‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 66 sur 79 · RUMEX L · texte numérisé non relu

RUMEX L

Périgone à six divisions placées sur deux rangs; les trois divisions intérieures s’accroissant à la maturité et entourant le fruit en forme de valves; six étamines rapprochées par paires et toutes opposées aux divisions extérieures périgone ; 3 styles. Akènes trigones. — Fleurs her-

acées.

* Feuilles non haslées ni sagittées.

#. Divisions intérieures du périgone fructifère dentées. ax Tous les verticilles pourvus d'une feuille bractéale.

R. MARITIMUS L. Sp. 478; Willm. Phyt. 421 ; Dois. 353; Hol. 598; R. palustris Dois. 353. — Fleurs petites, pédi-

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cellées, disposées le long des rameaux en verticilles très-fournis, ‘très-nombreux, rapprochés ou même confluents, tous pourvus d'une feuille bractéale assez longue et étroitement lancéolée ; pédicelles très-grêles, articulés-noueux à la base ; divisions intérieures du périgone fructifère réticulées-veinées, riangulaires-rhomboïdales, entières et étroitement lancéolées au sommet, pourvues sur le dos d’une callosité linéaire-oblongue et de chaque côté audessus de la base de deux dents subulées plus longues qu’elles. Akènes très-petits, bruns, luisants, triquètres, planes sur les faces, aigus et presque aïlés sur les angles. Feuilles toutes étroitement lancéolées, atténuées en pétiole, onduleuses. Tige dressée roïde, sillonnée, quelquefois simple, plus souvent très-rameuse ; rameaux étalés-dressés, formant buisson: — Plante devenant tout à fait jaune à la maturité.

Bords des étangs. Nancy (Grands-Moulins); Pont- à-Mousson ; Dombasle : Guibal; Lunéville (étang de Spada); Marsal ; Lindres: Sarrebourg (Lixhein, Stock , Schneckenbuch, Gondrexange : de Baudot); Phalsbourg. Metz (Magny, Montigny, Corny : Holandre). Verdunet Contes Neufchâteau : Mougeot. ©. Juillet-août.

BR. PALUSTRIS Sm. FI. brit. p. 594 ; Soy.- Will. Cat. — Se distingue du précédent aux caractères suivants : verticilles plus compactes ; les inférieurs moins écartés ; pédicelles plus épais, moins longs; divisions intérieures du périgone ovales-oblongues, plus longuement prolongées au sommet, pourvues au-dessus de la base et de chaque côté de 2-3 dents subulées plus courtes qu’elles ; akènes plus gros ; tige plus flexueuse, ordinairement plus élevée ; plante jaunissant beaucoup moins à la maturité.

Bords des marais, fossés. Nancy (Fléville, Crévic : Soyer-W il lemet); Dieuze (étang de Lindre); Sarrebourg, HAE de Baudot). Neufchâteau : Mougeot. ©. Juillet-août.

88 Les verticilles presque tous dépourvus de feuilles bractéales.

B. OBTUSIFOLIUS J,. Sp. 478 ; Willm. Phyt. 419 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 352; Hol. 599.— Fleurs pédicellées, disposées le long des rameaux en verticilles fournis, distincts et dont les inférieurs sont quelquefois munis d’une feuille bractéale, formant par leur réunion au sommet de la tige et des rameaux une grappe rameuse ; pédicelles filiformes , épaissis au sommet, articulésnoueux au-dessous du milieu ; divisions intérieures du périgone fructifère friangulaires-oblongues, tronquées à la base, r0n con-

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lraclées au milieu, entières et obtuses au sommet, fortement veinées en réseau, munies sur chaque bord dans leur moitié inférieure de trois à cinq dents allongées subulées moins longues qu’elles; toutes les divisions du périgone pourvues sur le dos d’une callosité oblongue et saillante. Akènes bruns, triquètres, planes sur les faces, étroitement bordés sur les angles. Feuilles un peu fermes, un peu ondulées et crénelées sur les bords, couvertes en dessous sur les nervures de petites papilles blanches ; les radicales assez grandes, dressées-étalées, ovales obtuses ou presque aiguës, creusées en cœur à la base en deux lobes arrondis, longuement pétiolées ; pétiole plane en dessus, convexe en dessous ; feuilles caulinaires beaucoup plus petites, plus étroites, plus aiguës , atténuées aux deux extrémités. Tige dressée, sillonnée, rameuse presque dès la base. Racine brune, rameuse. — Plante atteignant un mètre.

Très-com.; prairies, décombres. 4. Juillet-août.

R. CRISTATUS Wallr. Sched. 165, non D. C.; R. pratensis Mert. et Koch Deutsch. F1. 2, p. 609; Hol. 600. — Cette espèce se rapproche à la fois de la précédente et de la suivante. Elle se distingue du R. obtusifolius par ce qui suit : grappe plus longue, moins interrompue ; verticilles de fleurs plus fournis et plus serrés ; pédoncules plus fins et plus longs; divisions du périgone plus inégales, moins fortement réticulées-veinées, aussi larges que longues, un peu en cœur à la base, élargies et presque quadrangulaires inférieurement, rétrécies au-dessus du milieu, munies sur chaque bord dans leur moitié inférieure de dents courtes triangulaires et plus nombreuses; la portion dépourvue de dents beaucoup plus courte ; feuilles radicales plus couchées, plus étroites proportionnellement, oblongues-lancéolées aiguës. Se distiogue du R. crispus aux divisions du périgone plutôt ovales qu’arrondies, jamais entières à la base; aux feuilles plus ou moins échancrées en cœur el jamais atténuées à la base, non crépues ; à la tige plus élevée et plus rameuse.

Rare; prés, bords des routes. Nancy (Frouard). Entre Bitche et Rorbach : Schultz. #. Juillet-août, 8 Divisions intérieures du périgone fructifère entières.

vu Divisions intérieures du périgone ovales ou arrondies .

B. CRISPUS L. Sp. 476; Willm. Phyt. 420 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 549; Hol. 601, — Fleurs pédicellées, disposées le

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long des rameaux en verticilles très-fournis rapprochés et dont les inférieurs sont quelquefois munis d’une feuille bractéale, formant par leur réunion au sommet de la tige une longue grappe rameuse ; pédicelles grêles, épaissis au sommet, articulés-noueux au-dessous du milieu ; divisions intérieures du périgone fructifère presque arrondies, un peu en cœur à la base, entières, fortement veinées en réseau et ordinairement toutes pourvues sur le dos d’une callosité ovale saillante. Akènes petits, bruns, luisants, triquètres, planes sur les faces, étroitement bordés sur les angles. Feuilles ondulées-crépues sur les bords ; les radicales étroitement lancéolées aiguës, atténuées à la base ; les caulinaires supérieures petites, linéaires-lancéolées. Tige dressée, sillonnée, ordinairement rameuse dès la base. Racine fusiforme, rameuse. — Plante ne dépassant guère un mètre.

Très-com. dans les prairies. #. Juillet-août.

R. PATIENTIA /Z. Sp. 476. — Fleurs pédicellées, dispo sées le long des rameaux en verticilles très-fournis, à la fin presque confuents, tout à fait nus, formant par leur réunion au sommet de la tige une immense grappe rameuse et compacte ; pédicelles assez longs, filiformes, épaissis au sommet, articulés-noueux au-dessous du milieu ; divisions intérieures du périgone fructifère grandes, aussi larges que longues, arrondies en cœur, entières, veinées en réseau et dont une seule est pourvue d’une callosité oblongue saillante. Akènes bruns, luisants, triquètres acuminés, excavés sur les faces, aigus sur les angles. Feuilles d’une consistance ferme, planes, entières sur les bords; les radicales grandes, étalées, ovales-lancéolées acuminées, arrondies à lu base, portées sur un pétiole épais, canaliculé en dessus, convexe et sillonné en dessous ; feuilles caulinaires supérieures beaucoup plus étroites, atténuées aux deux extrémités. Tige très-robuste, dressée roide, fortement sillonnée, se divisant au sommet en rameaux courts florifères. Racine très-grosse, fusiforme , rameuse. — Plante glabre, atteignant jusqu’à deux mètres.

Très-rare. Colline de grès près de Mutzig : Nestler. #. Juilletaoût.

R. HYDROLAPATHUM Huds. FI. angl. p. 154; Soy.- Wül. Cat.; Hol. 601; R. aquaticus Wüllm. Phyt. 491 ; Dois. 548, non L. — Fleurs pédicellées, disposées le long des rameaux en verticilles très-fournis rapprochés et dont les deux inférieurs sont seuls pourvus d’une feuille bractéale, formant par leur réupion au sommet de la tige une immense grappe rameuse, étalée,

POLYGONEES. 251 assez dense, même au moment de la fructification ; pédicelles assez longs, filiformes, épaissis au sommet, articulés-noueux audessous du milieu; divisions intérieures du périgone fructifère ovales-triangulaires, coriaces, entières, veinées en réseau et toutes pourvues sur le dos d'une callosilé oblongue saillante. Akènes brunâtres, très luisants, triquètres, excavés sur les faces, aigus sur les angles, Feuilles d’une consistance ferme, un peu ondulées et crénelées sur les bords, mais non crépues; les radicales les plus grandes du genre, dressées, lancéolées aiguës, allénuées en pétiole très-allongé, épais, {out à fait plane en dessus, convexe et profondément sillonné en dessous ; feuilles caulinaires supérieures beaucoup plus pétites et plus étroites, atténuées aux deux extrémités. Tige robuste, dressée roide, fortement sillonnée, se divisant au sommet en rameaux florifères. Racine très-grosse, rameuse. — Plante glabre, atteignant quelquefois deux mètres.

Com. au bord des marais ct des rivières, #. Juillet-août,

R. MAXIMUS Schreb.in Schweigg. et Kôrt. FI. erlang.1, p. 152; R. heterophyllus Schultz Starg. 92. — Aussi développé, ct quelquefois même nlus robuste que le précédent, il s’en distingue aux caractères suivants : grappe aussi grande, mais un peu lâche ; pédicelles plus fins, articulés-noueux à la base ; divisions intérieures du périgone fructifère plus grandes, membraneuses, exactement en cœur à la base, évidemment dentelées au-dessous du milieu ; feuilles radicales et caulinaires inférieures plus larges, devenant dans leur parfait développement oblongues, obliquement en cœur à la base, assez longuement acuminées aiguës ; pétiole plane en dessus, mais bordé de chaque côlé d’une côte saillante. Se distingue du R. aquaticus par ce qui suit : grappe aiguë, à verticilles plus écartés, à rameaux étalés; divisions intérieures du périgone fructifère plus étroites, plus aiguës, plus fermes, {outes pourvues d'une callosité grande et lancéolée ; feuilles concolores, d'un vert foncé, moins dilatées à la base, plus oblongues ; pétioles plus larges , non canaliculés, pourvus en dessous de côtes moins saillantes. Tige généralement plus élevée ; racine jaune en dedans.

Rare; prairies marécageuses et bords des fossés près de Rosbruck, aux environs de Forbach : Schultz. %. Juillet-août.

Nora, Lenom de R. heterophyllus que Schultz a donné à celte plante vient de ce que les feuilles primordiales sont étroites el atténuées à la base. Elle est intermédiaire entre le R. hydrolapathum et le R, aquaticus, et n’est peut.être qu'un hybride de ces deux es-— pèces suivant Wallroth.

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R. AQUATICUS L. Sp. 419; Mert. et Koch Deutsch. F1. 2, p. 617; R. Hippolapathum var. 8 Fries Nov. p. 106. — Fleurs pédicellées, disposées le long des rameaux en verticilles très-fournis rapprochés et tous dépourvus de feuille bractéale, formant par leur réunien au sommet de la tige une immense grappe compacte, obtuse , dont les rameaux sont allongés et dressés; pédicelles longs, inégaux, filiformes, réfléchis, articulés près de la base; divisions intérieures du périgone fructifère onduleuses, ovales, en cœur & la base, entières ou munies d’une ou de deux petites dents au-dessus de la base, membraneuses, presque transparentes, finement veinées en réseau et foules dépourvues de callosité sur le dos. Akènes d’un brun pâle, luisants, triquètres, excavés sur les faces, aigus sur les angles. Feuilles d’un vert gai, un peu glauques en dessous, molles et minces, ordinairement onduleuses sur les bords, mais non crépues ; les radicales et les caulinaires inférieures très-grandes, largement ovales, en cœur à la base, aiguës au sommet ; pétiole arrondi, muni en dessous de côtes saillantes, canaliculé en dessus, à bords saillants rapprochés. Tige robuste, âressée roide, sillonnée, se divisant au sommet en rameaux flori- fères. Racine très grosse, rameuse, fauve en dedans. — Plante glabre, atteignant 10-15 décim. |

Bords des ruisseaux et des fossés à Rosbruck près de Forbach : Schultz. #. Juillet-août.

BR. ALPINUS Z,. Sp. 480. — Fleurs assez grandes, pédicellées, disposées le long des rameaux en verticilles très-fournis, presque confluents, entièrement nus, formant par leur réunion au sommet de la tige une longue grappe rameuse et compacte; pédicelles grêles, allongés, épaissis au sommet , articulés-noueux au-dessous du milieu ; divisions intérieures du périgone fructifère minces, ovales, en cœur à la base, entières, réticulées-veinées, toutes dépourvues de callosité sur le dos. Akènes bruns, gros, triquètres. Feuilles molles, ridées en réseau, un peu ondulées sur les bords ; les radicales grandes, ovales-arrondies, profondément en cœur à la base, portées sur un pétiole long, canalicule en dessus, convexe et sillonné en dessous ; feuilles caulinaires supérieures ovales-lancéolées. Tige dressée, épaisse , sillonnée, rameuse au sommet. Racine très-grosse , tortueuse, rameuse. — Gaînes des feuilles plus grandes que dans toutes nos autres espèces ; fleurs du sommet mâles ou femelles.

Subspontané autour des châlets dans les hautes Vosges. %. Juillet-août. |

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BB Divisions intérieures du périgone linéaires-oblonques .

BR. CONGLOMERATUS Murr. Prod. F1. qœtt. p.52; Hol. 598; R. acutus Willm. Phyt. 418; R. Nemolapathum Soy.- Will. Cat.; Dois. 349. — Fleurs petites, pédicellées, disposées le long des rameaux en verticilles très-nombreux, écartés, presque tous pourvus d'une feuille bractéale à leur base ; pédicelles courts, épaissis au sommet, articulés-noueux vers leur milieu; divisions intérieures du périgone fructifère petites, étroitement oblongues, obtuses, très-entières, veinées sur les côtés, toutes munies sur le dos d’une callosité très-saillante et presque aussi large que la moitié du diamètre transversal de la division florale. Akènes petits, bruns, luisants, triquètres, planes sur les faces, aigus sur les angles. Feuilles un peu onduleuses et un peu crénelées sur les bords; les radicales oblongues, creusées en cœur ou obliquement arrondies à la base, pétiolées ; les caulinaires supérieures étroitement lancéolées. Tige dressée, sillonnée , très-rameuse dès la base ; rameaux grêles, flagelliformes, très rapprochés, très-étalés et méme divariqués. Racine fusiforme., — Plante grêle, atteignant rarement un mètre.

Très-com.; bords des routes, fossés, lieux aquatiques. 4. Juillet-août.

R. SANGUINEUS L. Sp. 476; Willm. Phyt. 419 ; Dois. 390.— Diffère de l'espèce précédente par les caractères suivants : fleurs disposées en verticilles presque tous dépourvus de feuille bractéale ; pédicelles articulés-noueux au-dessus de la base ; une seule division du périgone munie de callosité ; tige rameuse seulement au sommet ; rameaux dressés, beaucoup moins allongés.

« GENUINUS Koch Syn. 613. Veines des feuilles d’un rouge

de sang ; tige d’un rouge noirâtre.

£ vrainis Sm. Brit. 390. Tige et feuilles entièrement vertes.

R. nemorosus Schrad. ap. Willd. Enum. h. berol. 4, p. 397; Soy.- Will. Cat.; Hol. 599.

Bois humides. La var. « très-rare ; Epinal : de Baudot; Sampi -

gny : Pierrot. La var. 8 très-com. #. Juillet-août.

** Feuilles hastées ou sagiltées.

« Plante glauque; fleurs polygames.

BE. SCUTATUS Z. Sp. 480 ; Willm. Phyt. 424; Soy.- Will. Cat. ; Dois. 356; Hol, 602. — Fleurs pédicellées, disposées le 1e: 22

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long des rameaux par 3 ou 4 en verticilles écartés et complétement dépourvus de feuille bractéale ; pédicelles courts et fins, articulés-noueux sous le milieu ; divisions du périgone fructifère membraneuses, veinées, otbiculifes profondément en cœur, entières sur les bords, toutes dépourvues de callosité, Akènes blanchâtres, triquètres, planes sur les faces, aigus et presque ailés sur les angles. Feuilles longuement pétiolées, très-glauques, un peu charnues, aussi larges que longues, obtuses ou acuminées au sommet, hastées et ordinairement échancrées de chaque côté audessus des oreilles de la base. Tiges couchées à la base, puis dressées, flexueuses, arrondies faiblement sillonnées, peu feuilléeset peu rameuses. Racine grêle, rameuse, longuement rampante, .

Com. sur les rochers, les vieux murs, dans les carrières. Nancy (Buthegnémont : Soyer-illemet, vignes de Turique, Malzéville, elc.); Toul; Pont à-Mousson; Bauzemont : Guibal; Sion-Vaudemont. Metz ( côtes de St.-Quentin et de Châtel : Æolandre). Verdun (côte St-Michel, carrières de Châtillon : Doïsy). Neufchâteau (rochers à Rebeuville), Darney : Mougeot; Rambervillers : Brllot.. Mai-juillet.

Plante verte; fleurs dioiques.

R. ACETOSA L. Sp. 481 ; Wüllm. Phyt. 423; Soy.= Will. Cat.; Dois. 354; Hol. 603. — Fleurs pédicellées, disposées le long des rameaux par 3-6 en verticilles rapprochés ou confluents, tous dépourvus de feuille bractéale ; pédicelles courts, très-fins, brusquement épaissis au sommet, arliculés-noueux au-dessous du milieu; divisions extérieures du périgone fructifère réfléchies ; divisions intérieures membraneuses, veinées, orbiculaires échancréés en cœur à la base, entières sur les bords, plus longues que l’akène, munies à l’échancrure d’une petite callosité arrondie qui ressemble à une écaille réfléchie. Akènes petits, bruns, luisants, triquètres, planes sur les faces, aigus sur les angles. Feuilles vertes, un peu charnues, munies de veines latérales non saillantes, ondulées sur les bords, ovales ou oblongues, sagittées à la base ; oreilles longuement acuminées, dirigées en bas, entières ou pourvues d’une ou de deux dents ; feuilles radicales nombreuses, longuement pétiolées, obtuses ; les caulinaires plus étroites et plus aiguës ; les supérieures sessiles ; gaînes des feuilles membraneuses, allongées, se terminant par un appendice incisé-denté. Tige dressée, roide, sillonnée, simple, souvent rougeâtre. Racine allongée, rameuse.

Très-com. dans les prairies, 4. Mai-juin.

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R. MONTANUS Desf. Cat. par. 2° éd. p. 48; R. arifolius All. Ped. 2, p. 202, non L. fils. — Cette plante, réunie par plusieurs auteurs avec l'espèce précédente, s’en distingue aux caractères suivants : divisions intérieures du périgone ovales, moins évidemment en cœur à la base ; feuilles planes, plus minces, munies de cinq à sept nervures saillantes qui du sommet du pétiole divergent en étoile, plutôt hastées que sagittées, à oreilles courtes presque arrondies et brièvement acuminées dirigées en dehors; feuilles caulinaires plus aiguës et plus évidemment acuminées ; gaînes des feuilles plus courtes , se terminant par un appendice tronqué et entier. Les divisions extérieures du périgone réfléchies et le port permettent de la distinguer facilement du R. acetosella.

Com. dans les hautes Vosges granitiques: Mühlenbeck et Kirschleger. %. Juillet-août.

Nora. Nous n’avons pas pu conserver à cette espèce le nom de R. arifolius qu’Allioni lui a imposé, puisque Linné fils avait déjà donné ce nom à une plante d'Abyssinie.

R. ACETOSELLA L. Sp. 481; Willm. Phyt. 424; Soy.- Will. Cat.; Dois. 355; Hol. 603. — Fleurs très-petites, disposées le long des rameaux par 4 à 8 en verticilles rapprochés, tous dépourvus de feuille bractéale ; pédicelles courts, filiformes, brusquement épaissis au sommet, non articulés ; divisions extérieures du périgone dressées appliquées ; divisions intérieures membraneuses, veinées, ovales , entières sur les bords, égalant l’akène et dépourvues de callosité. Akènes très-petits, bruns, triquêtres, planes sur les faces, aigus sur les angles. Feuilles toutes pétiolées, vertes, munies de veines latérales non saillantes, hastéeslancéolées ou hastées-linéaires ; oreilles linéaires aiguës, ordinairement entières, éfalées en dehors à angle droit où même courbées en haut ; pétiole dilaté-ailé au sommet ; gaînes des feuilles : blanches-membraneuses, se terminant par un appendice lancéoléacuminé et à la fin fendu en long. Tiges dressées, simples, minces, peu feuillées, souvent rougeâtres. — Plante plus petite et plus grêle que toutes nos autres espèces.

Com.; pâturages, lieux cultivés, principalement dans les terrains sablonneux. 4%. Mai-juillet.

M. Doisy indique dans la Meuse le R. pulcher L., et l’on dit aussi l'avoir observé près de Lunéville. Je n'ai pas vu d'échantillons provenant du sol de la Lorraine.

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