SALVIA Z
Calice nu à la gorge, à deux lèvres dont la supérieure entière ou tridentée et l’inférieure bifide; corolle bilabiée; lèvre supérieure voûtée, entière ou faiblement échancrée ; lèvre inférienre à trois lobes ; deux étamines fertiles ; filets courts, insérés près de la gorge, articulés
chacun au sommet avec un connectif très-long et courbé qui porte à chacune de ses extrémités une des loges de l’anthère; les deux connectifs sont à leur bout supérieur rapprochés parallèlement sous la lèvre supérieure de la corolle et portent une loge linéaire longitudinale ; à leur bout inférieur, placé dass la gorge de la corolle, ils portent chacun une ioge transversale, quelquefois stérile. Akènes obovés, arrondis au sommet.
S. SCLAREA L. Sp. 58; Willm. Phyt. 35. — Fleurs brièvement pédicellées, unilatérales, géminées ou ternées à l’aisselle des bractées et formant au sommet de la tige et des rameaux de longs épis interrompus ; bractées opposées, plus longues que le calice, en cœur acuminées-sétacées, ciliées, rougeâtres ou violacées au sommet, plus longues que le calice; calice velu-glanduleux, à lèvre supérieure munie de dents courtes, sétacées,égales el écartées; corolle velue-glanduleuse, à tube égalant le calice, cylindrique dans sa moitié inférieure, puis brusquement bossu en avant, dépourvu intérieurement d’un anneau de poils ; lèvre supérieure très-grande, comprimée latéralement, courbée en faux, bilobée au sommet ; lèvre inférieure plus courte. Akènes bruns marbrés, lisses et luisants. Feuilles fortement ridées en réseau, inégalement et largement dentées, ovales, en cœur à la base ; les inférieures très-grandes, longuement pétiolées. Tige herbacée, dressée, quadrangulaire, ordinairement très-rameuse au sommet. — Plante très-odoranie, très-velue, glanduleuse au sommet; fleurs grandes, d’un blanc lavé de vioiet,
Très-rare; collines calcaires. Nancy (Maron : Suard). Verdun : Doïisy; Sampigny : Pierrot. ©. Juin-juillet.
S. PRATENSIS L. Sp. 55; Wällm. Phyt. 52; Soy.- Will. Cat.; Dois. 21; Hol. 5492, — Fleurs brièvement pédicellées,unilatérales, ternées à l’aisselle des bractées, et formant au sommet de la tige et des rameaux de longs épis interrompus ; bractées opposées , herbacées , ovales acuminées , velues-glanduleuses, plus courtes que le calice ; celui-ci velu-glanduleux, à lèvre supérieure munie de dents sétacées conniventes dont la médiane plus courte ; corolle velue-glanduleuse, à tube égalant le calice, un peu resserré à la base, puis insensiblement dilaté vers la gorge ; lèvre supérieure très-grande, comprimée latéralement, courbée en faux, échancrée au sommet ; lèvre inférieure plus courte. Akènes bruns, lisses et luisants. Feuilles fortement ridées en réseau,
inégalement incisées-crénelées, ovales-oblengues; les inférieures longuement pétiolées, inégales et en cœur à la base ; celles de la paire supérieure sessiles et embrassantes.Tige herbacée, dressée, quadrangulaire, simple ou rameuse au sommet, peu feuillée. — Plante odorante, velue, glanduleuse au sommet ; fleurs bleues, plus rarement roses ou blanches.
Com. dans les prairies. 4, Mai-juillet,