‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 5 sur 265 · PARTS · texte numérisé non relu

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Raoul; ce point culminant est bien modeste d’ailleurs, puisqu'il n’atteint jh 254 mètres.

. C’est seulement dans la partie Est et Nord-Est que le. relief de la Sologne s’accentue, sans dépasser toutefois 250 mètres. Là, les cours d’eau sont très fréquents, souvent , rapides, et l’un d’eux, la Boutevive, affecte ça et là les = allures d’un petit torrent. Vers l'Ouest et le Sud-Ouest, le sol s’abaisse insensiblement, au Nord vers le Beuvron, | au Sud vers la basse Sauldre, sans prendre toutefois l’aspect d’une plaine; les relèvements du sol y sont encore

nombreux mais inférieurs de 100 mètres et plus aux col- i

lines de l'Est et du Nord-Est, circonstance qui, jointe à une étendue de territoire relativement restreinte, explique la rapidité du cours de certains ruisseaux ou petites rivières.

Quant à la Beauce, en dehors des trop rares cours d’eau qui la sillonnent, ce n’est qu’une vaste plainedont la monotonie, à peine interrompue çà et là par des saillies peu appréciables du sol, imprime à la végétation un désolant cachet d’uniformité.

La répartition des eaux est très inégale dans toute l’étendue du département. Comme je viens de le dire, et grâce à des défrichements imprévoyants, remontant d’ailleurs à une époque très reculée, la Beauce en est presque dépourvue et réduite aux deux Cisses, ou à quelques rares ruisseaux de minime importance, parfois même intermittents. Le Perche et la Sologne sont beaucoup mieux partagés, et riches l’un et l’autre en cours d’eau naturels, auxquels vient s’ajouter, en ‘Sologne, un grand nombre de réservoirs factices, dont beaucoup ont disparu depuis quelques années à la suite de défrichements.

Comme conséquence de cet état de choses, il résulte que l’atmosphère est fort sèche en Beauce, et sensiblement plus humide dans la Sologne que dans le Perche, I] ne faut pas toutefois s’exagérer, au moins à l’heure actuelle, cette humidité atmosphérique de la Sologne; cet état est combattu d’un côté par une température réellement élevée, dûe en partie à l’échauffement d’un sol siliceux sous l'influence des rayons du soleil d’été; d’autre part, les bois de résineux y dominent,outoutau moins y dominaient avant les désastres de l’hiver 1879-1880, et l’on sait que les Conifères sont un puissant absorbant de l'humidité. Du reste, l'élévation de la température en Sologne est prouvée par les moyennes thermométriques, comme elle peut se déduire aussi, avec une égale certitude, du caractère général de la végétation,

Constitution du sol. — A l'exception de quelques lambeaux de terrain nettement argilo-siliceux, tels que

celui sur lequel se trouvent les bois de Citeaux, près de

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Marchenoïir, les bois d'Herbault-en-Beauce et ceux de

- Prunay, le sol de la Beauce est exclusivement formé d’un __ calcaire d’origine lacustre, datant du milieu de la période » miocène: ce calcaire lui est presque particulier ; aussi - est-il connu des géologues sous le nom de calcaire de

Beauce. La roche qui le constitue affleure quelquefois ; mais plus souvent elle est recouverte d’une couche plus ou moins épaisse d’humus à laquelle toute cette région a - dûsa fertilité, longtemps célèbre, mais qu’une culture

trop intensive a singulièrement diminuée depuis un cer-

- tain nombre d'années, Dans le département de Loir-et-

- Cher, le calcaire de Beauce est strictement limité,au Nord - etau N.-E., par le Loir et les collines du Perche; à - l'Ouest par les formations crétacées qui se prolongent en . pointe jusqu’à Blois, en suivant la rive droïte de la Loire, - Au S.-O., il franchit la Loire, et constitue, Jusqu'au parc PTT = . . «

de Chambord, des assises encore puissantes, parallèles - à la vallée du Cosson, et qui occupent tout le plateau situé

… entre cette rivière et celle du Beuvron, depuis Seur jusqu’à

- Mont. De là, le calcaire de Beauce projette quelques rami- fications dans la direction de Cour-Cheverny, de Chever- - ny, de Chitenay, de Fougères jusqu’à Thenay et Pontle- > voy d’une part; d’autre part jusqu’à Chémery, Billy et .. Sat-Romain, où il vient finir au contact des assises cré-

er:

dite, le calcaire lacustre n’apparaît que sous forme d’ilots

qu’on le trouve à Pruniers, où il se présente avec une vé- » gétation portant éminemment le cachet de celle de la Beauce. |

- Si l’on excepte ces rares îlots et quelques affleurements . crétacés, qui se manifestent exclusivement dans le voisi- . nage de la basse Sauldre, particulièrement aux environs de Romorantin, la silice, soit pure, soit mélangée en pro-

. portion notable d’orthose et d’albite, est l’élément constitu- tif du sol de la Sologne; elle s’y montre soit à l’état de sable blanc, souvent très fin, soit formant des argiles plus ou moins compactes par sa réunion avec l’alumine, soit encore, dans le voisinage des eaux, donnant naissance à . des tourbières profondes, par suite de son mélange avec les détritus végétaux presque constamment submergés. Dans le Perche, des argiles dépendant des formations crétacées recouvrent presque exclusivement la surface du sol, sauf près des cours d’eau et sur les pentes abruptes ou SE affleurer un calcaire crétacé (craie moyenne, sénonien

de d’Orbigny) qui constitue la charpente du pays ; çe cal-

. tacées de la vallée du Cher. Dans la Sologne proprement .

- à circonscription très restreinte, et c’estdans cesconditions

caire se manileste tantôt par de puissantes assises exploi-

tées comme pierre de taille, tantôt par des marnes assez __ friables; dans le premier cas, la végétation prend un carac- __tère beaucoup plus accentué et les rochers bien exposés M peuvent offrir aux recherches des botanistes une végétation. d’un caractère en partie méridional. |; EN TMENRRES Cette constitution du sol n’est pas d’ailleurs, en Loir-et= Cher, propre au Perche; elle se retrouve ainsi que je lai dit plus haut, avec tous ses caractères, sur une ligne non. interrompue, occupant la partie Est et Sud-Est, du dépar= tement; tous les coteaux dominant la vallée du Cher appar= 4 tiennent aux formations crétacées, qui projettent, d'autre part, des ramifications sur les deux rives de la Loire, en a: __ val de Blois et de Saint-Gervais, ainsi que sur les bords du X Beuvron, depuis son embouchure jusqu’aux Montils; ces formations occupent également tout le territoire situé à #$ l'Ouest d’une ligne commençant à Chailles, passant par < les Montils, Ouchamps, Monthou-sur-Bièvre, un peu à l'Ouest de Sambin, se courbant versl’étang de Sudais, pour

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