré avec beaucoup de soin les environs de. Mondoubleau, et on lui doit la découverte d’un bon nombre de plantes rares de cette région. Il fut l’un des premiers à observer à

François Jules de Pétigny, né à Paris le 14 mars 1801, mort 4° #8

propriété de Clénor, riche de près de 700 RUE très soignetise- En ment EE es et nommées avec exactitude. On lui doit la découverte ;

bre de plantes très-rares, telles que : Ranunculus ophioglossifolius, Linum montanum,Trigonella monspeliaca, Clandestina rectiflora, = Epipactis atrorubens, ete., ete. Son herbier est aujourd'hui entre les mains de M. Nouel, professeur au Lycée de Vendôme. Il a laissé en manuscrit un Catalogue des plantes de Loir-et-Cher, qui n'est quére, du reste, qu'un extrait de la Flore du Centre, et un Catalogue es plantes observées par lui autour d'Avaray, qui m'a été obligeam-

> à LA é è à

(t) M. le docteur E. Cosson a publié dans le Bulletin de la Société botaniq de France, vol. Vs ph: 543, 559 et 575, une Hogan d’'Em., Desvaux et u ‘appréciation de ses études et de ses publications botaniques.

: HS. 7 3 = Pr r : "

1 confié par M. Nouel, et dans lequel j'ai puisé de nombreuses dications de Jocalités. | < À 5 François Rimboux, né à Saint-Sécondin, (Loir-et-Cher), en 1802, - mort curé de Pruniers, près Romorantin, le 20 août 1858. Dn lui doit la découverte d’un grand nombre de plantes rares dans la vallée dela Sauldre aux environs deGièvres, de Pruniers et de Romorantin, oùil guida Em. Desvaux dans l’excursion qu'il fit en Sologne en - 1845. Parmi les plantes rares, dont il fut le premier à constater la >résence dans notre région, et qu’il signala à l’abbé Lefrou, il faut citer: Ranunculus ololeucos, Helianthemum alyssuides, Arenaria . montana, Genisia germanica, Trifolium maritimum, Epilobium palustre, Sedum pentandrum, Chlora imperfoliata, Pinguicula lusitarmca, Salix hippophæfolia, Carex Buxbaumii et C. fili- - formas, Chara stelligera , Chara coronata, Nitella mucro- nata, etc., etc. S | - Parmi les botanistes disparus, je dois citer encore Diard qui, dans son Catalogue des plantes de Saint-Calais, a eu fréquemment occasion designaler des localités dépendant de la commune de Sargé (Loir- et-Cher); Charlot, de Saint-Aignan, assezsouvent nommé par Boreau, mais dont je n'ai malheureusement pu voir qu’un nombre très res- … treint de plantes dans l’herbier Monin ; il avait exploré les envi-

- rons de Saint-Aignan, la vallée du Cher, et notamment la riche

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localité de Belleroche, près de Noyers.

| La Flore d’un département ne saurait être, aujourd’hui surtout, - l’œuvre d’un seul. C’est en réalité un travail de collaboration don- nant l’exposé fidèle de longues et persistantes rec dües au zèle de nombreux explorateurs. Aussi j’ai pensé rernières » pages de ce livre leur appartenaient de droit et que le premier devoir - de celui auquel incombait la lâche de les résumer, était de dire - la part qui revenait à chacun deux. :

. Et maintenant il me reste a donner les noms de tous les botanistes, dont le concours ne m'a jamais fait défaut ; de ceux qui, en . me communiquant avec un entier désintéressement le résultat de

… leurs recherches, m'ont mis à même de rédiger une flore de Loir-

… et-Cher. Qu'ils reçoivent tous ici l'expression de mes plus vifs

remerciements, | |

M.Em. Martin, Président honoraire du Tribunal de Romorantin,

… qui durant 30 années d’une inaltérable amitié, m'a fait participer à

toutes ses découvertes en Sologne.

M. Ernest Nouel, Professeur au Lycée de Vendôme, qui m’acommu-

iqué toutes ses plantes et beaucoup d'observations que j'ai été heu-

eux de mettre à profit. :

… M. Léon Legué, de Mondoubleau, qui a exploré avec tant desagacité

Je canton qu'il habite et qui ma généreusement abandonné la prio-

rité d’un Catalogue des plantes des environs de Mondoubleau et du

— Vendômois qu'il préparait en collaboration avec M. E. Nouel.

M. L'abbé Séjourné, Professeur au Petit Séminaire de Blois, auquel on doit la découverte d’un certain nombre de plantes rares ou nouvelles our le département. | :

M. Goussard, auquel je dois de précieux renseignements sur les antes des environs de Mont et de quelques localités de la Luce.

À n° “ ea A * > pe | M ee d'y PET = S'y ARR RE, © LAIT l + el

M. Armand Dubois, Sous-Inspecteur des Domaines à Blois, qu'une &

mort prématurée vient d'enlever à l'affection de ses amis.

M. Léonce Gaullier, propriétaire à Chaumont-sur-Tharonne, quiaexploré la partie Nord-Est de la Sologne, et auquel nous devons la dé-

couverte du Pyrola rotundifolia.

M.L’abbé Noffret, curé de Thenay, auquel je dois des plantes intéressantes des environs de Pontlevoy et de Montrichard, et dont l'ardeur pour la botanique enrichira certainement la flore du département.

M. Boudier, l’un des plus éminents mycologues de notre époque, et qui a su découvrir aux environs de Blois plusieurs espèces rares, entre autres le Lindernia pyxidaria, sur les bords de la Loire.

M. Pelletreau, notaire à Vendôme, dont l'étude des champignons absorbe aujourd’hui tous les loisirs.

M. E. Rolland, manufacturier à Bessé-sur-Braye, qui jadis m'a guidé dans des herborisations autour de Vendôme.

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