COROLLE TRÈS-IRRÉGULIÈRE , SANS LÈVRE SUPÉRIEURE
AJUGA £.
Calice ovoïde, à cinq dents presque égales; corolle unilabiée, à tube pourvu intérieurement d’un anneau de poils; lèvre supérieure remplacée par deux petites dents; lèvre inférieure allongée, étalée, à trois lobes dont le médian beaucoup plüs grand et en cœur renversé, 4 étamines saillantes, rapprochées, parallèles ; anthères opposées bout à bout, s’ouvrant par une fente longitudinale commune. Akènes obovés, ridés en réseau. — Fleurs verticillées ou solitaires à l’aisselle des feuilles.
* Fleurs verticillées.
A. REPTANS L. Sp. 785; Willm. Phyt. 672; Soy.- Will. Cat.; Dois. 519; Hol. 566.— Fleurs sessiles, disposées, au nombre de 6-12 à l’aisselle des feuilles supérieures décroissantes, en verticilles dont les inférieurs sont écartés et les supérieurs rapprochés en épi feuillé ; calice un peu bossu à la base et en avant, à dents lancéolées-aiguës ; corolle velue extérieurement, pourvue intérieurement d’un anneau de poils écarté du point d'insertion des étamines. Feuilles radicales grandes, persistantes, disposées en rosette appliquée sur la terre, oblongues ou obovées, arrondies au sommet, entières ou faiblement sinuées-dentées, décurrentes sur le pétiole allongé ; les caulinaires inférieures ovales brusquement allénuées en péliole court ailé, plus petites que les feuilles immédiatement supérieures ; feuilles florales tout à fait sessiles, entières, colorées de bleu ou de pourpre. Tige solitaire, dressée, simple, quadrangulaire, alternativement velue sur deux faces opposées, glabre sur les deux autres. — Plante peu velue; fleurs bleues, plus rarement blanches ou roses, |
« GENUINA Nob. Plante pourvue de stolons rampants, souvent très-allongés, £ azrina Koch Syn. 575. Plante dépourvue de stolons. À. alpina Vill. Deiph. 2, p. 547.
Com. prés, bois. La var. & coteaux calcaires ; Nancy (Chavigay, Vandœuvre, Champ-du-Bœuf : Suard).#, Mai-juin.
A. GENEVENSIS Z. Sp. 785; Willm. Phyt. 672; Dois. 520; Hol. 566; Schuliz exsic. 4 cent., n° 23! ; À. pyramidalis Willm. Phyt. 671; Soy.- Wüll. Cat.; Dois. 519.—Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : verticilles moins fournis, plus rapprochés au sommet des tiges ; les verticilles supérieurs plus longs que les feuilles florales ; calice à tube moins évidemment bossu à Ia base, à dents linéaires-lancéolées ; feuilles molles, d’un vert blanchâtre, très-velues, plus étroites, plus oblongues, plus fortement et plus inégalement dentées ; les caulinaires inférieures cunéiformes à la base, pétiolées, plus petites que les feuilles immédiatement supérieures ; les feuilles florales moyennes trélobées ; feuilles radicales ordinairement détruites au moment de la floraison ; tiges munies {out autour de longs poils mous; stolons nuls ; . racine émettant souvent plusieurs tiges. — Plante très-velue ; fleurs d’un bleu clair ou roses.
Com. sur les coteaux secs, principalement sur le calc.jur. #. Mai-juin.
-** Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles.
A. CHAMÆPITYS Schreb. Unilab. p.24; Soy.- Will. Cat.; Dois. 521; Hol. 568; Teucrium Chamæpütys L. Sp. 187; Willm. Phyt. 674. — Fleurs brièvement pédicellées, solitaires, opposées et beaucoup plus courtes que les feuilles à l’aisselle desquelles elles se trouvent placées ; calice divisé jusqu’au milieu en 5 dents lancéolées longuement acuminées; corolle velue extérieurement, pourvue intérieurement au point d'insertion des étamines d’un anneau de poils fasciculés. Feuilles très-velues, un peu visqueuses; les inférieures linéaires-oblongues, entières, atténuées en pétiole; les supérieures sessiles, tripartites à segments linéaires obtus entiers et divergents. Tiges obtusément quadrangulaires, rameuses dès la base, diffuses, couchées, pourvues de poils tout autour, mais plus fortement sur deux faces. — Fleurs petites, jaunes.
Champs pierreux dans toute la région du cale. jur. Sur le
musch. à Bitche (Schweyen : Schullz). ©. Juin-octobre.
LABIÉES, 217 SCORODONIA Adans.
Calice à deux lèvres, dont la supérieure ovale entière et l’inférieure à 4 dents ; corolle unilabiée, à tube dépourvu intérieurement d'un anneau de poils ; lèvre supérieure nulle; lèvre inférieure grande, refléchie, à cinq lobes dont les latéraux presque égaux et le médian plus grand très-concave ; étamines comme dass le genre précédent. Akènes globuleux, lisses. — Fleurs en épi.
S. HETEROMALLA Mœnch. Meth. 384; Teucrium Scorodonia L. Sp.789; Willm. Phyt. 676;Soy.- Will. Cat.; Dois. 524; Hol. 569. — Fleurs pédicellées, opposées, et disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappes spiciformes allongées unilatérales ; une petite bractée sous chaque fleur; pédicelles comprimés, de moitié plus courts que le calice ; celui-ci inséré obliquement sur le pédicelle, parcheminé, bossu à la base et en avant, à dents réticulées-veinées et longuement cuspidées ; corolle à tube plus long que le calice, un peu courbé à la base. Feuilles toutes pétiolées, molles, d’un vert gai, plus pâles en dessous, ridées en réseau, ovales ou oblongues, en cœur à la base, inégalement crénelées. Tige herbacée, dressée, obtusément quadrangulaire, simple ou rameuse au sommet. Racine épaisse, rampante, émettant des stolons. — Plante mollement velue, peu odorante ; fleurs d'un blanc verdâtre.
Com. dans les bois. #. Juillet-août.